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La vie en usine au XIXsiècle
 

 

 

 

 

 

L'invention de l'usine

 

Au XVIII siècle, une usine est un établissement où l’on forge le fer au moyen de machines hydrauliques ; sous la restauration le mot prend un sens plus large : il désigne tout type d’établissement industriel fonctionnant à l’énergie hydraulique ou à la vapeur. L’usine se distingue alors de la manufracture, où la production est concentrée et non mécanisée. La première usine moderne apparaît en Angleterre avec la fabrique de soie de Thomas Lombes érigée au bord de la Derwent en 1718 ; il y applique des méthodes de moulinage importées d’Italie du nord. Mais, c’est dans la filature du coton qu’un modèle productif va triompher, avec la fabrique établie en 1772 à Cromford, dans le Derbyshire, par Richard Arkiright : une roue hydraulique y fait fonctionner les machines à filer dans les ateliers où s’activent plusieurs centaines d’ouvriers.

La sortie de l'usine
La sortie de l'usine

 

 

 

 

 

 

 

 

Le travail à l'usine

 

Le marteau pilon

Les machines ne peuvent fonctionner sans des ouvriers pour les surveiller, les conduire et faire la partie physique du travail qui ne peut pas être mécanisée. Les ouvriers se concentrent de plus en plus dans de grandes usines ou dans les mines. On distingue les ouvriers qualifiés, qui ont acquis une bonne connaissance pratique des machines, et les manoeuvres. Les ouvriers sont encadrés par des contremaîtres. Un peu avant 1914, apparaît le Taylorisme, inventé par un ingénieur américain, qui cherche à utiliser le plus rationnellement possible le travail de l’ouvrier.

 
Le travail du métal
 

 

 

 

 

 

 

 

La vie rude des ouvriers

 

 

Au milieu du XIX siècle, le travail des ouvriers est très rude. Poussés par la misère, beaucoup de femmes et de très jeunes enfants doivent aller travailler dans les usines et les mines. Les journées de travail dépassent souvent dix heures et il n’ y a pas de congés. Les accidents du travail sont nombreux notamment dans les mines ou les coups de grisou sont des explosions meurtrières. Les salaires sont faibles. Le logement des ouvriers est souvent mésirable et ne s’améliore que lentement. Les villes industrielles sont parfois malsaines. Les crises économiques les précipitent dans le chômage. Parfois les patrons s’éfforcent de diminuer les violences des conflits sociaux en développant des logements bon marché pour les ouvriers, des clubs de loisirs, des caisses de retraite, etc... Ce sont des formes de paternalisme.

Atelier d'enfants
Le travail des enfants

 

 

 

 

 

 

Luttes et progrès

 

 

La règlementation

La surveillance policière des ouvriers dure longtemps. Le mouvement ouvrier, organisé dans ses syndicats et appuyé par des partis politiques socialistes, obtient des améliorations à la fin du XIX siècle. Les salaires augmentent. Le travail des femmes et des enfants est limité. La sécurité est améliorée et la durée des jounées de travail diminue. Le 1er mai, chaque année, depuis 1889, de nombreux ouvriers manifestent dans les rues pour obtenir le vote d’une loi limitant la journée de travail à huit heures.

 
La règlementation du travail
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