La monnaie impériale romaine peut apparaître comme l'expression de l'art du temps.
Mais ce portrait monétaire en tant qu'oeuvre d'art a subi les influences de l'art officiel, marqué par une conception réaliste. Cette particularité, Rome l'a empruntée aux Etrusques passés maîtres dans l'art du culte des morts dont il fallait conserver l'image exacte. Aussi, les Etrusques ne veulent pas reculer devant la laideur, si c'est l'exacte vérité, alors que les Grecs préfèrent s'attacher à la beauté idéale.

Ainsi, tout se lit sur les monnaies et les agrandissements numérisés le prouvent :
le lyrisme emphatique de Néron, la gloutonnerie de Vitellius, la sagesse de Vespasien, l'ambition de Trajan, tout s'éclaire. On peut alors comprendre que les monnaies étaient pour l'époque le meilleur moyen de publicité destiné à répandre l'image et le nom de l'empereur parmi ses sujets. D'où le soin apporté à la confection des coins monétaires, surtout en ce qui concerne les portraits qui étaient conformes à la réalité.

Cependant la facture de l'abondant monnayage impérial va évoluer d'un art officiel vers une conception plus figurative pour se terminer par la stylisation du portrait.