LE CORPS HUMAIN

6° séquence : LA DIGESTION

Durée : 4 H

Matériel : une assiette, un verre d'eau, des biscuits secs par groupe.
Un bas ou une chaussette en nylon, une balle de tennis.
Documentaires sur les organes de la digestion.
Photocopies de la fiche sur les organes.
Chaussette + sable + cailloux ou filet d'orages + cailloux de différentes grosseurs + assiette
2 récipients, 2 verres en plastique, du sopalin ou du filtre à café, de l'eau et du colorant.

1° séance : Rappel des connaissances.

Les élèves doivent se rappeler où se trouvent les principaux organes de la digestion. On retrace le trajet effectué par les aliments : la bouche, l'oesophage, l'estomac, l'intestin grêle et le gros intestin. Ils simulent avec leur main l'endroit où passent la nourriture : à l'estomac, on rappelle qu'il se trouve sous le diaphragme et donc sous le coeur et les poumons. À l'intestin, il serpente sous le nombril avant de faire un grand tour (gros intestin) vers la sortie par l'anus. Le foie et le pancréas peuvent être situés par rapport à l'estomac.

On reprend la silhouette du bonhomme affiché au fond de la classe avec tous ses organes, bien dessinés et bien placés.

Puis les enfants doivent découvrir ce qui se passe à chaque endroit de la digestion :

1) Dans la bouche, la salive est secrétée perpétuellement : acte involontaire. Il en arrive encore plus si on pense à manger ou si on y met un aliment. Des biscuits sont distribués à chaque enfant pour mieux sentir ce qui se passe. Certains pourront essayer de mâcher et d'indiquer la différence avec le fait de ne pas mastiquer. Ils trouveront que si on mâche, l'aliment sera plus vite humidifié par la salive, donc plus rapidement décomposé. L'acte mécanique peut durer plus ou moins de temps selon l'aliment ingurgité (la viande sera plus longuement mastiquée qu'un gâteau).

Ils doivent trouver des expériences simples pour représenter ces essais. Ils pourront mélanger de l'eau (représentant la salive) sur un biscuit préalablement écrasé ou pas pour montrer l'action plus ou moins rapide de la décomposition. La quantité d'eau peut être une variable, tout comme si on salivait plus ou moins en mangeant.

2) Dans l'oesophage, les aliments descendent vers l'estomac. Il ne faut pas qu'ils passent dans les poumons : la trachée-artère doit être obstruée par quelque chose au fond de la gorge.
Il ne faut que quelques secondes pour que la nourriture franchisse les 25 cm de l'oesophage (représenté par un tuyau de cette longueur) et parvienne à l'estomac.

Question : que se passerait-il si on avalait à l'envers ? 3 hypothèses :
a) L'aliment resterait dans la bouche.
b) L'aliment serait vomi.
c) L'aliment parviendrait quand même à l'estomac situé plus haut.

Expérience : Après avoir écrit leur hypothèse, des volontaires se mettent en position d'équilibre et un partenaire leur fait avaler un petit morceau de biscuit. Après quelques dizaines de secondes et après avoir remis les pieds au sol, les exécutants expliquent ce qu'ils ont ressenti à leurs camarades. Possibilité que d'autres essaient. Résultats écrits au tableau : normalement tous devraient réussir à avaler leur biscuit.

Analyse : Comment se fait-il que l'aliment soit remonté jusqu'à l'estomac ?
Chacun propose son idée par écrit, puis à l'oral. Pourront-ils comprendre que ce sont des muscles qui le permettent ?

Nouvelle expérience pour mieux comprendre :
Leur laisser chercher une expérience où on arriverait à remonter un objet. Au début, les enfants étaient partis sur un oesophage remplacé par un tuyau ou un tube en plastique dur. Ils ne pouvaient agir sur les objet placés à l'intérieur. J'ai alors proposé le matériel suivant.

S'ils ne trouvent pas, leur proposer une balle de tennis avec un bas ou une chaussette de femme en nylon. Un élève serre le bas sous la balle avec une main, puis juste au-dessus avec l'autre main, puis un autre enfant fait de même... jusqu'à ce que l'objet parvienne au sommet de la chaussette.

Leur dire que c'est comme cela que des muscles se contractent et conduisent les aliments vers l'estomac, puis vers les intestins et l'anus. C'est le péristaltisme.

2° séance : Que se passe-t-il dans l'estomac ?

Rappel de la 1° séance et des expériences réalisées.

Les aliments sont mélangés à du suc gastrique qui les décompose encore plus. Ce suc contient des enzimes, de l'acide... qui n'attaquent pas les parois de l'estomac protégés par un mucus. Les aliments baignent dans ce liquide pendant 3 à 4 heures (voir livres). L'estomac joue le rôle d'une machine à laver. Il mesure 25 cm de long (faire souffler un élève dans un ballon allongé jusqu'aux 25 cm requis).

Comment sait-on que le suc gastrique décompose encore plus ?
Quand on vomit un aliment ingurgité depuis longtemps, on obtient une bouillie.
Possibilité de l'observer si, un jour, un enfant malade vomit en classe.

3° séance : Que se passe-t-il dans l'intestin grêle ?

À quoi cela sert-il de manger ? À apporter de la nourriture microscopique à nos cellules.
Comment les aliments deviennent-ils suffisamment petits pour être utilisés par les cellules ? Les sucs salivaires, gastriques, biliaires, pancréatiques et intestinaux réduisent au maximum les aliments.
Qui va apporter la nourriture aux cellules ? Le sang contenu dans les vaisseaux sanguins.
Où le sang doit-il aller pour recevoir cette nourriture microscopique ? Près de l'intestin grêle, les capillaires reçoivent les nutriments les plus petits, les autres sont dirigés vers le gros intestin et l'anus.

Comment les aliments passent-ils dans le sang ?
Hypothèses des enfants :
- Cela passe par des tuyaux.
- Cela passe directement dans les intestins collés à l'intestin.
- Ils passent par des petits trous de l'intestin.
- Il y a des petits trous dans les capillaires en face des trous de l'intestin.
- Ils passent par un espace qui sépare l'intestin des vaisseaux sanguins.

Quelles expériences pourriez-vous réaliser pour montrer ce que vous dites :

- Expérience 1 : chaussette + sable + cailloux ou filet d'orages + cailloux de différentes grosseurs + assiette.
On secoue la chaussette ou le filet, les plus petites particules passent à travers.
Conclusion : cela pourrait être pareil pour les intestins.

- Expériences 2 : 2 récipients, 2 verres en plastique, du sopalin ou du filtre à café, de l'eau et du colorant.
Cette expérience se fait en deux étapes : au début, de l'eau et le colorant (qui représente la nourriture) sont dans un verre représentant les intestins. Il est immergé dans un récipient contenant de l'eau pure.

Hypothèse 1 : le colorant contenu dans un verre (représentant l'intestin) passe à travers le filtre ou le sopalin et colore le récipient.
Résultats : identique aux prévisions. Mais plus le colorant est concentré, plus la diffusion dans le récipient est rapide.
Analyse : la nourriture microscopique des intestins passe par de petits trous.

Pour la deuxième étape, on prend le même récipient dans lequel le colorant est rentré. On y plonge dans un autre verre (représentant le capillaire) ne contenant que de l'eau et protégé par un sopalin.

Hypothèse 2 : l'eau colorée du récipient va colorer le verre d'eau.
Résultats : comme prévu.
Analyse : La nourriture microscopique qui est dans l'espace, traverse les parois des capillaires et se mêle au sang.

 

Combien mesure l'intestin grêle ? 7 à 8 mètres de long.
Pourquoi est-il si long ? Pour augmenter la surface de contact, pour qu'il y ait plus d'échanges.

Généralisation :
Comparaison de ce qui s'est passé dans les intestins par rapport à ce qui pourrait se passer dans les alvéoles pulmonaires.
Pour qu'une chose soit bien faite (la digestion ou la respiration) et en grande quantité, il faut une surface très importante.

 

4° séance : Évaluation.

 

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