Ils faisaient des expériences médicales sur les prisonniers. Ils prenaient des morts pour les amener dans une salle où ils éventraient les morts pour découvrir un peu le corps humain. L’expérience terminée, on les accrochait avec un crochet au plafond comme du bétail.
LES CONDITIONS DE VIE OU DE MORT
Les tentatives de déshumanisation et d’atteinte à l’intégrité physique et mentale des personnes, la faim, le travail forcé, le froid, la maladie, les coups, la torture, la pendaison, les fusillade, les expériences, l’angoisse de la mort, étaient le lot quotidien des déportés des camps de concentration et d’extermination.
Les déportés devaient dormir à 2 ou 3 dans de petits lits de bois. Ils dormaient très peu car les Allemands les réveillaient pour reprendre leur travail.

La torture :

La torture était fréquemment et régulièrement appliquée. Tout manquement à la discipline, même le plus anodin, était sévèrement puni par une bastonnade qui le plus souvent laissait un cadavre sur le chevalet, ou par une pendaison, spectacle auquel devaient assister tous les déportés. « J’ai été battu sur le chevalet pour avoir volé des épluchures de pommes de terre » dit M.Molinier.

Le travail :

Le travail de bagnard imposé aux détenus fit plier sous le même fardeau les femmes comme les hommes. Ils travaillaient 12 heures par jour. « Nous étions traités comme des animaux ou des esclaves ».

TOUS LES DÉPORTÉS DEVAIENT MOURIR :

Ils n’avaient qu’un repas. Les gens mouraient de faim, d’épuisement ou de maladie. Ils étaient jetés dans un fossé ou brûlés dans des fours crématoires. Ces derniers étaient utilisés pour réduire les cadavres en cendres. Parfois, les SS les enterraient pour ne pas contaminer tout le monde.

Tatouages :

La femme du chef du camp de Buchenwald faisait tuer les gens qui avaient des tatouages sur le corps, elle leur faisait arracher la peau pour en faire des abat-jours ou des lustres et des presse-papiers.

Ils faisaient des expériences médicales sur les prisonniers. Ils prenaient des morts pour les amener dans une salle où ils éventraient les morts pour découvrir un peu le corps humain. L’expérience terminée, on les accrochait avec un crochet au plafond comme du bétail.

Qualités mentales :

Pour survivre, il fallait obéir aux commandements des S.S., surtout ne pas se faire remarquer pour éviter les coups, être robuste, être patient, résister, ne pas être exigent pour la nourriture, être généreux et surtout aider ses camarades : être solidaires. « Quand on recevait un colis ou un peu plus de nourriture, on le partageait. » racontent M.Canovas et M.Molinier.

AVANT LA LIBÉRATION DES CAMPS :

Pour résister, les prisonniers faisaient des sabotages comme à Dora pour les V2. D’autres résistaient en travaillant le moins possible. Plus les Alliés approchaient, plus il leur fallait survivre. Mais les Allemands avaient décidé d’effacer toutes leurs traces : ils détruisirent quelques fours crématoires, firent marcher des détenus d’un camp à l’autre :

« Le 11 avril 1945, nous avons été évacués. Nous avons parcouru à peu près 500 km jusqu’ au 8 mai. Je peux dire que j’ai vu plus de 10.000 cadavres sur les bords des routes. » (M. Molinier) « Au bord de l’épuisement, j’ai accepté de remplacer un boulanger et j’ai attendu la libération. » (M. Servant.) « Mon beau-frère, Joseph Bélondrade, résistant pris à Justiniac où furent assassinés 6 autres camarades, mourut du typhus au moment de la libération de Bergen-Belsen. »