CONCLUSION

Si nous avons écrit ce document, c’est pour que la mémoire se perpétue. Pour que notre génération et les futures sachent qui étaient ces hommes épris d’un idéal de Liberté et de Justice. Ils se sont levés contre un pouvoir fasciste autoritaire, avilissant, destructeur quand (hélas !) beaucoup d’autres se taisaient, subissaient ou, pire, soutenaient et favorisaient.

Il leur a fallu bien du courage, de l’abnégation, de la volonté à ces résistants dévoués et exemplaires pour réaliser les actes qu’ils ont faits : s’avertir les uns les autres, préparer le terrain, attendre dans la nuit glaciale des avions (qui parfois ne venaient pas), trouver dans l’obscurité (malgré la pleine lune) des containers de 250 kg qu’il fallait transporter dans les bois situés à plusieurs centaines de mètres, cacher ces armes et ces parachutes, aider la Résistance, porter des messages, accompagner les gens qui partaient vers la frontière espagnole, s'opposer à aller travailler au S.T.O. en Allemagne, participer à des maquis, tenter des coups de force, endommager la voie ferrée pour freiner les convois allemands, couper les lignes téléphoniques pour gêner les transmissions, tout en risquant à chaque fois d’être pris en flagrant délit par une ronde des Allemands ou d’être dénoncés. Ils s’exposaient à l’arrestation, l’emprisonnement, la torture, la déportation, la mort d’eux-mêmes et de leur famille.

Qu’ils soient TOUS remerciés, du simple porteur de message, en passant par tous les membres de l’équipe des parachutages, les gendarmes qui les couvrirent, ces jeunes qui sont allés s’engager dans les Forces Françaises Libres ou ceux qui se cachaient dans les bois et qui refusaient de servir l’Occupant en Allemagne, jusqu’aux chefs qui organisèrent les réseaux et ceux qui réalisèrent les parachutages ou les actions de résistances pour leurs troupes qu’ils devaient armer afin de libérer cette France occupée, soumise à l’envahisseur nazi.

Ayons une pensée aussi pour tous ces morts qui ont voulu sauver l’Honneur de la France : ceux de Justiniac, de l’Ariège, de Toulouse, de la Région, de la France... sans oublier les nombreux déportés qui ne revinrent jamais.

Merci d’avoir dit NON au fascisme ! Que ce dévouement et ce sacrifice servent d’exemple à toutes les générations !

 

Des résistants se sont battus contre le FASCISME et le RACISME et les Allemands.

Beaucoup d’hommes ont lutté pour que leur fils vivent dans la paix. Des maquisards sont morts pour la Liberté de la France.

Nous ne voulons plus de guerre parce qu’il y eut trop de morts. Nous n’oublierons jamais les résistants. Ça restera gravé dans notre mémoire à jamais…

 

Nous tenons à remercier tous les résistants qui sont venus nous expliquer simplement ce qu'ils avaient fait ou vu pendant la seconde guerre mondiale :

- M. José Alonzo, alias commandant Robert, chef des guérilleros de l'Ariège, et sa femme Marthe pour son témoignage sur Justiniac.
- Mme Herminia Munoz, agent de liaison entre les chefs d'Etat-Major de guérilleros.
- M. Antoine Canovas, pour nous avoir fait visiter le camp et le musée du Vernet.
- M. Gilbert Delpy et José Rodriguez, pour leur témoignage sur la résistance au nord de Saverdun (maquis d'Auterive).
- MM. Sannac Jean, Bustamante Emile et Marin Sébastien pour leurs témoignages sur l'action des FTP de Pamiers et les combats de Vira et de Roquefixade.

Remerciements aussi à :
- M. Saint-Martin André, fils des fusillés de Justiniac.
- M. Claude Delpla pour son document sur Rimont et Castelnau-Durban.
- M. Pierre Piétris pour son livre sur Roquefixade.
- Mesdames et messieurs les coauteurs du livre sur la Résistance à Saverdun (Parachutages de Taillebrougues et massacre de Justiniac) : Bon Papa a cassé sa pipe. Sans oublier leurs témoignages intéressants.

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