Parachutages de Taillebrougues

1942, les armées alliées remportent des Victoires sur les années hitlériennes. En France, la Résistance s'organise. Les Allemands envahissent la France “ Libre ” le 11 novembre.

Dans la région toulousaine, François Verdier, chef régional de “Libération”, artisan des “ Mouvements Unis de la Résistance ”, organise avec toute son équipe les services clandestins:
Armée Secrète, service de renseignements, passages clandestins, réseaux locaux, recrutement...

Son secrétaire et adjoint, Pierre Dumas, habitant le château de Saint-Martin d'Oydes (en Ariège), charge un ami de ses beaux-parents résidant à Saverdun, le docteur Georges Durin, de prospecter un terrain pour des parachutages.

En 1943, ce dernier repère au Sud de sa commune un plateau répondant aux exigeants critères de sélection de la Direction des Opérations Spéciales britanniques (S0E): un coin tranquille, à l'abri des regards indiscrets parce qu'entouré de bois, assez grand (2.3 km sur 1.6 km), relativement plat, habité par des paysans opposés aux idées fascistes, près à donner un coup de main contre les Allemands. De plus, il les connaît bien puisque notre médecin les a comme patients.

Tous ceux qu'il contacte sont d'accord pour participer aux parachutages.

Mais pour les armes, c'est le Corps Franc de la Montagne Noire, sous les ordres des commandants Sévenet et Monpezat, qui viendra les réceptionner durant l'hiver et au début du printemps 1944. Les résistants du Plateau ( Laborde, Lanta, Martinou, Maurette, Pons), aidés par d'autres résistants saverdunois, participèrent aux actions de réception, de cache d'armes. La récupération se fit avant le débarquement (avril - mai 44) par le CFMN. Le résultat des 4 ou 5 parachutages réussis (sur une dizaine de prévus) fut plus de 17 tonnes de matériel réceptionné.

 

Si vous voulez lire d'autres documents sur ces parachutages :

"Bon Papa a cassé sa pipe" (1° partie)

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