CHAPITRE 1 : Départ pour Barcelone.

Nous sommes le lundi 21 Mai. À partir d’aujourd’hui, nous allons passer trois jours et deux nuits à Barcelone.
« Montez vite dans le car ! » dit le maître, un gars immense avec de grands yeux ronds et une grosse bouche. C’est un jeune homme moustachu à lunettes, qui a les cheveux bruns. Il a 23 ans. Bien qu’il soit assez sévère, il est très juste et les enfants l’adorent.
« Nous devons arriver à Barcelone à midi ! »
Tous les enfants embrassent leurs parents et mettent les gros sacs dans la soute que le conducteur a ouvert.
Les élèves, un par un, montent dans le long car blanc avec de grosses roues noires.
«Viens ! On s’assied à côté » dit Roméo tout excité à sa sœur jumelle Juliette en la tirant par ses longues tresses blondes.
Juliette est grande et mince. Elle a de beaux yeux vert clair en forme d’amande, de fins sourcils clairs, un petit nez court, une bouche en cœur, un long cou. Elle porte une jolie robe rouge, un magnifique chapeau de paille. Ses tresses sont attachées avec des rubans rose pastel. Elle a de petites socquettes blanches, des baskets en toile beige. Des boucles couleur argent pendent à ses oreilles.
Son frère Roméo est gros et costaud. Il a une mèche dorée dans ses cheveux bruns, les yeux bleus, un menton arrondi, des dents cariées. Il est vêtu d’un pantalon bleu et d’une chemise violette. Il est chaussé de tennis noires et blanches, coiffé d’une casquette verte. Il frime avec ses lunettes de soleil aux verres jaunes.

À 7 heures, le car s’ébranle brusquement dans un bruit sourd.
« Chouette ! Le car démarre ! J’en avais assez d’attendre !
- Bah ! On va trop s’ennuyer là-bas ! dit le ronchonneur de Roméo, en se grattant les yeux. C’est trop nul l’Espagne !
- Mais non, on y va pour s’amuser, pas pour ronchonner comme toi ! On va trop s’éclater !... dit Juliette, sa fausse jumelle, d’un air joyeux. N’oublie pas que maman nous a donné des pesetas pour nous acheter des bonbons.
- Chouette ! J’adore toutes les sucreries, le voyage devient plus intéressant maintenant !
- Il paraît même qu’il y a des magasins spécialisés en friandises.
- Il me tarde d’arriver ! »
Ensuite Roméo demande à Juliette si elle veut bien jouer aux cartes avec lui. Ils se mettent à jouer. Mais au bout de 20 minutes, Juliette en a assez car son frère n’arrête pas de tricher. Roméo commence à regarder le paysage et, au bout de quelques minutes, s’endort en plongeant dans ses rêves les plus fous.

 

CHAPITRE 2 : Rêve gourmand.

« Oh ! Mais où suis-je ? rêve Roméo. Oh ! Là-bas ! Des lampadaires en crème glacée aux pieds en nougatine! Miam ! » bave Roméo affamé, tant l’eau lui monte à la bouche.
Mais tout à coup, un scorpion noir, gros comme une main, avec des pinces tranchantes et une queue puissante terminée par un dard empoisonné, arrive et dévore toute la glace.
« Arrête, sale bête ! Tu me manges toutes mes friandises... » s’écrie-t-il.
Le scorpion grossit d’un coup dès qu’il avale cette glace géante. Il devient aussi grand que Roméo.

Roméo a si peur qu’il crie « Au secours ! » et s’enfuit à toute vitesse. Il s’arrête, essoufflé, devant une belle maison aux murs en nougatine, au toit en meringue, à la cheminée en œuf de Pâques en chocolat entouré d’une couronne, à la porte en sucre. Les contours des fenêtres sont en chantilly. Dedans y sont incrustés des Smartis. Une fenêtre est bouchée par une croix en chocolat blanc. « Miam ! » Il a envie de la manger.

Mais soudain, l’ignoble scorpion arrive sur les lieux. Ses grosses et horribles pinces claquent près de Roméo qui sursaute et recule de quelques pas. La bête lui donne un coup de patte qui projette l’enfant à terre. Sous ses yeux, l’animal dévore gloutonnement le bâtiment en une bouchée. Cela lui donne encore plus de forces. Maintenant, il est aussi imposant qu’une voiture.
« Tu es très méchant de tout me manger. » pleure le pauvre Roméo désespéré qui meurt de faim.

Soudain, une voix bizarre et étrange se fait entendre :
« ‘‘Je suis le début de la nuit, la fin du matin, et je suis toujours dans la lune.’’
Si tu ne résous pas cette énigme, le scorpion mangera tout et, quand il aura tout dévoré, il t’avalera entier. »
Roméo cherche autour de lui d’où vient cette voix.
« Qui ...Qui est-ce ...qui parle ? bégaye-t-il. Je ne comprends pas, et d’ailleurs qui êtes-vous, où êtes-vous ?
- Je suis là, derrière toi, sur le bassin blanc. Je voudrais t’aider mais je ne peux pas te donner la solution que tu dois trouver.
Je suis Harry Potter, j’ai été transformé en salamandre car je me suis livré dans un combat avec Voldemort, un sorcier puissant et maléfique, et il m’a jeté le sort « Salamandrus ! » et m’a transformé avec sa baguette magique. Comme j’en ai une faite avec les poils de la même licorne que lui, la malédiction a rebondi sur Voldemort et il s’est transformé en scorpion. Maintenant, il dévore toutes les gourmandises sur son passage. Si tu résous cette énigme, je ferai en sorte que Voldemort se transforme en pierre et je me retransformerai en Harry Potter.
- J’en ai marre ! Si c’est pour qu’il arrête de tout manger, je suis d’accord ! dit-il très mécontent. Est-ce que je peux manger une dernière chose car je suis incapable de résoudre le moindre problème le ventre vide ?
- Bon, d’accord ! Mais fais vite, la ville est en danger. »
Il aperçoit les douze sucettes géantes en forme de fleurs à la fraise et à la vanille de la Sagrada Familia et s’écrie :
« C’est ça que je veux manger ! »
Il se met en route vers l’immense friandise en Nutella. Il voit des cornets de glace remplis de sorbets multicolores. Des personnages en pains d’épice et tout autre sorte de choses en chocolat noir sont accrochés aux façades de ce bâtiment. Il observe des colombes en sucres d’orge qui volent sur un arbre en Chamalow.
Une fois sur place, il l’escalade en léchant l’énorme bonbon sucré. Arrivé au sommet, il voit le scorpion qui a déjà mangé le toit de la cathédrale.
Roméo indigné s’exclame :
« Oh, non ! Pas lui ! Il va tout me manger et rien me laisser ! Déjà qu’il a englouti le toit de la Sagrada Familia.... Espèce de goinfre ! Tu n’es même pas capable de m’attraper tellement tu es gros ! Tu devrais te mettre au régime. »
Le scorpion s’énerve et poursuit le jeune garçon pris de terreur.
Puis l’enfant, effrayé et glacé d’effroi, se met à courir de plus en plus vite. Roméo saute de mur en mur et détale vers le port. Il n’avait jamais couru aussi vite. L’immense monstre glouton, aussi gigantesque qu’une maison, bondit de toit en toit. Roméo trébuche contre un trottoir et atterrit brutalement à plat ventre devant un restaurant. Le scorpion bondit sur le grand bâtiment. Il se prépare à dévorer son provocateur grossier.
Au moment où il va se faire croquer, ce dernier dit :
«Quelle mauvaise haleine
Aussitôt, le scorpion se transforme en pierre sur le restaurant. Alors la salamandre apparaît et dit à Roméo :
« C’est très bien, Roméo ! Tu as réussi à trouver l’énigme. C’est la lettre N. Je suis le début de la nuit, la lettre N commence le mot. La fin du matin, le N termine le mot et je suis toujours dans la lune, au milieu du mot la lettre N apparaît ! »
Roméo se réveille de son cauchemar.

 

Chapitre 3 : Le mystère de la salamandre.

Juliette, elle aussi, s’est endormie petit à petit dans un profond sommeil dans le car, bercée par le ronronnement du moteur.
Elle rêve qu’elle se retrouve dans une grande et sinistre maison avec une sombre entrée. C’est le musée de Pablo Picasso. Ensuite, elle passe devant un beau miroir gigantesque et se voit... endormie. Aussitôt, un frisson parcourt son corps. Son rêve devient un cauchemar.
Un peu plus loin, elle observe un magnifique tableau multicolore au cadre d’or incrusté de pierres précieuses. Dessous, sur une plaque argentée avec des gravures en bronze, il est inscrit: « No tocar ». Comme c’est écrit en espagnol, elle n’y comprend rien. (Cela veut dire : « Ne pas toucher ! »)
Ce chef d’œuvre de Picasso représente l’intérieur d’un merveilleux musée. Cela l’intrigue mais elle ne comprend pas pourquoi. Elle s’approche et aperçoit une silhouette semblable à la sienne. À sa grande stupeur, elle comprend que le tableau représente l’endroit même où elle se trouve. Pointant le doigt sur la silhouette, Juliette s’écrie :
« Mais... Mais, c’est moi ! Mais je ne peux pas entrer dans cette peinture, moi ! Qui peut bien savoir que je suis là ? » dit-elle en bégayant.
Au moment même où son doigt touche la toile, un grincement se fait soudain entendre. Aussitôt, des barreaux ferment les ouvertures. Elle se retrouve seule dans cette pièce, enfermée comme dans une prison. Elle est tellement surprise qu’elle en tremble. Elle pleure car elle pense à ce qui peut lui arriver.
Tout à coup, venant de nulle part, une phrase retentit à ses oreilles :
« ‘‘Je suis immobile et j’attends que le temps passe...’’
- Moi aussi, j’attends que le temps passe, dit-elle inquiète. On dirait une énigme ! Qu’est-ce que ça peut être ? »
Elle réfléchit un moment dans un silence de mort. Au bout d’une heure, dans sa prison, elle dit :
« J’aimerais bien connaître l’heure. »

« Tic ! Tac ! Tic ! Tac !...» entend-elle dans le silence total.
« Ce son provient d’une vieille pendule, pense-t-elle. Mais oui ! C’est une horloge qui attend immobile que le temps passe ! »
À ces mots, les barreaux des fenêtres et des portes se relèvent en faisant retentir un bruit de ferraille... Joyeuse, elle court et elle en profite pour sortir enfin de cette salle ensorcelée en se promettant de ne plus toucher aucune toile de cet artiste.

Sur un autre tableau, elle est attirée par un personnage qui la regarde et semble la suivre des yeux. Quand elle s’approche assez près, ses lèvres se mettent à bouger et à prononcer :
« Va voir la salamandre du Park Güell... dit-il d’une voix faible et lointaine.
- Non, j’ai horreur des salamandres ! C’est horrible et gluant !
- Tu n’as pas à avoir peur de celle-là. Ce n’est pas une salamandre normale, c’est un sorcier. C’est Harry Potter et je pense que tu as lu tous ses livres !
- Oui, oui bien sûr . Har... Harry... Pot... Potter, ce n’est pas possible ! s’exclame l’enfant, émue et émerveillée, les yeux grands ouverts.
- Si tu veux le délivrer du corps de cet animal, vas-y. Elle est très gentille. Elle va t’aider.
- Bon d’accord. J’y vais parce que c’est lui. Si c’est comme ça, j’y file tout de suite ! »

La jeune fille sort du musée et prend le chemin du Park Güell. Elle arrive essoufflée après avoir couru tout le chemin. Elle s’assied sur le bord d’un bassin blanc de forme rectangulaire, plein d’eau transparente.
« Bonjour ! » dit une voix derrière son dos.
Elle se retourne et voit une belle salamandre se tortiller. C’est une salamandre d’un mètre cinquante. Son dos est ondulé. Elle a quatre pattes, des dents carrées et des écailles de toutes les couleurs. Elle a des pustules rondes vertes, jaunes, orange, roses, marron et bleues. Elle est très mince. Sa queue est ondulée comme son corps. Les oreilles sont vertes. Ses pattes sont terminées par cinq énormes doigts. La langue est rouge, les yeux sont petits et noirs.
« Ha !... crie Juliette, une salamandre !... Et qui parle en plus !
- N’aie pas peur ! Je ne suis pas méchante, je veux juste t’aider à te sortir de ton mauvais rêve.
- Mais alors, dit Juliette, si vous parlez et que vous n’êtes pas méchante, qui êtes-vous ?
- Je m’appelle Harry Potter et j’ai été transformé en salamandre par Voldemort pendant un combat. »
Juliette vit qu’il était parcouru d’un frisson quand il avait dit « Voldemort ».
- Vol...Vol...Voldemort ?
- Maintenant, écoute ! Si tu trouves cette seconde devinette, tu pourras sortir de ton cauchemar et je me transformerai en homme.
‘‘J’ai quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir, qui suis-je ? ’’
Elle réfléchit très longuement.
« Mais je ne sais pas. C’est trop dur !
- Réfléchis ! N’aie pas peur ! Pense à ton fruit préféré. Répète-le plusieurs fois en allant très vite et tu trouveras l’énigme. Je n’ai pas le droit de t’aider plus. Je te souhaite bonne chance ! »
Enfin, la salamandre disparaît.
« J’aime presque tous les fruits ! Essayons !
‘‘Banane ! Banane !...’’ Cela ne marche pas. Voyons encore...
‘‘Fraise ! Fraise !...’’ Je ne trouve pas... Cela ne marche pas non plus. »
Juliette a beau se creuser la tête, elle ne trouve rien. Elle cherche pendant des heures en vain. À force, elle en a marre car elle a essayé tous les fruits qu’elle connaît. Tout en réfléchissant, elle sort du Park Güell et va sur la place du marché en espérant trouver la réponse à sa question.
«Melón, melón.... Quíen quiere melones ? ¡ Que saben a miel ! Quien quiere frutas, riquisimas, bonitas, frescas, sabrosas.¡Escojed, escojed, es muy barato ! (Melon, melon, qui veut mes melons ? Ils ont le goût du miel. Qui veut des fruits délicieux, beaux, frais, savoureux ?.. Choisissez, choisissez, c’est très bon marché !)
- Melon ! Frutas doit vouloir dire fruit ! Ah, je croyais que le melon était un légume et, en plus, je l’adore !
’’ Melon ! Melon...Melonmelomme... L’homme ! ! !’’
Ça y est, j’ai trouvé ! ! ! C’est l’homme, car au début, c’était un enfant, alors il marchait à quatre pattes ; ensuite, il va sur ses deux pieds, et quand il est vieux, il s’appuie sur sa canne.
- C’est ça ! ! s’écrie la salamandre. Bravo ! ! »

Cette dernière commence à s’étirer et un garçon apparaît : Harry Potter. C’est un jeune aux cheveux bruns à lunettes. Il a une belle cape de magicien et un chapeau. Il remercie Juliette et s’enfuit.

Juliette se retrouve dans le car.

 

Chapitre 4 : Retour à la réalité.

« Juliette ! dit son frère bien aimé, tu t’es enfin réveillée ! C’est pas trop tôt ! Ça fait un moment que je le suis, moi ! ! Tu as ronflé pendant deux heures ! Tu ne faisais que bouger. Tu m’as même donné une gifle quand tu dormais.
- Oh ! dit sa sœur, mais j’ai fait un drôle de rêve. Et pourtant, il avait l’air si vrai.
- Ah bon ? ! ! Moi aussi, réplique Roméo. Il était étrange et très appétissant. Si nous nous les racontions ? Ce serait génial ! En plus, le tien doit être passionnant ! Ça nous fera passer le temps jusqu'à Barcelone.
- Bonne idée ! » dit Juliette.
Roméo commence à raconter son rêve et après, c’est le tour de Juliette.

« Nous sommes arrivés à Barcelone, descendez du car calmement sans vous bousculer ! ! Il pourrait y avoir des blessés ! »
Quand les élèves sont descendus, l’instituteur ajoute :
« Ce guide, monsieur Harry Potter, va nous faire visiter Barcelone. Il parle français. »
C’est un jeune garçon qui a les cheveux en bataille. Sur son nez fin, sont posées de magnifiques lunettes noires qui lui donne un air charmant. La ressemblance est étonnante. Roméo et Juliette, stupéfaits, murmurent ensemble tout bas :
« Alors, il existe vraiment, cet Harry Potter ! !
- C’est elle ! s’écrie Juliette, la salamandre que j’ai délivrée dans mon rêve en résolvant mon énigme ? ! C’est vraiment bizarre !
- Juliette, Roméo, arrêtez votre chahut et avancez plus vite, la visite va bientôt commencer ! » crie leur maître.

Ils marchent pendant cinq bonnes minutes et ils s’arrêtent devant une statue en forme de scorpion. Celui-ci est noir, avec d’énormes pinces et un dard gigantesque pointu et venimeux... Il a huit pattes horrifiantes et une queue qui fait peur rien qu’à la vue. Sa bouche fait une grimace. Il est en pierre sur le toit d’un restaurant. Il a également une pince en l’air. On dirait qu’il est en pain de mie.
« Cette statue représente un scorpion nommé Voldemort. » dit le guide.
Roméo et Juliette sursautèrent quand Harry a prononcé le mot « Voldemort ».
« La légende dit qu’un petit garçon l’avait transformé en statue de pierre, raconte le guide sans s’arrêter.
- Mais c’est exactement comme dans mon rêve, chuchote Roméo à Juliette tout étonné.
- Maintenant, dit Harry Potter, que diriez-vous d’aller visiter le musée d’un grand peintre que vous avez certainement étudié en classe ? dit-il en s’adressant aux enfants. Picasso, vous connaissez ?
- Oui, Oui, on adore Picasso et les musées ! » répondirent les enfants en chœur. Quelques minutes plus tard, ils entrèrent dans la cour d’un musée, aux dalles grises, surmontée d’arcades soutenues par des colonnes fines et élancées.
« Pouvons-nous le visiter ? demanda un enfant.
- D’accord, il est gratuit.
- Génial ! ! ! !
- Ceci est le musée Picasso, dit le guide.
- C’est le même musée dont j’ai rêvé, dit Juliette surprise.
- Ça suffit ! dit le maître, la prochaine fois que vous parlez, je vous fais copier 100 fois ‘‘ Je ne parlerai pas quand quelqu’un parle’’. On se tait, compris ?
- Oui, monsieur, s’excuse Juliette, ça m’a échappé.
- Là aussi, il y a une légende, continue le guide, on dit qu’une petite fille en touchant un tableau avait été emprisonnée et en résolvant une énigme, elle a pu s’enfuir.
- C’est ton rêve, dit Roméo, encore plus étonné que tout à l’heure.
- Oui, dit Juliette, cela me surprend.
- Continuons notre voyage et allons au Park Güell, les enfants ! »

Une trentaine de minutes plus tard, ils arrivent au parking d’où ils aperçoivent des arbres. Ils descendent du car, entrent dans le parc et voient, à droite, des colonnes en pierres en forme de coupes de glace.
« Oh ! C’est comme dans mon rêve ! Le scorpion m’a tout dévoré. »
À gauche, en continuant, ils découvrent la maison d’Antoni Gaudi, l’architecte de la Sagrada Familia, du Park Güell...
Un peu plus loin, ils sont époustouflés devant des maisons, paraissant être en pain d’épice et en sucre.
« Regardez, les enfants ! On dirait que tout est en bonbons, dit Harry...
- Cela fait partie de ton rêve, dit Juliette à Roméo.
- Malheureusement oui, ajoute-t-il.

Derrière eux, une salamandre en mosaïques les domine en haut des escaliers montant vers un théâtre fait d’épaisses colonnes.
« Regardez là-bas, dit Harry ! Une magnifique statue de salamandre ! Elle aussi a une histoire. On dit que c’est elle qui donna des indices aux enfants : à celle qui était dans le musée et à celui qui a transformé le méchant Voldemort en pierre. »
Les enfants chuchotent entre eux :
« C’est elle qui m’a donné des indices, dit Juliette.
- À moi aussi. » ajoute Roméo.

Après que Harry ait expliqué l’histoire du Park Güell, le maître dit :
« C’est l’heure d’aller au centre d’El Masnou, les enfants !
- Oh oui ! disent-ils, nous sommes tellement fatigués !
- Avant de partir, dit Harry, si quelqu’un veut me voir, c’est le moment. N’hésitez pas à me poser des questions, après ça sera trop tard.
- Nous ! disent Roméo et Juliette.
- Personne d’autre ? demande le maître.
- Non, répondent les autres enfants.
- Bon, nous allons au car. Vous nous rejoindrez après. Le bus est juste là-bas. Je vous laisse parler un moment tous seuls.
- Très bien, acceptent nos deux héros.
- Que voulez-vous me demander ? interroge le guide.
- Et bien voilà : nous avons fait tous les deux un rêve étrange ! » réplique Roméo.

Les enfants racontent leur rêve. Quand ils ont fini, Harry Potter dit :
« C’est drôle car, moi aussi, j’ai fait le même rêve que vous, sauf que j’étais la salamandre.
- C’est donc vous qui nous avez aidés ? s’écrie Juliette.
- Eh oui ! Je crois bien que c’était moi, par la pensée. »

Ils se regardent stupéfaits. Leurs rêves étaient-ils vrais ? Ou n’étaient-ils que le fruit de leur imagination ? Cela, nous ne le saurons jamais.

 

Retour à la page Accueil

Retour au sommaire de la Lecture