ENQUÊTE GOURMANDE À BARCELONE

Chapitre 1 : Une arrivée mouvementée

La classe de C.M.2 de SAVERDUN part en voyage à Barcelone.
Celui-ci durera trois jours. Pendant les cinq heures de route, tout le monde crie, chante, mais personne ne dort.
Une fois arrivés à destination, tous les élèves sortent du car en criant de joie :
« PFFIOU ! Il faisait au moins 50° là-dedans ! » dit Sabrina toute essoufflée. Des gouttes de sueur perlent sur son front.
Tout le monde court dans tous les sens :
« Mais vous avez bientôt fini ce chahut ! gronde la maîtresse. »
A ce moment-là, les élèves restent immobiles, n'osant dire un mot.
Les parents qui les accompagnent pour ce voyage, les comptent à vitesse grand V avant que ne débutent les visites.

Malheureusement, une fois celles-ci commencées, toute la classe meurt d'ennui.
« C’est bientôt fini ? soupire Olivia, j’ai mal aux jambes !
- Mais ça vient juste de commencer, répond la maîtresse d’un air désespéré, dépitée devant une telle motivation. »
Puis elle poursuit ses interminables explications. Une heure plus tard, les visites de musées sont terminées. Les enfants sont soulagés.
« Pfiououou ! Que c’était barbant ! dit Audrey.
- Venez par ici les enfants, nous allons prendre ce chemin. »

En passant dans une petite et sombre ruelle, la maîtresse leur dit :
« Regardez ! On voit la Sagrada Familia là-bas, c'est la plus connue des cathédrales de Barcelone, affirme-t-elle. Vous êtes d'accord pour aller la visiter ?
- Ouiiii! répondent les élèves. » Une fois sur les lieux, tous les enfants sont émerveillés.
« Waaaouh ! Maîtresse, on dirait que cette splendeur est formée de coquillages, c'est vrai ? intervient Jennyfer.
- Oui, oui, tu as raison. Regardez sur les quatre tours! D'après vous, à quelle langue appartiennent ces inscriptions? questionne la maîtresse.
- J’ai beau chercher, je ne trouve pas, dit Gérémy.
- Aààààààà... du bon-bec, dit Aurélien en mangeant une sucette.
- Mais non, c'est du portugais, dit Guillaume très sérieux.
- Vous avez tout faux ! C'est du latin, répondent Marine et Hélène en même temps.
- Tout juste, les filles, affirme la maîtresse, on va visiter l’intérieur ?
- Ouiiiiii! »

En rentrant, ils ont l'honneur de découvrir des milliers d’escaliers en colimaçon. Ça donne le tournis, mais plus personne ne se plaint. En passant sur une des petites et étroites passerelles, Romain tombe dans les pommes. Maxime, affolé, se jette sur lui et tente de le réveiller :
« Il faut lui faire du bouche à bouche, suggère Anaïs.
- Tu n’as qu’à lui faire toi, rigolote de service, rétorque Maxime en la foudroyant du regard.
- Tu as raison, c’est peut-être mieux les gifles ! »
Lambert, pris de panique, prend un seau de peinture et le vide sur Romain (il croyait que c' était de l' eau). Voilà Romain tout bleu qui réussit à nous dire en tremblant comme une feuille :
« J' aaii... vvvu... uunn... lulutin! Il me tirait la langue ! !
- Bah ! N ' importe quoi, affirme Maxime.
- T'as fumé la moquette ! s' écrie Arnaud.
- Mais non ! Il s'est fait mal à la tête, explique Marine.
- Il doit délirer, suppose Cynthia. » Pauvre Romain ! Non seulement il est tout bleu, mais en plus, personne ne le croit.

 

Chapitre 2 : Les débuts d’une enquête

Tout à coup, on entend :
« Socorro! » d'un ton aigu. Tout le monde descend dans les escaliers tourbillonnants. Soudain, Camille trébuche dans les marches et tout le monde tombe comme des dominos. Ils crient :
« Camille, tu pourrais faire attention ! Loïc a une grosse bosse en plein milieu du front. »
Ils se relèvent et vont voir ce qui se passe. C'est la vendeuse de sucreries.
Ils sont choqués de voir une mamie habillée ainsi. C'est une petite vieille aux cheveux bleus et rouges, habillée en baba-cool. Elle porte une casquette et des baskets jaune fluo. Quel spectacle !
« Waouh ! Elle est cool la mémé, s’exclame Lambert.
- Elle a cru que c’était carnaval ou elle a bu de la vodka au petit déjeuner, ajoute Vincent. »

Affolée, elle nous explique qu'un méchant lutin lui a volé tous ses bonbons. C’est un petit bonhomme pas très gros, des oreilles pointues et un sourire moqueur. Il porte un bonnet rouge à clochettes et un pantalon vert.
« Et alors, qui est-ce qui avait raison ! hurle Romain, hein ? Hein ? On me prend pour le débile de service, mais j’avais raison : il existe bien un lutin !
- Personne ne te prend pour un débile, lui répond Sabrina, mais cette histoire semble incroyable. »
La vendeuse leur raconte aussi que ce petit bonhomme vient tous les 50 ans voler toutes les sucreries de la ville de Barcelone.

Pendant cette explication bizarroïde, Gérémy mange un bonbon trouvé par terre :
« Tiens, ce bonbon a un drôle de goût, dit-il. C’est pas de la fraise... ni du citron... On dirait plutôt du concombre. C’est pas comme ceux de l’école, n’empêche qu’il est très bon . »
La vendeuse trouve ça louche que ce lutin si malin en ait oublié un. Les enfants se demandent pourquoi un lutin ferait tout ça pour des bonbons. En demandant la permission à la maîtresse, ils décident de mener leur propre enquête sur ce fameux voleur.

Pour en savoir plus, ils interrogent des personnes. Soudain, Jennyfer, Hélène et Marine restent bouche bée devant un bel espagnol aux lunettes grises métallisées et aux cheveux noirs. Elles bégayent tellement qu’elles n’arrivent pas à parler. De suite elles vont lui demander quelques informations sur ce lutin.
Il ne parle pas très bien français, mais les filles arrivent à comprendre quelques paroles. Celui-ci leur répond qu’il a vu le petit bonhomme se diriger vers le parc Güell.
Pour en être plus sûres, elles se dirigent vers une autre personne. Très polies, elles essayent de dire bonjour en espagnol.
« Hello !
- Mais non, c’est pas ça !
- Bonjourno !
- Mais non ! Ah ! C’est malin, maintenant, il est parti. La prochaine fois, vous parlerez avec des signes ! dit Jennyfer.
- Toi qui est si maligne, t’as qu’à essayer de demander! riposte Marine.
- C’est ce que je vais faire et tu vas voir, c’est simple comme « bonjour ».
Et elle se dirige vers un vieux monsieur chauve :
« bu... bu... bueno jour, vous voir one lutinos ?
- Que dice ? No comprendo nada ! répond le vieillard interloqué.
- Heu... heu... » Jennyfer bégaye.
L’homme s’en va.
« Ah ! Tu vois que c’est pas si facile, triomphe Hélène.
- Bon d’accord, vous avez gagné, soupire Jennyfer.
- C’est pas grave, il n’était pas beau celui-là, dit Marine. »

En retournant, déçues, à la Sagrada Familia, les filles remarquent des avis de recherche collés sur des troncs d’arbre. Ils concernent des enfants disparus...

 

Chapitre 3 : La transformation de Gérémy

Les enfants veulent aller au parc Güell. Mais ils ne savent pas où il est.
Ils voient un car qui passe avec écrit en gros " PARC GÜELL". Tout le monde court sur le trottoir pour essayer de le rattraper.
Tout à coup, Audrey prend le panneau où sont marqués les horaires du bus en pleine figure.
« J’en ai marre de courir, j’attends le prochain ! s’exclame Anaïs.
- Parce qu’il y en a d’autres ? demande la classe.
- Mais bien sûr, bande de campagnards ! Dans les grandes villes, il y a plusieurs bus qui vont au même endroit, leur répond Anaïs.
- Le prochain arrive quand ? questionne Loïc.
- Dans 5 minutes. C’est marqué sur le panneau où s’est cognée Audrey.
- Ben, y’a plus qu’à attendre, soupire Vincent. - J'aurais dû amener mon ardoise pour jouer au kadox, dit Guillaume. »

Enfin, arrive le bus et tout le monde monte.

Les voilà arrivés au Parc Guëll. Une magnifique porte en fer forgé leur permet de pénétrer dans un endroit époustouflant. Ce parc s'allonge sur 20 hectares à 160 mètres au-dessus de la mer. Des galeries taillées dans les rochers avec des colonnes en forme de spirales donnent l’impression de mener dans un endroit irréel. Une abondante et incroyable végétation multicolore éblouit les enfants. Ils pourraient rester des heures à contempler ces rhododendrons, ces pins, ces cactus, ces plantes grasses...
Après quelques minutes de marche, les enfants se retrouvent sur une grande place entourée par des bancs ondulés ornés de mosaïques de couleurs différentes. Cette place surplombe tout le parc.
Ils descendent des marches et tombent sur une splendide salamandre faite de mosaïques également. Une eau claire et pure coule en permanence de sa gueule.

« Bon, maintenant il faudrait penser à notre enquête, propose Olivia.
- D’accord, regroupons-nous sur le côté, dit Cynthia. »
Alors qu’ils discutent, ils entendent :
« Pss, pss, el laberínto.
- C'est bon Loïc on sait que tu fais de l'espagnol, ne fais pas ton crâneur, dit Aurélien.
- Pourquoi moi ? Vincent et Romain font aussi de l’espagnol.
- C’est pas moi ! crient en même temps Romain et Vincent .
- C’est ça, c’est la Salamandre peut-être, dit Maxime .
- Et pourquoi pas ? S’il y a des lutins dans cette ville de fous, les salamandres peuvent bien parler, dit Olivia. »
A nouveau, on entend :
« pss, pss, el laberínto ».
Ils se rendent compte que c’est vraiment la Salamandre qui parle. Ils se regardent dans les yeux, puis partent en courant.

Une fois remis de leurs émotions, ils décident de se répartir en groupes pour rechercher le lutin.

Chaque groupe se disperse.

Tout à coup, Gérémy dit :
« J’ai envie d’aller aux toilettes !
- Ah non ! répondent les autres, tu n’avais qu’à y aller avant. On ne se sépare pas !
- Mais ça urge !...
- Bon d’accord, mais tu as 30 secondes chrono ». Arrivé aux toilettes, avant de faire ses besoins, Gérémy se sent tout drôle. Tout à coup, il se transforme en lutin.
De son côté, Elodie s’inquiète. Elle demande à Guillaume d’aller voir ce qui se passe. Sur les lieux, devant la porte, Guillaume questionne :
« Gérémy, t’es tombé dans le trou ? »
Personne ne répond. Alors Guillaume, très sûr de lui, ouvre la porte des WC en criant :
« Bon, tu l’auras cherché, j’arrive ! »
Un lutin identique à celui que leur avait décrit la drôle de vendeuse de sucreries, lui passe entre les jambes, se retourne et lui fait une affreuse grimace. Guillaume reconnaît alors la grimace préférée de Gérémy. Il crie :
« C’est Gérémy, attrapez-le ! ! !
- Qu’est-ce qu’il y a ? demande le reste du groupe de Guillaume et Gérémy, qui a été alerté par les cris de Guillaume.
- Le lutin, c’est mymy !... »
Pendant ce temps, le lutin prend la poudre d’escampette en tirant majestueusement la langue à ses camarades :
« Hasta la vista ... »
- OK, on y va. Toi, Guillaume, reste là pour prévenir les autres.
- D’accord, mais passez la cinquième, il est déjà loin ».

 

Chapitre 4 : A la recherche du lutin Gérémy

Après une longue cavalcade, le reste du groupe de Gérémy se retrouve devant le labyrinthe d’Horta.
Pendant qu’ils contemplent ce magnifique dédale aux mille couloirs verdâtres, Gérémy leur file sous le nez. Vu qu’il court très vite, ils ne peuvent le rattraper.
En le cherchant, Yohan, Lambert et Elodie découvrent un bassin construit de briques anciennes rougeâtres dans lequel de l’eau stagnante renferme d’énormes poissons rouges.

Après avoir abandonné l’idée de se baigner, ils décident de s’engouffrer dans ce mystérieux labyrinthe pour retrouver Gérémy. Elodie prévient :
« Faites attention où vous marchez, il y a peut-être des pièges.»
Mais ils ne tombent pas dans un piège, c’est le piège qui leur tombe dessus : une cage venue du ciel les emprisonne.
« J’ai peur, je veux rentrer chez moi ! Je ne veux pas mourir si jeune ! hurle Lambert.
- Calme-toi, on a tous très peur, lui dit Elodie.
- Hé, regardez ! Ce n’est pas la peine de paniquer, la cage est légère comme tout : il suffit de la soulever pour sortir, dit Yohan en la soulevant.
- Mais qui a pu nous lancer une cage si légère et pourquoi ? s’interroge Lambert.
- C’est sûrement pour nous retarder, suggère Yohan.
- En tous cas, ce n’est pas pour nous aider, affirme Elodie.
- Pas si vite, observe Lambert, regardez ce papier accroché là-haut, on dirait que quelque chose est écrit dessus.
Il attrape cet étrange message et lit à haute voix :

`` ALORS LES DETECTIVES A DEUX BALLES, CA FAIT 20 MINUTES QUE JE VOUS ATTENDS A LA STATUE. SIGNE MYMY, LE LUTIN ANONYME INCONNU’’

- Mais qui a bien pu écrire ce message ? se demande Lambert. Elodie et Yohan se regardent désespérés.
- Tu ne veux pas mettre ma casquette, Lambert ? Je crois que tu as un peu trop pris le soleil, dit Yohan.
- Bon, on va lui montrer de quel bois on se chauffe à cet anonyme pas si inconnu que ça, rage Elodie. Il veut qu’on le retrouve, on va le retrouver !
- Voyons, statue, statue... Qu’est ce que ça veut dire ? se demande Yohan.
- Eh, les mecs ! Il y a une statue au milieu de ce labyrinthe ! s’exclame Lambert
- Exact ! dit Elodie
- Allons-y, réplique Yohan.
- Mais comment on va y aller ? demande Lambert.
- On n’a qu’à faire la courte échelle ! propose Yohan. Comme ça, on pourra apercevoir le milieu du labyrinthe.
- D’accord, je vais en haut ! dit Elodie .
- Je commence, dit Lambert. »
La première tentative est un désastre : Lambert, qui ne supporte pas le poids d’Elodie tombe, et cette dernière sur lui. La seconde n’est pas plus réussie, c’est la même chose ! La troisième est parfaite, jusqu’à ce que Gérémy surgisse d’une haie et pince les fesses de Lambert, qui s’écroule par terre.
- IL M’ENERVE ! ! ! ! ! ! ! vocifère Lambert.
- Calme toi, j’ai quand même réussi à repérer le milieu, dit Elodie. C’est très simple, il faut se diriger à 90° de la racine carré de 175° à droite, puis tourner à 38° à gauche et on y est.
- Je n’ai rien compris, mais on te suit, répond Lambert que son cri a enroué. »

Après une longue marche, ils arrivent devant une cage et s’aperçoivent qu’il s’agit de la cage de tout à l’heure.
« Oups ! Je crois que je me suis trompée quelque part, dit Elodie d’un air coupable.
- Ça oui, tu peux le dire, on est revenu au point de départ, remarque Yohan.
- Bon ! On me prend peut-être pour le gaffeur de service, dit Lambert, mais en orientation, on ne me la fait pas ! Suivez-moi ! »

5 minutes se sont à peine écoulées que le groupe se retrouve devant la statue, à la grande stupéfaction de Yohan et Elodie.
Cette statue blanche, amputée de ses deux bras est vêtue d’un drapé. Elle se tient sur un socle. Le carquois que ce jeune homme porte sur son dos laisse penser qu’il s’agit d’un cupidon. Les enfants admirent cette œuvre.
Cependant, pas de Gérémy.
« J’en ai marre, il nous prend pour des andouilles de première classe, ce Gérémy de malheur ! dit Yohan en colère. »
Il donne un coup de pied à la statue. Un grand bruit se fait entendre, la statue se déplace, laissant apparaître un grand trou dans lequel tombe Yohan...

 

CHAPITRE 5 : La caverne du sorcier

Après une série de roulés boulés, Yohan va buter contre le mur en pierre d'un escalier sombre, très humide et qui sent le renfermé. Lambert et Elodie tremblent comme des feuilles et appellent Yohan :
« Yoyohanan, tu vas bien ? demande Lambert qui a le cœur qui bat à cent à l'heure.
- Aïe ! ! ! ! Je souffre le martyre, mais je crois que je survivrai. Venez me chercher ! »

Elodie et Lambert décident de descendre.
« Allez Lambert ! Passe le premier !
- Mais non, honneur aux dames !
- Je n’en ferai rien.
- Mais si, mais si, vas-y !
- Non, c’est à un garçon d’y aller, à moins que tu ne sois une mauviette...
- QUOI ! ! ! MOI une mauviette ? ! Et puis quoi encore ? ! ! Je vais y aller, et de suite ! »
Et Lambert descend, décidé mais mort de trouille, suivi d’Elodie.

« Arrête de trembler, dit Elodie à Lambert.
- Maimais jee neee trememble pas, dit Lambert. »
Ils retrouvent Yohan plus bas, gémissant. Il n’est pas très beau à voir. Il s’est aplati le nez contre le mur et a les jambes et les bras mélangés. Ils l’aident à se lever et s’engouffrent dans ces inquiétants escaliers.
Après cinq minutes de marche, les trois enfants se retrouvent bloqués par un mur qui bouche les escaliers.
« J'en ai marre ! Ça fait au moins une heure qu'on marche pour se retrouver bloqués par un mur à la noix » se plaint Yohan.
Elodie s’interroge :
« C’est bizarre qu’un escalier mène à un mur ».
Elle tâte cette paroi faite de pierres. Soudain, une de ces pierres s’enfonce et cette dernière pivote, laissant apparaître un couloir étroit au bout duquel on peut apercevoir une lueur.
« Super! » s'exclame Lambert.

Ils s'engouffrent à nouveau dans le passage en essayant de ne pas glisser sur ce sol très humide. Au bout de dix minutes, ils arrivent dans une caverne immense et mal éclairée.
Au bout de celle-ci se trouve un énorme sorcier avec une longue barbe blanche, un gros pantalon bleu à tâches rouges qui lui colle à la peau, une paire de binocles et une épaisse veste trouée. Ses ongles sont noirs et longs, ses yeux sont rouges comme le sang. Ce dernier qui se goinfre de bonbons à l'orange, au cassis, au caramel, au nougat, à la fraise et au citron n'a même pas remarqué l'arrivée des enfants .
« Mais c'est qui ce sumo? demande Lambert .
- Tu crois qu'on le sait nous ? disent Yohan et Elodie . - En tous cas, il ne connaît pas les brosses à dents ni le dentifrice. Regardez ses dents, elles sont toutes cariées, dit Lambert d’un air dégoûté.
- C’est normal, tu as vu tout le sucre qu’il avale ? lui répond Yohan.
Tout autour du sorcier, se trouve une trentaine de lutins. Les enfants reconnaissent Gérémy parmi les autres.

« Ca y est, je comprends d'où viennent les lutins ! s'exclame Elodie.
- Ah oui et d’où ? demande Lambert.
- Euh ... je n’en suis pas sûre, dit Elodie.
- On s’en fiche, disent en choeur Yohan et Lambert.
- Ben, c’est simple : dès qu’un enfant mange un bonbon laissé par un lutin, il se transforme à son tour en lutin.
- Tu dois avoir raison, dit Yohan. Souvenez-vous du bonbon au concombre que Gérémy a mangé à la Sagrada Familia.
- Tu as tout compris Yohan, dit Elodie.
- Et d’où viennent ces bonbons? demande Lambert.
- Le sorcier doit les leur fournir après les avoir empoisonnés.

 

Chapitre 6 : La victoire

Après ce mystère élucidé, les enfants s'apprêtent à combattre contre le sorcier. Comme ils ne sont que trois, ce sera difficile de vaincre ce gros lard, mais ils n’ont pas d’autre solution que de se battre.
« J’ai un plan ! suggère Yohan. Venez par là, ils ne nous ont pas repéré. »
Les enfants longent le mur à pas de loup et se cachent derrière une montagne de papiers de bonbons.
« Elodie, toi tu t’occupes des lutins, et nous du sorcier. Les minus n’ont aucune chance contre Elodie. Mais le sorcier, c’est pour les hommes ! »
Elodie hausse les épaules.
Ils sortent discrètement de leur cachette, quand le sorcier s’aperçoit soudain de leur présence.

Il leur dit la bouche pleine :
« Que faites-vous là, imprudents ? »
Lambert a fait un bond en criant:
« Haaaaaaa ! ! ! ! »
Les enfants se mettent sur leurs gardes et le sorcier crie aux lutins :
« A l’attaque ! ! ! ! »
Ses sbires commencent à combattre contre les enfants. Elodie, qui pratiquait le taekwondo, met les lutins hors d’état de nuire.
Le sorcier, étonné, construit par magie une boule marron gluante. Il essaye de la lancer sur Elodie, mais elle l’esquive. Lambert, qui était derrière, la reçoit en pleine poire et tombe raide paralysé. Il s’est fait transformer en caramel dur. En ricanant, le sorcier dit :
« Que pensez vous de mon caramel durcisseur ? »
Elodie et Yohan sont figés de peur : les cheveux de Yohan se dressent sur sa tête. Puis, le gros plein de soupe envoie son plus puissant lutin : Gérémy. Le sorcier rigole en disant :
« Ha ha ha ha ! ! ! Il a pris un dopo bonbon ( bonbon dopant). »
Gérémy devient super costaud et très grand. Au moment où il s’apprête à attaquer, les autres groupes de la classe arrivent à la rescousse.
Vincent, effrayé par Gérémy, dit :
« C’est une affaire pour Maxime.»
Maxime s’approche de Gérémy et lui donne un coup de poing dans la figure. Celui-ci fait trois pas en arrière et tombe. Vincent qui le croyait si fort éclate de rire. Gérémy se relève avec une grosse bosse et un œil au beurre noir, mais il n’est pas K.O. Il saute et tente de donner un coup de pied retourné dans le ventre de Maxime. Ce dernier esquive, mais ne peut éviter la jambe d’un lutin couché par terre. Il tombe et ne peut plus se relever.
Arnaud arrive alors élancé et lui botte le derrière en criant :
« Et but de Lafont ! ! ! ! »
Gérémy est sonné. Le sorcier affolé s’en prend aux enfants.

Le combat final va commencer.
Ils s’attaquent au sorcier : Aurélien lui tire la barbe, Loïc lui écrabouille les lunettes, Sabrina lui tape sur la tête…
Le sorcier prend du recul, baisse la tête et fonce. Tous les enfants l’évitent et ce dernier prend le mur en pleine figure.
Il essaye de se relever, titube et tombe par terre.

Enfin débarrassés de cet affreux sorcier, tous les enfants sautent de joie. Les lutins redeviennent normaux, mais ils ne se souviennent de rien, juste qu’ils ont mangé un bonbon au concombre.
La classe prend le chemin du retour pour se rendre à l’auberge qui la loge. En quittant la caverne, ils entendent :
« Eh ! Attendez-moi ! »
Ils se retournent et voient Lambert qui tente de les rejoindre, mais qui marche avec difficulté, à cause du caramel qui est encore collé sur ses jambes.

Quelques jours plus tard, on voit dans les journaux :
« Unos extranjeros salvan a Barcelona
Una clase francesa acaba de librar Barcelona de un grupo de ladrones de caramelos. Gracias al valor de estos alumnos, un brujo goloso, manipulador de niños ha sido eliminado.
»*
*Des étrangers sauvent Barcelone Une classe française vient de délivrer Barcelone d’un groupe de voleurs de bonbons. Grâce au courage de ces élèves, un sorcier gourmand, manipulateur d’enfants, a été éliminé.

 

Chapitre 7 : Le goûter royal

Pour les remercier d’avoir libéré cette ville de ce monstre, le Roi d’Espagne, Juan Carlos, les convie à un superbe goûter royal.
Un vrai festin les attend… Il y a des gâteaux à la vanille, au chocolat et à la fraise, des sorbets au cassis, au caramel et aussi à l’orange, des boissons typiques d’Espagne (à boire avec modération ) pour l’apéro : de la sangria, du cuba libre, du Batido de coco et du jus de pêche…
Pour manger, il y a des tapas, des calamars à la romaine, des anchois, des olives, du fromage Manchego, et du jambon Serrano ...Quel régal ! ! !
Tout à coup, Thomas dit :
« Et pour la maîtresse et le roi... de la Piña colada ! !. .
Après avoir bu avec eux, le Roi leur demande comment ils sont parvenus à retrouver le sorcier.

Une fois son assiette terminée, Guillaume prend la parole et explique :
« Après que mon groupe soit parti à la poursuite de Gérémy qui s’est transformé en lutin, je suis resté prévenir les autres. A nouveau, j’ai entendu la salamandre du parc me dire :
« Pss ! ! ! pss ! ! ! El laberínto »
Quand les autres sont arrivés, la salamandre continuait de parler et moi de réfléchir.
Tout à coup, je dis :
- Mais oui! Ca y est, j’ai trouvé ! Je crois que ça veut dire labyrinthe !
Loïc, un élève d’Espagnol, dit :
- Mais oui ! Tu as raison, ça veut bien dire labyrinthe .
- Labyrinthe c’est bien beau tout ça, mais lequel ?
- On avait parlé d’un labyrinthe à l’école, dit Thomas, vous vous souvenez ?
- Tout à fait, dis-je : c’est celui d’Horta!

« Pourquoi est-ce que cette bestiole nous parle de ce labyrinthe ? demanda Camille.
- On ne sait même pas où il est.
- Et d’ailleurs, où cela nous mènerait-il ? ajouta Sabrina.
- De toute façon, on n’a que ça, souligna Maxime. Alors, allons-y !
- Quelqu’un a-t-il un plan de Barcelone ?
- Oui, moi ! Ma mère me l’avait donné au cas où je me perde. » dit Hélène.
Nous avons observé la carte, repéré le labyrinthe et nous sommes dirigés vers celui-ci.
Une fois sur les lieux, nous avons pénétré dans ce lieu infernal sans savoir où aller.
Au bout d’un moment, nous avons aperçu une cage :
« Ça sent le roussi ! dit Aurélien.
- Eh ! Regardez ! Il y a des empreintes par terre. Nous n’avons qu’à les suivre. » remarqua Arnaud.
Quelques instants plus tard, les traces se séparaient.
« Et maintenant, où va-t-on ? À droite ou à gauche ? demanda Audrey.
- Bon ! On tire à pile ou face, dit Vincent en sortant 100 pesetas de sa poche. Pile, c’est à droite et face, à gauche. »

La pièce est retombée sur pile et nous nous sommes dirigés vers la droite. Nous sommes arrivés au centre du labyrinthe et avons remarqué, à côté de la statue, l’entrée d’une caverne.
Et voilà comment nous sommes arrivés à temps pour aider nos camarades. »

Tout le monde s’amuse et fait la fête. Puis, au moment de partir, la maîtresse fait l’appel. Mais sur les 21 élèves, elle n’en compte que 19.
Elle dit, inquiète :
« Qui manque t-il? »
Après un moment de stupeur, nous nous apercevons qu’il manque Camille et Maxime.
« Mais où peuvent-ils bien être ? dit Arnaud.
- Comme je les connais, il ne doivent pas s’ennuyer, ces deux-là ! ! dit Aurélien.
Tout à coup, Thomas s’écrie:
- Maîtresse, maîtresse, regardez : ils sont là-bas avec deux Espagnoles ! En plus, ce sont les filles du roi ! ! !
- Oh la la ! Sacrés garçons, soupire la maîtresse. »

FIN

 

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