CHAPITRE 5

LES PORTRAITS-ROBOTS

C’est déjà vendredi. Toute la famille va à l’école. Martine explique à Mme Lamartine, l’institutrice de Lisa, la raison de son absence. Un élève de la classe, qui a tout entendu, intervient.
« Hier soir, en revenant du cinéma avec mes parents, en traversant la place du Capitole, une camionnette rouge a failli m ’écraser... A ce moment-là, j’ai vu Lisa en compagnie d’un inconnu à l’avant. Elle m’a fait de grands gestes. Puis la fourgonnette a disparu dans le parking du Capitole.
- As-tu bien vu le gangster ?
- Oui, il avait le crâne rasé avec un gros pif écrasé au milieu de la figure. »
Sophie chuchote à l’oreille de Jonathan.
« C’est le même que j’ai vu hier soir à la fenêtre de l’entrepôt.
- Je t’emmène à la police, interrompt Martine. Les policiers s’occuperont de ce problème. »
La voiture part pour le commissariat.

Arrivés là-bas, ma maîtresse explique l’histoire à un lieutenant de police.
« Je m’appelle l’inspecteur Rix. » dit-il.
Il nous accompagne dans une pièce remplie de fils, de tables, de ‘boîtes à images’...
« C’est la salle où l’on reconstitue sur ordinateur les portraits-robots des criminels. » explique-t-il aux enfants.
Axel décrit encore une fois et en détail la tête du bandit. Alors apparaît sur l’écran le visage du malfaiteur.
« Mais cette figure me dit quelque chose, dit le lieutenant. Allons voir les fiches des recherchés dans mon bureau. »
Tout le monde le suit. Après quelques instants, il sort un dossier où nous reconnaissons sa photo.
« J’avais bien raison. C’est bien Roger Dégarni dit ‘ Crâne d’oeuf’. Il y a un mois, il a cambriolé une banque avec son complice Marcel Lacrasse, alias ‘Crados’. Ils avaient été arrêtés mais ils se sont évadés. Je suppose qu’ils ont kidnappé votre fille pour s’enfuir dans un autre pays. Ce sont de redoutables gangsters.

- Bon ! Nous devons aller à l’école. Nous sommes en retard, dit Jonathan en donnant un coup de coude à Sophie.
- Aïe ! Ah oui ! C’est vrai ! Quand il faut y aller, faut y aller... »
Et les enfants s’éclipsent. Je les suis discrètement car je pense avoir compris ce qu’a mijoté Jonathan.
Nous laissons les parents en compagnie de l’inspecteur à qui ils expliquent le coup de téléphone anonyme de la veille.

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