CHAPITRE 7

PRIS AU PIEGE

‘Crados’ monte dans la camionnette rouge et part à vive allure. Lisa doit être avec un des kidnappeurs sous la place du Capitole.
« Rusty, renifle ! » ordonne Jonathan.
Facile ! Avec une odeur pareille et si abominable ! Ce mec est né dans une poubelle ou dans du fumier ! Il doit se laver tous les 36 du mois ! Ce n’est pas juste ! C’est toujours moi qui fait les corvées ! Pendant ce temps, mes maîtres se bouchent les narines. J’aimerais bien les voir à 4 pattes renifler cette puanteur. Et en plus, il pue des pieds !

Nous voilà arrivés devant une porte dans un coin sombre. Je sens la poignée encore imprégnée de son odeur. Je ne peux quand même pas rester comme cela. Il faut que je fasse quelque chose. Je me prends pour un héros, comme Rintintin dans mon feuilleton préféré, vous savez ce qui passe dans la ‘boîte à images’. Vaillamment, j’aboie de toutes mes forces pour attirer l’attention du bandit. Les enfants se cachent. ‘Crâne d’oeuf ’ sort en criant :
« Sale cabot ! »
Je lui attrape le pantalon. Il m’envoie un coup de pied. Je recule en montrant les crocs devant le gangster qui avance en me menaçant d’un bâton. Je fais de mon mieux pour l’occuper pendant que Jonathan et Sophie en profitent pour se faufiler à l’intérieur. Pendant ce temps, ‘Crâne d’oeuf ’ me saute dessus. Mais je lui passe entre les jambes et j’essaie de l’attirer plus loin.

Après avoir réussi à semer le monstre chauve, je rejoins mes maîtres qui ont découvert une cave cachée. Ils cherchent partout et, tout au fond, ils retrouvent Lisa assise sur une chaise, ligotée. Ils la libèrent.
Juste au moment où nous allions repartir, la porte se referme brusquement et une grosse voix nous dit :
« Alors, les mômes, on ne dit pas au revoir à tonton ? »

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