CHAPITRE 4 : L'affrontement

Pendant ce temps, Pat est rentre' dans la 2° galerie. Il allume sa lampe. Notre aventurier marche prudemment dans ce tunnel sombre. Son regard est méfiant. Dès qu'il fait un pas, il se retourne.

Quelques minutes plus tard, il marche sur une pierre plate et ovale. Une porte qu'il n'avait pas vue s' ouvre derrière lui. Des serpents venimeux d'une couleur vert clair apparaissent, menaçants. Leurs langues surgissent de leurs gueules. Pat sort son poignard. Les serpents l'attaquent. Il se débat, donne des coups de couteau de tous les côtés.
Il saisit un bâton de son sac. Il déchire sa chemise, entoure le morceau de bois avec un bout de tissu avant d'y mettre le feu à l'aide de son briquet. À la lueur du feu, les serpents s'enfuient.

Mais, par malchance, un serpent accroché à une poutre lui tombe dessus, s'entortille à son bras et le mord. Pat, énervé, prend son poignard et le tue.

Il décide alors d'inciser la morsure. Il prend son couteau. Sans le regarder, il découpe la chair envenimée. Il pousse un grand cri. Sur le sol noir dégouline une flaque rouge.
Il éteint le bâton enflammé. Il prend les cendres incandescentes et les met sur sa blessure pour brûler la plaie. Il serre les dents sous la douleur. Enfm, il découpe sa chemise et il met ce bandage par-dessus pour ne pas que ça s'infecte.
Après un moment de repos, il se relève et repart.
Après quelques minutes de marche, il entre dans une salle. Au milieu de cette pièce, un tombeau est accroché au mur. Pat se demande ce qu'il y a dedans. Il s'approche. Tout à coup, le tombeau s'ouvre. Il y découvre un chevalier debout. Celui-ci sort. Il est vêtu d'une armure noire, d'une hache qui dépasse derrière son dos et d'une épée pointue. Dans sa main gauche, il tient une lance avec au bout un drapeau rouge comme le sang. Il ressemble à une momie bandée de fer.
Il s'approche de Pat puis l'attrape à la jambe. Celui-ci pousse un cri de douleur épouvantable. Notre aventurier réussit à se dégager. Pat sait que l'on peut tuer un mort-vivant en lui tranchant la tête (bien sûr il le sait parce qu'il l'a lu dans les romans). Il le repousse. Pat prend son élan, se jette sur son agresseur en le plaquant. Il réussit à le déséquilibrer et à le faire tomber. Le chevalier chute dans un grand bruit métallique. Il ne peut plus se relever: l'armure est trop pesante. Pat en profite pour lui prendre la hache qu'il a derrière son dos. Celle-ci est trop lourde. Pat tombe à la renverse alors qu'il l'élevait au-dessus de sa tête. Il a mal au bras. Il réussit à se relever et, de toutes ses forces, il fait tournoyer l'arme au-dessus de sa tête avant de l'abattre sur le corps du chevalier noir. La tête décapitée roule par terre en laissant un peu de sang derrière elle.
Maintenant, il est rassuré. Pat remarque que l'homme de fer bouge encore. Notre aventurier en a la chair de poule. Après les derniers soubresauts, l'armure ne remue plus. Rassuré, il s'approche et ramasse son heaume2 qu'il met dans son sac à dos, comme souvenir.

Un peu plus tard, il repart en se méfiant. A côté du tombeau, son regard est attiré par une étrange pierre. Elle est carrée et un peu effritée dessus. Il la nettoie. Dessus, il y a un dessin de lion. «Il ressemble au pendentif que mon père m'avait offert pour mes 14 ans, se souvient-il, avec beaucoup d'émotion. Je me rappelle de ces derniers mots: "Garde ce collier et transmets-le à ton fils, quand il aura cet âge-là, comme nous avons fait depuis tant de générations!"
C'est ce qu'il avait fait en le donnant à Léonardo lors de son dernier anniversaire.
Derrière la pierre, il est inscrit RUS. Il la prend et ne cesse de la tripoter. Puis il entend un drôle de bruit. Il arrête net de s'amuser avec son joujou. Il la met dans son sac.

Tout à coup, il s'aperçoit que les murs se resserrent de plus en plus. Des sueurs froides lui parcourent le long du dos. Il se débat, il cherche une sortie. En vain. Il n'y a plus d'espoir. Il pose sa tête contre le mur qui s'avance. En attendant sa dernière heure, il frappe de toutes ses forces, il s'agrippe contre les parois. Tout semble inutile. Il comprend qu'il ne peut rien faire contre ce terrible danger. Impuissant, il s'assoit et gémît:
«Dans quel pétrin, je me suis mis ! Je vais mourir!»
Ce qui le terrifie le plus, c'est le craquement des murs qui continuent à se rapprocher. Il fait sa dernière prière et lève la tête vers le haut. Il aperçoit une trappe avec des barreaux rouillés. Le mur est à un mètre de lui. Il saute et il réussit a s accrocher aux barres. Les murs avancent toujours. Il a juste le temps de casser ses jambes et son sac dans cette petite cavité creusée au plafond que les murs se rejoignent sous lui.
Heureusement qu'il a pu se presser dans cette niche qui est maintenant au-dessus des murs épais ! Le silence s'est établi, pesant, menaçant. Pat est coincé dans son petit paradis!


Tout à coup, le bruit du craquement reprend. «Mais que se passe-t-il? Les murs se desserrent! » Les parois continuent à s'écarter jusqu'à ce qu'elles reprennent leur place initiale. Le bruit infernal s'arrête.
Pat n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. Mais il est inquiet. Son cœur bat à cent à l'heure. Il n'ose toujours pas bouger.
« Ça ne sert à rien de rester moisir ici.» se dit-il en sautant sur le sol. Rien ne bouge autour de lui.
Pat reprend le chemin du retour le plus rapidement possible, dressant l'oreille, regardant autour de lui avec sa torche qu'il n'avait heureusement jamais lâchée.

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