CHAPITRE 5 : Le gardien du trésor.

Léonardo sort une lampe de sa poche avant de rentrer dans la 3° galerie. Il fait une vingtaine de mètres en étant prudent et en s'éclairant de chaque côté. Les parois sont sales et noires. Il voit sur les murs des dessins de lions. Il avance dans le couloir. Enfin, il arrive dans une salle.

Sans le faire exprès, il fait tomber sa lampe. Il se baisse pour la ramasser lorsqu'il sent une chose sur sa joue.
« C'est un monstre ! se met-il à crier, pris de panique. Il m'a attrapé avec ses mains ! Ce n'est pas possible car il n'y a personne dans cette galerie.» réfléchit-il en essayant de se calmer.
Il ramasse sa lampe en vitesse. Il regarde ce qu'il a sur la joue. Il voit des toiles d'araignées et il se dit: « Que je suis bête !»

Il avance de quelques mètres dans le couloir. Il pénètre dans une autre salle. Quant il voit sur une énorme pierre plate: «FAITES ATTENTION! SI VOUS OSEZ ENTRER ICI, VOUS SUBIREZ LE MÊME CHÂTIMENT !» lit-il, avec un frisson dans le dos.
Il regarde où il se trouve. Il voit des choses qui bougent.

«Qu'est-ce que c'est ? se demande-t-il. Serait-ce un monstre ? Ce n'est pas possible ! Cela doit être encore mon imagination.» Il dirige la lumière de sa lampe et il aperçoit des squelettes qui remuent, balancés par le courant d'air. Ils semblent regarder vers lui. Il entend un bruit de chaînes qui l'effraye. Vert de peur, il se dépêche de passer cet endroit peu accueillant.

Il s'enfuit. Il se retrouve devant une porte qu'il ne peut pas ouvrir. Il cherche et touche une ficelle horrible et crade. Il la tire. Avec des craquements sinistres, la lourde porte s'ouvre. Il entre dans une autre salle. La porte claque d'un coup sec derrière lui. Il se retourne d'un bond et ne voit personne. Il a peur. Il se dit pour se remonter un peu le moral:
«Je ne devrais pas être effrayé : je suis assez grand.»

Il continue son chemin. Au fond d'un couloir, il devine une ombre blanche.
«Qui es-tu? Misérable créature pour venir me déranger dans ma tranquillité qui dure depuis presque 800 ans. - Je. ..je..., bégaye l'enfant, je m'appelle Léonardo de Leicester.
- Ah! Tiens! De Leicester!? Comme mon maître Simon de Montfort, comte de Leicester? Serais-tu donc celui que j 'attendais depuis Si longtemps?
- Je ... Je ne sais pas.
- Quel animal préfères- tu?
- Le lion.
- Sais-tu que c'était l'emblème de Simon de Montfort.
Tout le monde le surnommait 'Le Lion du Languedoc'. Mais tu lui ressembles un peu. Approche! Tu as un défaut à l'oreille?
- Oui. J'ai une tache de café depuis ma naissance et mon père aussi. Il m'a dit que c'était de famille. Son père et son grand-père l'avaient aussi.
- C'est incroyable! Mon maître l'avait aussi, à la même oreille... Où as-tu trouvé ce collier avec ce lion?
- C'est le médaillon de mes ancêtres que m a offert mon père pour mes 14 ans.
- Ah bon? Mon maître avait le même... Tu serais donc celui que j 'attends depuis Si longtemps? ajoute-t-il après avoir longtemps réfléchi. Tu es l'héritier de Simon de Montfort!
- Peut-être!
- Sais-tu que la veille de la célèbre bataille de Muret, en 1213, Simon de Montfort coucha à Saverdun, y rédigea son testament, fit beaucoup de prières au Seigneur. Il me recommanda, à moi, Enguerrand de Boves, à qui il avait confié le château de Saverdun plusieurs mois auparavant:
"Mon cher ami. Demain, une bataille décisive va avoir lieu contre les troupes du roi d'Aragon, des comtes de Toulouse et de Foix. Il sont trois fbi~ plus nombreux que nous. Nous ne pouvons refuser éternellement le combat mais le combat pourrait nous être fatal. Aussi avant de mourir peut-être, je voudrais que ta prennes bien soin de notre butin de guerre que nous avons amassé depuis que nous sommes arrivés dans ce riche Midi en 1209. Cache-le dans un endroit sûr où personne ne pourra le retrouver. Je ne veux pas qu'il tombe entre les mains de nos ennemis. Je préfèrerais qu'il revienne à un de mes descendants."

Maintenant que vous êtes là, je vais vous expliquer ce qu'il faut faire pour le trouver... »
Après un bon moment d'explications, Léonardo lui dit:
« Merci de tous ces renseignements. Mais maintenant, je dois revenir à la 4ème galerie. Mes parents pourraient s'inquiéter.
- Attends! J'ai quelque chose à te donner. Tiens cette pierre. Grâce à deux pierres presque identiques à celles-ci, tu pourras ouvrir la porte de la salle du trésor.
- Merci.» dit-il en observant la pierre et en découvrant un lion gravé dessus.
Il regarde derrière. Trois lettres sont écrites: SAU. L'enfant et le fantôme d'Enguerrand de Boves se séparent.
« Au revoir et bonne chance !» lui souhaite le vieux compagnon de Simon de Montfort.

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