Elections législatives 2002


1) Des difficultés de la cartographie électorale :  

L'élaboration de cartes des élections législatives, à l'aide des logiciels de cartographie scolaire pose un problème technique : ils ne fournissent pas de fonds de carte géocodés selon les circonscriptions électorales. Le découpage départemental est le seul disponible, or très souvent, un département n'est pas politiquement uniforme ; ainsi pour prendre un exemple régional, le sud du Tarn vote plutôt à droite alors que le nord vote à gauche. Pour résoudre cette difficulté, on peut calculer une moyenne départementale mais elle fausse la répartition des votes en en gommant les nuances géographiques. A ce premier obstaclen s'ajoute celui , plus habituel de la représentation des courants politiques. Ainsi par exemple, comment mesurer et cartographier le poids réel du parti communiste, des verts, ou du PRG dans les circonscriptions où leurs candidats représentent la gauche "unie" ? Et dans celles-ci , comment quantifier le parti socialiste qui leur a laissé la place ? On peut bien sûr, contourner le problème en effectuant une cartographie droite/gauche qui gomme cette fois les nuances de l'échiquier politique.

En acceptant ces deux réductions on obtient une carte schématique de l'opposition droite/gauche lors du premier tour. Evidemment elle ne prédit rien des résultats du second tour mais en revanche exprime assez bien le retour d'une relative bipolarisation de la vie politique.

Législatives 2002

La forte poussée électorale de la droite avec un total de 43.7 % des voix (dont 34.05% pour la seule UMP) remet celle-ci au niveau de 1993 (44.10%). Elle réduit l'influence géographique de la gauche dont les candidats arrivés en tête au premier tour ne sont plus présents majoritairement que dans quelques régions. Il s'agit avant tout des bastions du parti socialiste qui résiste bien avec 25.64 % des suffrages et se maintient à son niveau de 1997 (25.71 %) alors que lors de sa défaite électorale de 1993 il n'avait obtenu que 19.35 % des voix. Ainsi, sud-ouest et extrême sud du bassin parisien lié au nord-ouest du Massif Central forment encore deux blocs relativement solides. Ailleurs comme en Bretagne, dans le Nord, ou bien au Sud-Est l'influence de la gauche s'effrite. Les autres composantes de la gauche qu'ils soit partenaires du parti socialiste comme les communistes ou les Verts ou bien en dehors de la gauche "unie" comme le pôle républicain, sont tous sous la barre des 5% et ne sont donc pas en mesure d'avoir une représentation géographique significative. Les dernières places-fortes communistes déjà fortement réduites (voir carte ci-dessous en 1993) sont maintenant en voie de disparition puisque seuls une dizaine de députés sont en bonne position pour le second tour (Nord, Seine Saint-Denis, Isère, Hauts de Seine, Somme, Rhône).

PC 93

 

Ps 93

Inversement, la droite accentue son emprise géographique au détriment de la gauche mais aussi de l'extrême-droite en recul. Le Front National avec 11.43 % des voix connaît un tassement de ses suffrages (14.94 % en 1997 et 12.42 % en 1993) et le MNR avec 1.09 % paraît définitivement marginalisé.

Législatives 1993

L'abstention

Le taux d'abstention poursuit sa course à la hausse et aux records, déjà entamée depuis quinze ans, puisque depuis les législatives de 1988, il est toujours resté supérieur à 30% des inscrits alors qu'il n'avait jamais franchi ce seuil auparavant pour ce type d'élections. La géographie des abstentions en la comparant à cellle à celle des présidentielles (ou à celle du dernier référendum) et voir le site du CEVIPOF pour d'autres cartes) ne révèle rien de très original et est assez classique (conférer les analyses des présidentielles) tout juste peut-on souligner la progression marquée de l'abstention dans le nord-ouest normand .

abstentions


 

Quelques liens utiles pour les élections

Les sites consacrés aux élections, rares il y a quelques années, se sont multipliés au point de faire et maintenant très souvent double emploi. En voici quelques uns rapidement décrits :

Sites institutionnels:

Les dossiers de presse :

Attention, après les élections ces dossiers spéciaux risquent de disparaître ou de changer de place dans les répertoires des sites ici listés. Si les liens sont brisés, effacez dans la barre d'adresse les références des pages et répertoire et ne conservez que le nom du serveur en remontant à la "racine" du site.

Les partis politiques :





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