Le taux d'abstention, supérieur à 40 % est le plus
élevé de ceux enregistrés dans des élections
comparables, c'est à dire en fait seulement deux scrutins : 22,07% en
1986 et 31,30% en 1992. Si l'on observe tous les votes depuis trente ans, il
faut remarquer que ce taux de 40 % sans être un record absolu d'abstention
pour les électeurs est cependant particulièrement
élevé puisque seules les élections européennes de
1984 et les cantonales de 1988 ont fait pire. A condition toutefois de mettre
"hors catégorie" le référendum sur le statut de
la Nouvelle Calédonie (1988) qui avec plus de 63% d'abstentions
détient le record du genre.
Des majorités relatives pour les présidences de régions.
Le mode de scrutin à la proportionnelle se conjugant à la
division du champ politique en trois courants majeurs (gauche plurielle, droite
classique et front national) , la majorité absolue n'est jamais
atteinte. Il est donc difficile parfois de prévoir les résultats
des votes pour la présidence des régions. Ainsi en
Midi-Pyrénées la gauche disposant de 39 sièges,
l'extrême-gauche de 4 sièges, la droite classique de 40
sièges et le Front national de 8 sièges, on peut imaginer
plusieurs scénarios pour le vendredi 20 mars 1998.
Une carte brouillée :
Les élections pour les présidences des régions et leurs
multiples incidents et rebondissements notamment en Midi-Pyrénées,
nous ont incité à ne pas fournir une carte des présidents.
Pour refléter la distribution politique des votes aux régionales,
nous avons donc choisi une solution batarde qui outre les distinctions
habituelles, singularise les régions où la gauche est majoritaire
relativement par rapport à la droite classique mais avec à tout
moment une possible coalition contre elle (droite classique + Front National +
Divers droite).
La carte politique des présidences de régions en 1992.