Les Informations de l'Inspection pédagogique Régionale
Séminaire National Interdisciplinaire / Enseigner le Fait Religieux
CONCLUSIONS de DOMINIQUE BORNE, Inspecteur Général d’histoire-géographie
( 7/11/02)
Qu’est-ce qu’on dit aux élèves
?
Comment le dit-on ? -> PARTIR DES TEXTES ET DES ŒUVRES.
-
Partir des textes.
-
Un problème majeur : les manuels sont insuffisants.
Par exemple, ils ne disent pas que le Coran, comme les Evangiles, s’est
progressivement constitué. Mais, à un moment donné,
les communauté de croyants ont choisi les textes qui font autorité.
-
Le récit est nécessaire : les textes
sont à prendre tels qu’ils sont.
Chercher des lieux sur une carte pour identifier les étapes d’Ulysse
dans l’Odyssée n’a pas de sens, pas plus que chercher
la date du Déluge.
- Partir des images.
Ces trois jours ont installé fortement les images, et leur détournement,
dans notre enseignement.
Par exemple :
- On peut lire des signes du religieux dans le cinéma américain,
particulièrement dans le western.
- L’image de la crucifixion ne figure dans aucun manuel. Cette
image qui est la plus forte et la plus détournée du christianisme
n’est jamais expliquée en classe. On n’ose pas le faire.
On n’explique donc pas la croix, centrale dans le christianisme.
- On peut apprendre à lire le religieux sécularisé
dans la publicité.
L’approche patrimoniale introduit un déséquilibre entre
le christianisme et l’islam. En effet, le christianisme est présent
dans les paysages des villes et des campagnes ( affiche de la campagne présidentielle
de François Mitterrand avec une église sans croix). Mais l’échelle
européenne permet de retrouver du patrimoine islamique.
- Partir des gestes et des mots.
Pourquoi ne parle-t-on pas des gestes qui se traduisent dans les églises
et dans l’art ? Par exemple, on peut donner des savoir sur les sacrements
pour le christianisme.
Pourquoi ne pas adopter une approche sensitive ? Dans les édifices, le
son est très important. Ainsi, dans les églises, la place du prêtre
et donc la plus ou moins bonne réception de sa parole par les fidèles
a une signification. Quand il est tourné vers l’est, il parle à
Dieu mais sa voix arrive assourdie aux fidèles. Après Vatican
II, le prêtre parle directement aux fidèles et donc leur fait face.
Capacité à connaître une
culture et comprendre le monde contemporain
- Des problèmes en suspens :
- Comment ajuster le patrimonial et les difficultés du présent
?
- Comment faire comprendre que ce sont des questions politiques, une
des composantes du monde dont il faut tenir compte ?
Que faire ?
Trois groupes de réflexion travaillent sur les programmes du collège,
dont un sur les humanités présidé par René Rémond,
qui recherchent les cohérences. En éducation civique, le mot religion,
n’apparaît pas et pourtant la distinction entre la personne et le
citoyen est au cœur des programmes.
Il faut rechercher une cohérence entre les disciplines et entre les
niveaux de la maternelle à la terminale.
Le travail le plus élémentaire concerne les calendriers comparés.
- Il faut démultiplier ce qui a été fait durant ce colloque,
en croisant les disciplines, ce que l’Institut Européen d’Histoire
des Religions peut nous aider à faire.
COMPTE RENDU DE MC ROQUES.
Revenir à la
page de garde
