LES MODES D'IRRIGATION ET LES PROBLEMES LIES Tout d'abord il faut savoir que l'Egypte est un pays qui se situe en dessous du seuil de pénurie de l'eau, fixé à 500m3/jour. Mais 100% des terres cultivables sont irriguées,et la dépense en eau pour l'irrigation représente 80% des ressources totales. De plus, elle doit majoritairement faire appel à des ressources en eau extérieures, d'où la nécéssité de réutiliser les eaux usées. Les eaux souterraines sont déjà largement exploitées, L'eau d'irrigation parvient en majorité du grand barrage d'Assouan, construit dans les années 60. LES MODES D'IRRIGATION Les méthodes d'irrigation traditionnelles: Le système des canaux. L'eau est acheminée à partir des barrages sur le Nil par une série de canaux. Les canaux principaux, puis secondaires.À partir du canal secondaire, l'eau se déverse dans des canaux tertiaires ("mesqua") puis des quaternaires ("marwa"), .
-Les méthodes gravitaires, les plus anciennes, impliquent le
façonnement de filioles et de sillons le long desquels l'eau chemine.Le système consiste
à amener l'eau en tête de parcelle.Mais elles consomment plus d'eau que les méthodes
modernes par pivot. Les méthodes modernes d'irrigation:
-Le système d'aspersion par pivot central, dans les
parcelles circulaires. L'alimentation en eau se fait souvent par un puits situé juste
sous le pivot, ou par des conduites enterrées.Ces engins de grande puissance qui peuvent
irriguer jusqu'à 60 hectares par unité réduisent fortement les coûts d'équipement,
mais supposent un investissement de départ..
-L'irrigation au goutte à goutte: elle est plus rentable et plus pratique sur les parcelles rectangulaires. A Dina Farms, l''approvisionnement se fait à partir des nappes souterraines. LES PROBLEMES LIES A L'IRRIGATION L'utilisation rationnelle des eaux fluviales appelle des aménagements qui ne sont concevables que dans le cadre d'une forte cohésion sociale, subie ou consentie. Il existe donc un lien extrêmement solide entre irrigation et société hierarchisée. Ce système a pour contrepartie un risque de dégradation des systèmes hydrauliques en cas de rupture du lien social. Cette rigidité des contraintes techniques et sociales a été quelque peu atténuée par le changement technique, comme la diffusion des pompes motorisées. L'exploitation des eaux souterraines ne s'est répandue qu'avec l'avènement de la pompe et des techniques modernes de forage qui servent notament dans le système d'aspersion par pivot central. Cependant, les limites du pompage apparaissent assez vite même si les coûts d'exploitation sont avantageux. Les nappes profondes sont souvent trop riches en sels minéraux, leurs eaux sont très vite contaminées, elles se relèvent très lentement en cas de déplétion accentuée et beaucoup d'entre elles, situées dans les zones arides, se sont constituées lors des phases pluviales et ne se renouvellent pas. De plus, l'irrigation par canaux où l'eau est quasi gratuite, entraîne un gaspillage important et des pertes dans le cas de canaux défectueux, donc poreux. Tout ceci entraîne des phénomènes consécutifs d'hydromorphie et de salinisation des sols.
De grandes compagnies d'aménagement agricole valorisant certains des nouveaux périmètres égyptiens assument le restructuration foncière et réalisent des infrastructures lourdes.Elles sont également gérantes d'investissements qui doivent être rentabilisés par la perception de redevances foncières ou de taxes sur la consommation d'eau. Un tel niveau d'encadrement implique des disciplines collectives qui peuvent être prises comme des contraintes, d'où de fréquentes tensions entre irrigants et gestionnaires des grands périmètres d'irrigation.
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