Philosophie
Archives des appels à contributions
Responsable du site:
Jean-Jacques Delfour
j.jacques.delfour@ac-toulouse.fr

L'archive complète se trouve
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Appels à textes
Abonnement à l'information

Appel à texte pour La voix du regard, n° 16, Croire et faire croire, 15 janvier 2003
Appel à texte pour Theoria, sur l'oeuvre de Rorty, juin 2003
Appel à texte pour Philosophi@ Scienti@e: «Epistémologie pragmatiste», 15 avril 2003.
Appel à texte. Polylog Nr. 4: Die Bedeutungen von Gewalt und die Gewalt von Bedeutungen. 15 février 2003.
Appel à textes pour le numéro 9 de la revue Idées: L'amour et la mort (février 2002)
Appel à textes pour le numéro 15 de la revue La Voix du regard: L'esthétique de l'obscène 15 janvier 2002
Appel à textes pour le prochain numéro de Horizons Philosophiques (janvier 2002)
Appel à textes pour le dictionnaire du Surnaturel chrétien (janvier 2002)
Appel à textes pour "Socrate & Co" (28 février 2001)
Appel à textes pour le prochain numéro de la revue Le Passant Ordinaire (décembre 2001)
Appel à textes pour le numéro 8 de la revue Idées: L’action et la philosophie politique (octobre 2001)
Appel à textes: 7e colloque philosophique international franco-allemand sur l'Intersubjectivité15-21 juillet 2001
Appel à textes pour le L'EUROPE, LE LABORATOIRE D'IDÉES DU XXIe SIÈCLE 1er décembre 2000
Appel à textes pour le La Voix du regard: L'économie à l'oeuvre 1er mars 2001
Appel à textes: La philosophie politique au XXIe siècle 1er mars 2001
Appel à textes: Les élus en campagne 30-31 mars 2001
Appel à textes: "Représentation(s)" 15 mai 2001.
Appel à textes pour le colloque Simone de Beauvoir 20-22 juillet 2001
Appel à textes pour le Colloque International Marx 26 au samedi 29 septembre 2001
Appel à textes pour The International Journal of Politics and Ethics (IJPE) March 2001
Appel à textes pour Mind and Action III The Explanation of Human Interpretation 24 to 27 May, 2001
Appel à textes pour le Twenty-eighth Annual Hume Society Conference 25-28 July 2001
 




Appel à textes.
LA VOIX DU REGARD
Revue littéraire sur les arts de l'image
Avant-projet du n° 16
« CROIRE ET FAIRE CROIRE »
(titre provisoire)

DATE LIMITE DE REMISE DES ARTICLES : 15 janvier 2003
L'appel à texte au format RTF

Avant d'envoyer un texte sur un sujet de votre choix, informez-nous de votre projet, par courrier ou e-mail : nous devons être en mesure d'établir le sommaire prévisionnel, à partir de vos propositions, à la fin du mois de novembre. Tous les textes doivent être envoyés dactylographiés à l'adresse suivante (inutile pour ce premier envoi de joindre une disquette) :

LA VOIX DU REGARD
11 rue Henri MARTIN, 94200 Ivry-sur-Seine, Tel /Fax : 01-46-70-88-69, E-mail : voixduregard@9online.fr

Pour la partie "Hors sujet" : nous attendons vos propositions.
Pour la section "GALERIE", n'hésitez pas à faire appel à des artistes peu connus dont les œuvres n'ont jamais été publiées, et faites-les nous connaître.

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Axe général du numéro

« On vous dit parfois : Ceci est un fait… C’est dire : Croyez » (Valéry)

Il nous paraît intéressant d’interroger la notion de « croyance » lorsque celle-ci quitte son terrain initial, le religieux, pour s’étendre à tous types de perception et de lecture des textes et des images. Mais cet écart doit aussi permettre d’étudier le retour actuel à des formes de spiritualité et de religion qui jettent un nouvel éclairage sur l’importance et la présence des phénomènes d’adhésion au sein de notre société. Peut-on repérer des mécanismes communs à la foi, aux arts, aux médias, œuvrant à la crédibilité des messages et des représentations ? En quoi le crédit apporté à la relation d’un miracle, la croyance à la narration d’un fait romanesque, l’adhésion à la mise en images télévisuelle ou cinématographique du monde, peuvent-ils se définir selon des codes et des fonctionnements similaires ?
« Croire », c’est tenir pour vrai, c’est adopter une opinion, se rallier à des valeurs, intégrer une communauté de pensée ou de sensibilité, se soumettre à un principe directeur, occuper un en-deçà ou un au-delà du savoir, etc.
« Faire croire », c’est influencer, tromper son interlocuteur, c’est le convaincre, l’entraîner dans un univers fictionnel ou dans un pari, lui proposer un pacte de confiance ou un jeu de dupes.
La croyance fonctionne par orientation, déplacement, glissement. Elle met en jeu des niveaux d’adhésion différents : croire en quelqu’un revient à croire à quelque chose, accepter la véracité d’un fait conduit à adhérer à un système idéologique et la croyance peut déboucher sur l’action.
Nous avons délimité quelques grands axes qui pourraient fournir l’armature de ce numéro :

Rôles, figures
- Quelle est la figure emblématique du faire croire ? L'imposteur ; le prosélyte ; le magicien illusionniste ; le travesti ; le comédien ; Tartuffe, Knock, Scapin, Un Héros très discret, Matrix, Jean-Claude Romand (L'Emploi du temps, L'Adversaire), Emile Ajar et autres praticiens de la pseudonymie, etc. Pierrick Sorin et la mise en scène de soi.
- Et la figure emblématique du croire ? Le crédule ? Le naïf ? Le croyant ? Le créancier ? Madame Bovary, Candide, Thérèse, Monsieur Dimanche (Dom Juan), etc.
- Y a-t-il un rôle neutre ? L’agnostique ; le mécréant ; celui qui n’y croit plus, le désenchanté ; le « sans foi ni loi ».

Crédibilité, autorité
- Double étymologie de « credere » : « croire » et « faire confiance » : cf. Greimas (Du Sens, II) :
 « Le latin credere couvrait en même temps les champs de signification, aujourd’hui séparés, de croyance et de confiance ; la confiance entre les hommes, établie et maintenue, fondait la confiance dans leur dire sur les choses et, finalement, dans les choses elles-mêmes ».
Adhérer à des idées suppose souvent de croire en quelqu’un, et inversement (Croire à / croire en).
- La rhétorique d’Aristote : ethos, logos, pathos, ou trois éléments du « faire croire ».
- Le savoir, la spécialisation, l’expertise, l’institution, l’observation.
- L’image en tant qu’elle émeut, en tant qu’elle peut convaincre, en tant qu’elle met en valeur.
- Le rapport à l’autre : la persuasion, la séduction (« Aimer, c’est la moitié de croire », Hugo), la confiance, l’émotion (« L’émotion est le moyen de force du roman », Stendhal), la domination : passage de l’autorité épistémique (faire croire) à l’autorité déontique (faire faire). L’influence et le pouvoir de l’image (cf. affaire « Scream »).
- Les signes de la crédibilité : titres, monuments (Vatican, Mandarom), lieux, rôle des textes sacrés, des rituels, l’âge (campagne publicitaire « Je suis crédible face à mon banquier »).

Illusions et croyances
- Les représentations de la foi : Dialogue des carmélites, Sous le soleil de Satan, L’Annonce faite à Marie, Péguy, Bruges-la-Morte, La Dernière tentation du Christ, Les Versets sataniques, Plateforme, la figure du prêtre dans le roman, etc. La peinture religieuse. L’art jésuite et l’art baroque (Ignace de Loyola). L’image fait-elle croire ou contredit-elle la foi ? Iconoclastes et iconodules. Bettina Rheims, Andres Serrano, Pierre et Gilles. Question de la figuration de l’invisible (représentation ou abstraction).
- L’hallucination, l’obsession, le rêve, la mythomanie.
- Les légendes urbaines, les mythes, les croyances populaires, la rumeur.
- Les désillusions : Illusions perdues, la perte de foi, le doute.

Illusion et vraisemblance
- La querelle platonicienne sur l’image (Platon/Aristote).
- Le trompe-l’œil, les illusions optiques, l’hyperréalisme : pourquoi restons-nous fascinés par les images qui nous trompent ? Y a-t-il de bons usages contemporains du mensonge visuel, par exemple en urbanisme (travail sur la façade) ? Comment interpréter des œuvres in situ qui sous certains points de vue présentent un objet absent de l'espace ­ comme les compositions géométriques de Felice Varini, ou le salon Mae West de Dali ? Zeuxis et Praxitèle.
- Le camouflage, le mimétisme, etc. Ses usages militaires (le cheval de Troie, la forêt qui avance, etc.). La théorie des faces en sociologie et en analyse du discours. Les ruses animales. La mode et le treillis.
- La construction du vraisemblable : l’effet de réel, la mimesis, l’invraisemblance du vrai (« incroyable mais vrai »), etc. Interroger cette construction dans le cas particulier de la science-fiction.
- Stylistiques de la véridiction et du mensonge.
- La valeur littéraire du mensonge (cf. L’invitation au mensonge (Barbedette), La décadence du mensonge (Oscar Wilde), Essai sur l’art de la fiction (Stevenson)). Idéal d’une Vérité de l’art.
- Le simulacre, du vaudou à la télé-réalité.
- Le déplacement de l’adhésion du problème de la vraisemblance au statut de l’œuvre d’art (cf Duchamp).

Preuves
- Le témoignage : valeur du témoignage dans les médias, valeur indicielle de la photographie, photo-reportage, pièces à conviction.
- Les preuves de l’existence de Dieu : Saint-Thomas, la Sainte-Face, les miracles, la littérature apologétique (Pascal, Du Bartas, etc), l’icône, les textes prophétiques, les reliques (et leurs détournements idéologiques ou artistiques) ; Brisset, Wolfson…
- Les lieux de certitude : la justice, la science, l’Eglise, le journal télévisé, le concept du Vrai, l’architecture monumentale, les lieux de pélerinage, etc.

Tromperie, manipulation
 - Les effets spéciaux et trucages (numériques et autres). Simone. Les manipulations au cadrage et au montage. Le saut dans le vide de Klein.
- La propagande : publicité, politique, histoire, le consensus comme propagande « soft », l’influence sur l’opinion, les sondages, le « vu à la télé », le télévangélisme et le télé-achat. Mises en scène de la démagogie.
- La dissimulation, le politique machiavélien. La ruse de guerre. Diversion, espionnage, camouflage, jeu, bluff, esbroufe, tactiques, stratégies de dissuasion.
- L’imposture : les « bidonnages » télévisuels (fausse interview de Castro, etc.), la désinformation. Guerre du Golfe, Timisoara, les faux castings et les faux témoins, etc.
- La sophistique, la mauvaise foi, l’autofiction et la pseudonymie.
- Le scepticisme et l’esprit critique comme résistance aux croyances : L’Encyclopédie, Fontenelle, le pyrrhonisme.
- Les impostures scientifiques.

Idéologie, valeurs
 - Les représentations de la conviction, de l’engagement et de l’opinion à la télévision (émissions de débat). Le militantisme et le syndicalisme.
- La croyance comme prosélytisme, adhésion à un groupe (partis politiques, « tribus », sectes, ekklesia) ou une communauté (le lieu commun, certaines formes de l’ironie, les systèmes de valeurs, les « mondes » de Goffmann). Effets de décalage : valeur religieuse et valeur artistique (ostie de boudin de sang humain, Journiac), valeur parodique (la religion dans la publicité, le clips) ; laïcisation de la société, autonomisation de l’art par rapport au religieux.
- L’art au service de l’idéologie : la fiction, la représentation comme outils d’adhésion (le roman à thèse, la fable, le récit exemplaire, l’art de propagande, le réalisme socialiste, etc.).
- Valeur économique / valeur de l’information : la dissimulation financière, Exxon, Enron, la « perte de confiance des marchés », etc .

Pacte, contrat
- Pactes de lecture
- La lecture de la fiction comme suspension du jugement critique
- Le « pacte de mauvaise foi » (G. Blin) et la dimension ludique du rapport croyance/distance.
- La littérature comme « virement de crédit » (Valéry).
- La spécificité de l’adhésion à la théâtralité (par opposition au cinéma : question de la distanciation).
- Le paradoxe du comédien.
- La préface comme lieu du « faire croire » et de la mystification (Guilleragues, Challe, etc.).
- La signature et les problèmes d’attribution de l’œuvre d’art.
- L’échange : qu’obtient-on en échange de l’adhésion ? Le paradis (les indulgences), le plaisir du texte, la jouissance esthétique ? Faire croire sert à obtenir un soutien, de l’argent, des voix, un pouvoir ? Y a-t-il des échanges de dupes ?
- L’apprentissage : croyance et fiction comme étape de l’évolution cognitive de l’individu. Rôle du jeu, du conte (Bettelheim, Groddeck, Lévi-Strauss), du « faire semblant ».
- La monnaie fiduciaire, la lettre de change, l’assignat, la signature, le contrat, la parole. Interroger la double acception des termes de « crédit » et de « créance ».
 

Pour terminer, une liste de quelques mots-clés

Croire
Confiance, délégation, immédiateté, révélation, réception, assimilation, idole, transfert, connaissance et reconnaissance, intelligence (comme capacité humaine et comme service créé par l’homme), information, espionnage, "renseignements", secret, légendes, mythes & mythologies anciennes et modernes, rêves, folie, fables, contes, récits, défiance, croyances et religions, prémonition, doute, instinct, partage, réflexion, « la vérité est ailleurs », quête de l’ailleurs, de soi, miroir, identification, perception,  hallucination (collective…), phénomènes de masse, Panurge, influence, fantômes, mystère de l'au-delà,  le spirituel, l'immatériel, le non-représentable (iconoclasme), méthodologie, destabilisation devant l'inconnu, les 5 sens, le "voir", l'entendre (il faut le voir/entendre pour le croire), sentir-ressentir, constitution, clarté, mission, retransmission et communication, fidélité, fiabilité, honnêteté, honneur, confiance, preuve, assurance, pièce à conviction, jugement, sagesse, expérience, savoir, vrai, illusion, erreur.

Faire croire
Dissimulation et simulation, mensonge, trucage, duperie, retouche, factice, fabulation, toc,  creux, coquille, apparence et apparat, reflet, attributs, désinformation, contre-espionnage, fiction, fabulation, fabuleux, sectarisation, sectes,  rites et rituels initiatiques, conditionnement (psy), ruse, complot, décor, décoration, mise en scène, pâtine, reproduction, manipulation, utilisation, détournement, névroses, persuasion, phénomène de rumeur, hypnose, placebo, ersatz, confusion, leurre, appât, écran, montage, fabrication, arnaque (extorsion), Machiavel, décaler/déplacer, embrigader, briguer, déconstitution/reconstitution, machination, contre-façon, plaisanterie, gag, caméra cachée, faussaires, faux et usage de faux, convaincre, convertir.



THEORIA
A Journal of Social and Political Theory

Published by Berghahn Books, New York, in association with the University of Natal, South Africa.

CALL FOR PAPERS

The Editors of Theoria invite submissions for a special issue of the journal focusing on the work of Richard Rorty. The deadline for receipt of contributions to the special issue  is 31 January 2003, with the issue appearing in June 2003.

For more information about the journal visit our website at http://www.theoria.unp.ac.za/

If you are unable to access the web, send an e-mail to the managing editor, Dr Roger Deacon for further information. E-mail: deacon@nu.ac.za
Berghahn Books, 3 NewTec Place, Magdalen Rd, Oxford, OX4 1RE, UK  Fax: +44-1865-250056
Berghahn Books Inc, 604 W 115th St., New York, NY 10025-7712, USA Fax: +1-212-222-5209



Public@tions Electroniques de Philosophi@ Scienti@e
Appel à contribution pour un numéro sur le thème suivant: «Epistémologie pragmatiste».
La date limite pour l'envoi des textes est fixée au 15 avril 2003.

Comme d'autres domaines de la philosophie, l'épistémologie est un champ ouvert qui reflète les influences de courants philosophiques divers. On sait à quel point les développements scientifiques depuis le 19ème siècle, aussi bien dans les sciences de la nature et les sciences de l'homme que dans les sciences formelles, ont conduit à la formation d'approches
philosophiques nouvelles. Que l'on pense par exemple à l'importance cruciale des questions de fondements des  mathématiques, tant pour la phénoménologie que pour la philosophie analytique. Le pragmatisme, né dans les années 1870, ne fait pas exception, et le présent volume a pour but d'étudier ce qui caractérise l'«épistémologie pragmatiste».
Partant de Peirce et de James, et bien qu'il ne se soit pas spécialisé en ce sens, le pragmatisme semble bien avoir constitué un courant majeur en épistémologie jusqu'à nos jours. Bon nombre de philosophes se sont réclamés de ce courant, ou de son influence: que l'on pense au second Wittgenstein, à Jaakko Hintikka, à Susan Haack, à Hilary Putnam, à Karl Otto Apel. Que
l'on pense également aux multiples contradicteurs (comme Russell ou Quine), dont les critiques montrent elles aussi l'importance du pragmatisme dans la discussion philosophique sur les sciences. Ce volume entend repérer, sinon des thèses communes, du moins une certaine inspiration commune, une «méthode de pensée», et en étudier la pertinence et les perspectives. Les articles pourront s'articuler autour des thématiques suivantes, dont la liste n'est évidemment pas exhaustive:

* Traditions, filiations, différences
* Innovations et interprétations conceptuelles
* Critiques et controverses
* Pertinence dans des débats contemporains
* Perspectives

Vous trouverez cet appel à contribution dans une version détaillée, ainsi que les appels suivants, sur le site de la revue, à l'adresse suivante.

Les Public@tions Electroniques de Philosophi@ Scienti@e sont une revue gratuite en ligne, consacrée à l'histoire et à la philosophie des sciences, et éditée par les Archives Henri Poincaré (Université Nancy 2 - UMR CNRS 7117).
 



Appel à textes
Pour le prochain numéro de la revue Le Passant Ordinaire

Les articles doivent être adressés à Thomas Lacoste
 
 

TRANSMISSIONS

Les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leurs pères. Ce constat fait par Guy Debord dans ses commentaires sur la société du spectacle situe assez bien la question de la transmission. Au fur et à mesure que les sociétés humaines s’emploient par leurs complexités croissantes à brouiller les héritages culturels et techniques, religieux et politiques, au fur et à mesure que l’histoire perd de son sens et s’enrichit de temps multiples et désajustés, la transmission de valeur, de pensée, de mémoire ne cesse d’être davantage énigmatique. C’est énigme, c’est celle de ce qu’est l’homme d’aujourd’hui, et c’est également celle de notre rapport à la politique et à l’histoire.
Humains d’aujourd’hui, nous le sommes comme mère et filles, pères et fils. Le couple dialectique transmission/réception ne continue-t-il donc pas de rythmer le Temps des générations ? Peut-être est-il seulement est déboussolé, de sorte que le propos de Guy Debord: "Les hommes ressemblent plus à leur Temps qu’à leurs pères" n’est peut être pas tout à fait aussi juste qu’il n’y paraît ou s’il l’est, c’est parce que les hommes habitent tous ensemble un Temps défiguré, stupéfait où les visages troubles des pères finissent par se confondre avec les visages incertains des fils !... Le trouble n’est-il pas plus grand encore en politique? Longtemps, les mouvements d’émancipations se sont nourris de la mémoire vivante des soubresauts révolutionnaires. Le dix neuvième siècle commença par entretenir la tradition de 1789 et 1793, puis il entretint celle de 1848 et 1871, le vingtième s’y rattacha encore, de même qu’à celle de 1917, puis de 1936. Mais il semble qu’un fil soit aujourd’hui rompu et que ces différentes dates, auxquelles il faudrait ajouter 1968, ne fassent plus l’objet que de commémorations. Comment ne pas rapprocher le fait que toujours plus l’histoire est envahie par la commémoration et le devoir de mémoire, et le fait que l’avenir semble bouché, qu’aujourd’hui l’histoire ne se dise plus tant au futur qu’au passé. Car un autre rapport au passé est possible où celui-ci ne transmet plus des leçons à tirer ou des erreurs à payer, mais des virtualités inaccomplies à actualiser ou une espérance à réaliser. Car un autre rapport au présent est possible ou celui-ci n’offre plus seulement le fardeau de la nécessité mais aussi l’exigence de sa transformation et l’ouverture utopique de l’avenir.
Claude Corman et Emmanuel Renault

Coordonnées:

Le Passant Ordinaire
La revue, les editions, l agence, les rencontres-debats

Maison du Passant
62, rue Calixte Camelle
F-33 130 BEGLES

Email : passant.ordinaire@wanadoo.fr
Internet : http://www.passant-ordinaire.fr.st/

Tel. : 33 (0)5 57 35 19 24
Tel. : 33 (0)6 13 28 48 56
Fax : 33 (0)5 57 35 19 25
Telecopie : 33 (0)5 57 35 19 26
 
 
 




 
Appel à textes 
Pour le prochain numéro de la revue IDEES
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Le numéro à paraître en octobre 2001 sera réservé à une réflexion sur L’action avec un accent tout particulier (mais non exclusif) mis sur la philosophie politique. Nous attendons ainsi des réflexions sur les principes même de la société. Plus largement les règles et principes de l’action seront questionnés. Pour y participer, envoyez à l’adresse de la revue* vos projets d’articles (2 à 3 pages minimum) avant le 15 mai (les projets ne pourront être retenus au-delà) que vous soyez philosophe ou non, étudiants ou professeurs de lycée n’ayant pas accès à la publication.

Si vous souhaitez écrire ou simplement découvrir davantage la revue Idées, nous vous invitons cordialement à participer à notre prochaine réunion qui aura lieu le 23 mars 2001. Pour davantage de précisions (heure et lieu de rendez-vous), contactez directement Isabelle Dumoulin*.
 

La directrice de rédaction et de "l'association d'Idées" est Isabelle Dumoulin :
Contact: philosophie.revue.idees@wanadoo.fr

Siège social :
Association d'Idées - Revue Idées
66, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris, tél. : 01.40.36.31.91.

 


 




 
7e colloque philosophique international franco-allemand
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Intersubjectivité - rôle et portée d'une notion philosophique
Evian (lac leman), 15 - 21 juillet 2001

Thème / Détails (site du colloque)

La notion d'intersubjectivité occupe une position extraordinaire dans la philosophie du XXème siècle. Dès l'Antiquité le concept d'intersubjectivité joue un rôle important dans la philosophie pratique. A l'époque moderne, cette notion a gagné continuellement en importance jusque dans le champ de l'épistémologie.

Au XXème siècle elle devient une notion clé de philosophies assez différentes, à mesure que ces philosophies ont pris une tournure pragmatiste. Ce développement a pour résultat que dans tous les débats autour des concepts fondamentaux de la philosophie (vérité et objectivité, morale et légitimité, signification et interprétation ou de façon récurrente autour la notion de la rationalité) le statut, le contenu et l'orientation de l'intersubjectivité sont implicitement toujours en question.

Néanmoins, la popularité de la notion de l'intersubjectivité ne lui donne pas pour autant un statut philosophique évident. Au contraire, face à cette question apparaît un conflit.

- D'un côté on trouve les philosophies qui voient cette notion comme irréductible et fondamentale : par exemple les philosophies du langage et théories de vérité post-wittgensteiniennes (cf. Austin, Quine, Davidson ou Brandom) ou les philosophies de la tradition herméneutique (cf. Gadamer, Apel ou Habermas).
- D'un autre côté, des auteurs comme Levinas, Derrida ou Lyotard, qui dans leurs philosophies sont attentifs à des relations qui ne se laissent précisément pas analyser en termes de structures intersubjectives. Le concept de l'altérité présenté dans ces philosophies déborde les processus symétriques et réciproques des relations intersubjectives. Parallèlement, les notions d'intentionnalité (cf. Husserl, Fodor/Lepore etc.) ou de la bonne vie (Nussbaum) peuvent mettre en question l'impossibilité de transgresser les structures intersubjectives.
Le colloque interroge le rôle et la portée de la notion d'intersubjectivité à travers ce conflit. On devrait y examiner les conceptions de l'intersubjectivité propres à différentes traditions et disciplines philosophiques. Il n'y est pas seulement question de diverses versions mais aussi de ses fonctions dans les théories philosophiques et de ses limites dans la perspective de ces théories.

Les contributions au 7ème Colloque philosophique international franco-allemand pourront proposer à la discussion certaines notions de l'intersubjectivité ou en examiner d'autres qui existent dans des théories déjà connues, ou encore montrer les limites de cette notion ou élever des objections contre sa pertinence théorique. Le but du colloque est d'éclairer le cadre de jeu et les figures explicatives mettant en scène la notion d'intersubjectivité.

Organisation: Georg W. Bertram (Gießen), Stefan Blank (Berlin), Stefan Deines (Gießen)
En coopération avec: Karen Feldman (Berkeley), David Fopp (Paris), Jens Kertscher (Heidelberg), Kurt Röttgers (Hagen), Agata Zielinski (Lyon). Contact: Georg W. Bertram (Gießen)




 
Horizons philosophiques
Appel de textes
Printemps 2001
L'EUROPE, LE LABORATOIRE D'IDÉES DU XXIeSIÈCLE 
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 Veuillez faire parvenir vos textes au secrétariat de la revue avant le 1erdécembre 2000.
 Vous êtes invités à présenter vos contributions sur le sujet de votre choix ou sur la problématique que nous vous
 proposons ci-dessous: 

 Depuis le traité sur l'Union européenne (Maastricht, 1992), l'Europe vit un processus d'intégration qui atteint  désormais la dimension continentale. Un programme ambitieux est en action pour réaliser cette intégration:  définition d'une citoyenneté européenne, adoption d'une monnaie unique et de nouvelles politiques communes.  Dans ce sens, l'Union européenne (UE) constitue le lieu où s'élabore, au tournant des années 2000, un nouveau  contrat social et de nouvelles façons de vivre en société. L'expérience européenne suscite des débats et des défis  intéressants: l'UE saura-t-elle préserver les idéaux pacifique et humanitaire des pères fondateurs, définis au  lendemain de la Seconde Guerre mondiale, devant la montée de l'extrême-droite et de l'ultra-libéralisme?  Saura-t-elle être une «Europe des citoyens» pour contrer le déficit démocratique? Saura-t-elle préserver la  diversité culturelle devant l'émergence d'une culture mondiale? Saura-t-elle être une organisation efficace et démocratique capable de décider et d'agir tout en préservant l'identité de ses États? Première puissance commerciale mondiale, comment l'UE s'imposera-t-elle devant l'hégémonie américaine? Quel regard outre-atlantique pose-t-on sur ces débats et ces défis?

Pour plus d'informations, vous pouvez communiquer avec Claire Fortier, professeure de sociologie au Collège Édouard-Montpetit et responsable du prochain numéro,Printemps 2001, à l'adresse électronique suivante: fortc@videotron.ca




 
De Philosophia Appel d'articles
* La Rédaction sollicite des articles d'étudiants de maîtrise et de doctorat *
Numéro printemps-été 2001 (vol. XVII, no. 1) :
La philosophie politique au XXIe siècle

Date limite pour les soumissions : 1er mars 2001

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Détails sur la revue.

1.  Les textes ne doivent pas dépasser 9000 mots (environ 23 p.).  Ils seront dactylographiés à interligne et demi, sans mention permettant d'identifier l'auteur.
2.  Les auteurs sont priés de joindre une lettre séparée, comportant leur nom et adresse complète (y compris leur courriel), ainsi que le titre de leur soumission.
3.  Les notes seront reportées au bas de chaque page et seront à simple interligne.  Il est recommandé de ne pas multiplier les notes.
4.  Les auteurs sont priés de soumettre trois copies de leur texte, ainsi qu'un résumé (bilingue de préférence; 150 mots max.).
5.  Les textes acceptés pour publication devront être envoyés (avec corrections, s'il y a lieu), accompagnés de leur résumé, à la Rédaction sur disquette (de préférence en format Word pour Macintosh).
6.  Bien que ce numéro soit thématique, la Rédaction accepte des contributions libres hors-thème.

*  Compter environ trois mois pour le processus de sélection.
Adresser le tout à :

La Rédaction, De Philosophia
Département de philosophie
Université d'Ottawa
70, rue Laurier, Pavillon des Arts
Ottawa (ON) K1N 6N5, Canada
Contact:  écrire à la rédaction




 
APPEL À CONTRIBUTIONS
Le numéro 1 (vol.5) de la revue Arob@se aura pour thème transdisciplinaire :

    "Représentation(s)"

Vous pouvez nous faire parvenir votre contribution avant le 15 mai 2001.
 arobase@epeire.univ-rouen.fr

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Détails sur la revue.
Les auteurs peuvent nous adresser leurs articles  par E-mail, sous forme de fichiers annexés au format Word ou éventuellement RTF.
Les contributions sont soumises à deux experts pour évaluation.
Nous acceptons les études critiques, les revues de questions et  les recherches expérimentales.

Les articles peuvent être soumis en langue française ou anglaise. Il est recommandé de joindre à toute contribution une page de garde mentionnant le titre de l'article, le nom et prénom de l'auteur ainsi que son adresse électronique. En outre, l'auteur est prié de préciser sa fonction principale et l'institution dont il dépend. Ces informations seront communiquées en fin de chaque article. 

Deux types de travaux, interligne double, seront retenus : les articles longs (20 pages maximum) et les articles courts (10 pages). Les normes bibliographiques sont celles du Chicago Manual of Style ou celles de l'A.P.A (Publication Manual of the American Psychological Association).

arobase@epeire.univ-rouen.fr
Coordonnées
Philippe Brun
Maître de Conférences
Université de Rouen
UFR de psychologie, sociologie, sciences de l'éducation
Laboratoire "Psychologie et Neurosciences de la Cognition (Psy.Co)"
Rue Lavoisier
F-76821 Mont Saint Aignan Cedex
http://www.univ-rouen.fr/psy-socio-sceduc/index.html

Revue Arob@se : http://www.liane.net/arobase
Revue Enfance : http://revue.enfance.free.fr/index.html
 

 




 
 Le numéro 14 de La Voix du Regard, revue littéraire sur les arts de l’image, portera sur les représentations de l’économie dans la vie quotidienne, la littérature et les arts visuels. Vous trouverez ci-dessous une copie de l’appel à contributions.
AVANT-PROJET : " L’ECONOMIE A L’ŒUVRE "
Date limite de remise des articles :  1er mars 2001
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Modalité de soumission des projets : Avant d’envoyer un texte sur un sujet de votre choix, informez-nous de votre projet, par courrier, e-mail ou téléphone. Une proposition de quelques lignes suffit.
Tous les textes doivent être envoyés dactylographiés et sur disquette Macintosh Word 5 à l’adresse suivante :
LA VOIX DU REGARD
11 rue Henri MARTIN 94200 Ivry-sur-Seine
Tel /Fax: 01-46-70-88-69.
Contact:  Jocelyn Maixent (rédacteur en chef), jnelva@club-internet.fr (Julien Nelva) ou  hugsurf@aol.com (Hugues Marchal)

L’ÉCONOMIE À L’ŒUVRE

Axe général du numéro
L’économie prend une part croissante dans nos discours et les images du quotidien. Si elle influence de plus en plus nos structurations théoriques et si elle sert de plus en plus à figurer le monde, quelles sont, en retour, nos représentations de l’économie ? Peut-on proposer une analyse esthétique de ses images ? Quels concepts opératoires peut-elle fournir, à l’inverse, pour penser les œuvres ? Y a-t-il, enfin, mutation dans les rapports entre la production des valeurs financières et l’évaluation artistique ?
Le numéro pourra suivre plusieurs pistes de réflexions, l’ampleur du sujet laissant chacun libre de proposer différentes approches. Il importe simplement de rappeler que l’enjeu n’est pas ici de prendre parti pour ou contre les mécanismes économiques dominants, mais d’en proposer une analyse, s’appuyant précisément sur des images et des textes.

4 directions pourront être explorées.

IMAGES DE L’ÉCONOMIE
1) L’activité économique crée des représentations spécifiques : o imagerie statistique, graphes, camemberts, organigrammes, le graphique de croissance, la bande en défilement continu (type news / bourse), etc. Comment les lire? Reflètent-elles des choix idéologiques,  symboliques, etc.? o médias propres : les séquences sur la bourse dans les JT, les journaux économiques o communication institutionnelle : image d’une entreprise, logo, lieux communs...
2) Certains discours mettent en scène l’économie, qu’ils commentent : le réalisme socialiste comme image d’une économie de plan, la propagande, les caricatures, l’approche irrévérencieuse d’un Chéri Samba, etc.
3) Symboles et figures clés de l’économie ou de l’argent : o la mafia (Scorsese), les jeux de hasard (Omar Sharif), le dollar, le billet, le million, le trésor (Stevenson), le diamant (Monroe), l’or, le pétrole, le luxe / la misère (Chaplin), le corps comme valeur (American Beauty ), le bas-de-laine, la corne d’abondance, le crédit, l’usure (Balzac), le Mont de piété... o le capitaliste, l’avare, le voleur (Hitchcock), le percepteur, le syndicaliste, le faux-monnayeur, le start-upper, le yuppy vs. le hippy, le technocrate, le hacker, Bill Gates, Marx, les Rapetout, Picsou, José Bové, Fourier, FMI, G7, Robin des Bois, l’entarteur, etc.

ÉCONOMIE DE L’ŒUVRE / ART DE L’ÉCONOMIE
Comment l’œuvre d’art pense-t-elle son fonctionnement propre et comment s’intègre-t-elle en tant qu’objet dans la sphère des échanges ? Comment pense-t-elle ses conditions de production ?
1) Espace de gratuité ou de prostitution : contraintes de la création. L’art pour l’art, le copyleft et le copyright, les figures du mécène et du donateur, la commande, la littérature alimentaire, le poète maudit et la mansarde vs le riche dilettante (Huysmans), l’anonymat, Spaceinvaders, le prix des matériaux et son influence sur les œuvres (Pastoureau), etc.
2) Le commerce comme œuvre : Wahrol, Dali, Klein, Manzoni, Orlan, Sorbelli, Sorin, Hybert, la galerie, le contrat, l’exclusivité, la promotion, le public-cible, la mode, le clip, le flyer, le design, les publicités de cinéastes, etc.
3) Penser le fonctionnement de l’œuvre en termes d’économie : o l’économie narrative et picturale, le dispositif, le système — et en général, la notion d’économie comme organisation, mode de distribution. Beuys, Bauhaus, la notion de dispositif. Œuvres fonctionnant en économie fermée ou ouverte (Barthes, Eco, Dufresne, Duchamp, intertexte, herméneutique, rapport au lecteur/spectateur). o le minimalisme et l’excès, le concept d’énergie, atticisme et asianisme, “ Less is more ” (Mies van der Rohe), Jean-Joseph Goux, l’économie des moyens, le signe,  formes rhétoriques de la raréfaction ou de la concentration, le rare comme valeur, le "livre sur rien", rimes riches et pauvres, la faconde, la cornucopia, l’inspiration, la dépense, le roman-fleuve ou feuilleton, la reproduction, la série... o la réflexion sur les conditions matérielles de la création (Ego comme X, Gotlieb), cut up, l’art comme recyclage (Christophe Hanna), arte povera, etc.

LE CONTRAT, L’ACHAT
1) L’échange, la transmission, la transaction : o le troc, le change, le potlatch, la circulation (Van Eyck, Koltès, Claudel, etc.) o mariage et parenté, dissémination (Danaé) o les économies utopiques (Club Med, HLM, Boullée, Ledoux, etc.)
2) Le pacte (diabolique ou non) : Le Marchand de Venise, La Peau de chagrin, Faust, Dorian Gray, etc.
3) Que peut-on vendre et posséder, que ne peut-on vendre ? Propriété du corps, propriété des mots, etc. : Journiac, noms de sites internet et de marques, génétique, traite des blanches, esclavage, les armes, la drogue, l’immatériel, l’air, acheter une étoile, le domaine public…

LIEUX ÉCONOMIQUES
1)  L’entreprise, la vie de bureau : Ma petite entreprise, Relations humaines, Rosetta, La firme, La crise, Malkovitch, The Big One , Houellebecq, Dilbert, Gaston Lagaffe, l’usine,
l’architecture d’entreprise, l’ergonomie, etc.
2)  Les différentes échelles de l’économie : la maison, le ménage, le super/cyber/marché, la bourse, la salle des ventes, le musée, le festival, le culturel, la société de spectacle, le village mondial, l’Europe et l’euro, etc.
3) L’espace publicitaire : la bande annonce, l’image de marque, l’éthique comme argument de vente, les détournements (Claude Closky), les pubs et le merchandising dans les films (Ikéa dans Fight Club, James Bond, Jurassik Park, l’image subliminale, etc.).

Quelques phrases livrées à votre réflexion...
 "Dans une guerre moderne, si quelqu’un tue quelqu’un, il tue son fournisseur ou son client", ou encore, "Toute société est un fonctionnement fondé sur une croyance commune à ce fonctionnement." (Paul Valéry)
"La question de l’économie est inséparable de celle de l’image elle-même. Qui refuse l’icône refuse la totalité de l’économie." (Marie-José Mondzain)
"Tout comme le libéralisme économique sans frein, et pour des raisons analogues,  le libéralisme sexuel produit des phénomènes de paupérisation absolue […]. Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société." (Michel Houellebecq)
"L’art ne propose en fait rien d’autre qu’une mise en place d’activité, une certaine qualité de circulation, répondant à ce problème d’économie liminaire : comment ne pas produire que de la mort, comment articuler la valeur et la vie : comment mettre en activité ?" (Franck Perrin)
"Le désert post-moderne [est] habité par des gens qui, en fait, se consomment eux-mêmes, sous forme d’images et d’abstractions, à travers lesquelles leurs désirs, leur sentiment identitaire, et leurs souvenirs sont dupliqués puis leur sont revendus, en tant que produits." (Larry McCaffery)
 




 
CALL FOR PAPERS and CONFERENCE ANNOUNCEMENT
9th International Simone de Beauvoir Society conference
'ENGAGING WITH SIMONE DE BEAUVOIR'
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Venue: St.John's College, Oxford, UK / Date: 20-22 July, 2001
Organisers:  Ursula Tidd (University of Manchester) and Elizabeth Fallaize (University of Oxford)

The ninth International Simone de Beauvoir Society conference will take place at St.John's College, Oxford in July 2001.
Keynote speakers will include Michèle Le Doeuff, author of L'Etude et le rouet (Seuil, 1989) and Le Sexe du savoir (Aubier, 1998).

Proposals for 20-minute papers relating to Simone de Beauvoir's fiction, auto/biographical writing and philosophy are invited.

Please send abstracts of approximately 200 words by February 1st, 2001, to Elizabeth Fallaize, St. John's College, Oxford, OX1 3JP, UK, e-mail: elizabeth.fallaize@sjc.ox.ac.uk.

Please address requests for registration forms and general queries about the conference to Ursula Tidd, Dept of French Studies, University of Manchester, Oxford Road, Manchester, M13 9PL, UK, e-mail: ursula.tidd@man.ac.uk.

*******************

Dr Ursula Tidd / Dept of French Studies / University of Manchester / Oxford Road / Manchester, M13 9PL
tel.: 0161 275 3222 / e-mail: ursula.tidd@man.ac.uk.




 
Groupe de Sociologie Politique Européenne & Observatoire de l'Internet Politique de l'IEP de Strasbourg  COLLOQUE A L'IEP DE STRASBOURG
APPEL A COMMUNICATIONS
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Le Groupe de Sociologie Politique Européenne et l'Observatoire de l'Internet Politique de l'IEP de
Strasbourg organisent leur 2è colloque international les 30 et 31 mars 2001.

Les élus en campagne

Les nombreuses échéances électorales de l'année 2000  en France et dans les pays de l'aire anglophone suscitent un nombre toujours croissant de sites Internet à visée électorale. Notre questionnement se porte à la fois sur les producteurs de contenu - élus, militants et administrateurs de réseau - et sur le public visé - militants, électeurs 'flottants', journalistes de la presse écrite ou de la télévision.

Les débats se concentreront essentiellement sur des études de cas en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Fidèle à sa vocation pluridisciplinaire, l'Observatoire de l'Internet Politique souhaite élargir la réflexion aux aspects linguistiques et esthétiques des sites de campagne électorale. Les contributions de politistes, sociologues, chercheurs en communication et anglicistes spécialistes de linguistique ou de civilisation seront les bienvenues.

Les propositions de communication de 200 à 300 mots en français ou en anglais sont à adresser avant le 23 décembre 2000 à viviane.serfaty@iep.u-strasbg.fr Informations supplémentaires http://www.chez.com/vserfaty/groupe-recherche.html
 


 



Colloque International Marx III

Le capital et l'humanité

Université de Paris-X Nanterre - Sorbonne
Mercredi 26 au samedi 29 septembre 2001

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"Nous lançons dès aujourd'hui un appel aux chercheurs, centres de recherches, revues universitaires et autres collectifs de
travail du monde entier en vue d'une collaboration au Congrès Marx International III, qui fait suite au Congrès I, 1995, et au
Congrès II, 1998. 

Une thématique argumentée, proposée par l'équipe d'Actuel Marx, sera diffusée plus tard. Mais voici déjà quelques
indications générales. 

Cette rencontre sera, comme la précédente, organisée sur la base de " Sections Scientifiques ", telles que Philosophie,
Economie, Droit, Histoire, Sociologie, Culture, Sciences Politiques, Anthropologie, Psychologie, Langage/Littérature, dont la liste n'est pas encore définitivement arrêtée. Ce choix s'est avéré fécond pour des débats approfondis entre chercheurs, dont témoignent les 7 volumes d'actes qui en sont issus. Une certaine décentralisation sera ainsi assurée, rendue nécessaire par l'ampleur de l'initiative (50 ateliers au Congrès I, 90 au Congrès II, 100 à 120 au Congrès III). Des plenums
inter-disciplinaires rassembleront chaque soir l'ensemble des congressistes sur des thèmes transversaux, tels que socialisme,
féminisme, écologie, développés aussi en ateliers.

Les revues et équipes de recherches y trouveront, comme par le passé, toute leur place. Elles traiteront directement avec les
responsables des Sections de leur choix, au sein desquelles elles pourront, dans la limite des disponibilités, développer des
projets autonomes.

Le thème choisi oriente vers une réflexion ambitieuse, qui prenne date de l'entrée en millenium, 2001. 

Le troisième millénaire s'ouvre sous l'égide du capital, agent d'une mondialisation qui achève pratiquement - économiquement, politiquement et culturellement - l'unité de l'espèce humaine, et fait désormais de toute question locale ou particulière l'affaire de tous, et de l'avenir une cause commune. Ce procès d'unification-division, en marche sans cesse accélérée depuis l'aube des temps modernes, culmine en exploitation généralisée de toute ressource humaine ou matérielle dans la perspective du profit, au sein d'un marché mondialisé, organisé selon un système de domination des centres sur les périphéries. 

Le Manifeste Communiste décrivait déjà, voici 150 ans, la destruction des mondes anciens de la famille, de la cité et de la
nation. La domination planétaire du capital financier conduit à son terme le cycle de la monopolisation de la richesse et de la
puissance, celui de l'atomisation des individus, de la guerre à toute forme de solidarité, de la classe à la nation. Elle pénètre,
dans ses fibres les plus intimes, quoique avec des conséquences fort diverses, l'existence de chaque habitant de la planète :
précarisation des situations, dégradation du travail, assujettissement des corps, appropriation des savoirs, asservissement des imaginaires, arasement des cultures, militarisation des espaces (réels ou virtuels), omniprésente menace de l'éco-désastre. Les effets se déclinent à tous les niveaux : éducation, emploi, production, santé, urbanisme, information, gestion de la science, institutions civiques. 

Mais ce sont là aussi les conditions d'émergence d'acteurs nouveaux, capables d'affronter et de remettre en cause l'ordre
régnant : prolétaires, peuples, femmes, urbains, intellectuels, paysans, techniciens, savants... On l'a vu à Seattle, au Chiapas,
au Brésil, en Corée, dans les euromarches et les eurogrèves, dans les mouvements de base qui fourmillent à travers tous les
continents. Ressurgit de partout l'idée de changer le monde. A l'ère de la communication instantanée, la science et la
technique, qui voient leur puissance multipliée, n'en gardent pas moins leur ambivalence. S'esquisse pourtant la possibilité d'un dépassement de la division entre travail intellectuel et travail d'exécution, d'un partage plus commun de la condition humaine : un nouvel homme ordinaire, la génération des citoyens du monde. Reste à découvrir les potentialités, à décrypter les signes, à donner un nom à l'avenir. C'est à cette prise universelle de responsabilité que nous voulons contribuer.
 

Pour toute information, s'adresser à : 
Congrès Marx International III, 19, bd du Midi, F-92000 Nanterre,
Fax : 33(0)1 46 95 03 51.   Email: ActuelMarx@u-paris10.fr

 



Sommaire.
The International Journal
of Politics and Ethics (IJPE)
The International Journal
of Politics and Ethics (IJPE).
 
 
 
 

 

We are pleased to announce the launch of a new scholarly journal, The International Journal of Politics and Ethics (IJPE).  The first issue of the journal is scheduled for publication in March 2001.

We invite contributions from scholars working in any discipline engaged in research that examines politics and ethics, construed broadly, including their possible intersections.  IJPE publishes book reviews, and we welcome offers to review recently published books.
 

Contact
J. L. Walsh
Editor, IJPE
Department of History
New England College
Henniker, NH  03242
USA

Book reviews:
Tom Lansford
Reviews Editor, IJPE
Department of Political Science
New England College
Henniker, NH  03242
USA

Contact:
phayden@bill.nec.edu
(J. P. Hayden, Associate Editor)
or
wlesperance@bill.nec.edu
(Wayne Lesperance,
Associate Editor)


AIMS AND SCOPE

The International Journal of Politics and Ethics is published on behalf of the Center for International Politics and Ethics at New England College.  It is intended as a forum for diverse interests and attitudes in all matters relating to politics and ethics, including their possible intersections.  It is designed to encourage the exploration of matters of theory as well as broad issues arising from empirical contexts and the practical application of theory.  No topic of critical interest is excluded from consideration, and the following are all within the purview of the journal:  comparative and international politics; political philosophy and ethical theory; intellectual, legal and political history; and interdisciplinary material that discusses substantive social, political, and ethical problems of public concern.

Each issue contains full-length articles, shorter discussion articles and commentaries, book reviews, and occasionally correspondence.  The final issue of each volume of the journal is dedicated to a special theme, to be announced in advance.  The journal is open to the  Work of all scholars wherever they may be.

NOTES FOR CONTRIBUTORS

Articles are welcome from scholars within various disciplines—-including economics, history, international relations, law, philosophy, political science, religion/theology, and sociology—-which are able to bring their distinctive methodologies to bear on issues of interest to a broad readership.  Unsolicited book reviews are accepted and offers to review books are welcome.  Manuscripts are judged on their quality of writing as well as their relevance to public affairs.  Manuscripts accepted for review are evaluated by a minimum of two scholars active in the field.  Because we use anonymous peer reviews, copies of the article should have separate title pages.  Submitted manuscripts must fit the following criteria:

1.      Three hard copies of all manuscripts must be submitted.  In addition, one copy should be submitted on a new 3.5-inch floppy disk clearly labeled with the author’s name and paper title, saved as a Word or Word Perfect document (PC or Mac).
2.      All material should be typed, double-spaced, and on one side of the page only.  One-inch margins should be left on all sides.
3.      Articles should not normally exceed thirty pages.  Book reviews should be between 500-1,000 words.
4.      Quotation marks should be double and not single unless they indicate a quotation within a quotation.
5.      Manuscripts should be accompanied by an abstract of approximately 150
words.
6.      Include a brief autobiographical sketch of the author(s) of around 100 words.
7.      Notes should be numbered consecutively and placed at the end of the text. Authors are responsible for checking all quotations and supplying complete references, using the following examples as guidelines:

Books:  Mervyn Frost, Ethics in International Relations:  A Constitutive Theory (Cambridge:  Cambridge University Press), p. 94.

Articles:  Anthony D. Smith, “National Identity and the Idea of European Unity,” International Affairs 68:1 (1992), pp. 65-66.

We aim to give authors a response within three months of receipt of the manuscript.  All correspondence will be carried out electronically, so authors are requested to include a current e-mail address with their submission.  Authors of articles accepted for publication are expected to promptly return corrected proofs.

Special topic-based issues of IJPE will appear once a year.  We welcome suggested topics for future special issues.  The Editors welcome all correspondence and responses to published articles, and will upon occasion publish such pieces with permission of the author(s).


 



Sommaire.
Mind and Action III
The Explanation of Human Interpretation

Mind and Action III
The Explanation of Human Interpretation
Conference Web Site

A web site for
"Mind and Action III"
will be activated by the
20th of September at:
http://www.ifl.pt/mindandaction/
 


                - Announcement and Call For Papers -

Mind and Action III is an international conference to be held in Lisbon, Portugal, from 24 to 27 May, 2001. The conference is organized by Instituto de Filosofia da Linguagem (Universidade Nova de Lisboa) around the general theme: The Explanation of Human Interpretation.

The general idea behind this theme is the following. Actions are events that we interpret as intentional; utterances are a special kind of actions-articulated sound waves that we interpret as meaningful. In
practice, the interpretation of peoples' actions and utterances is easy enough for us to be confident about human communication; but a systematic explanation of human interpretation is still missing, despite lots of good work done in this direction. So it seems interesting to try to address the general question of the explanation of human interpretation.

The following philosophers have already confirmed their participation: Donald Davidson, Jaegwon Kim, Fred Dretske, Pascal Engel, Alfred Mele, Brian McLaughin, David Henderson, Tim Crane, Elisabeth Pacherie, Jeff Malpas, Joelle Proust, Mikael M. Karlsson, Jonathan Dancy, Lynne R. Baker,
Cynthia Freeland, and Simon Evnine.

Mind and Action III will feature both plenary sessions and round tables. If you wish to participate in one of the round tables, please send an abstract as an attachment of no more then two pages (1,5-line spacing) to: <jsaagua@ifl.pt>

To be considered for presentation at the conference, abstracts must be received by November 30th, 2000. Submitted abstracts will be blind refereed. The final version of the accepted round-table papers should have a presentation time of no more than 20 minutes. Those whose abstracts are
accepted for a round table will have their accommodation paid by the conference.
 



Sommaire.
Twenty-eighth Annual Hume Society Conference
- SUBMSSION DEADLINE -

 
 

The Hume Society wishes to remind all interested persons that the deadline for submissions for the Twenty-eighth Annual Hume Society Conference, to be held at the University of Victoria in Victoria, British Columbia, 25-28 July 2001, is November 1st, which is only TEN DAYS away.

Papers on any aspect of Hume's life and works will be considered for the program. However, the conference directors especially welcome submissions on the following topics:

                        * Hume and Locke
                        * Hume and the Passions
                        * Hume as Storyteller

Papers should be no longer than thirty minutes in reading length, with self-references deleted for blind reviewing; the author's name should appear only on a front cover sheet. Papers may be in English, French, or German, but an abstract in English of up to 150 words is required for all papers. In addition, the Program Committee invites brief (1200 words maximum) submissions for a symposium on Hume's remark, 'A wise man, therefore, proportions his belief to the evidence' (EHU 10.4). Several such submissions will be selected for presentation at this symposium, which will include ample opportunity for discussion by the participants and the audience.

For details about the Victoria conference, please consult the conference
web site:  http://web.uvic.ca/~humcon01/

For the Hume Society,
Mikael M. Karlsson
Secretary-Treasurer

Sommaire.



Appel à textes et recherche de rédacteurs pour un nouveau numéro test de "Socrate &
 co, l'actualité vue par des philosophes", magazine destiné à une diffusion dans les kiosques et maisons de la presse pour fin 2002
Date: 28 février 2001





Numéro test pour Premier Trimestre 2002
 

 Une maison d'édition française a accepté de travailler à l’étude d’une nouvelle parution du magazine presse, «Socrate & Co, l’actualité vue par des philosophes» (cf. présentation de l’historique sur la page d’accueil du site). Pour ce faire, cette maison d'édition demande la réalisation d’un nouveau numéro test, à finaliser au premier trimestre 2002. Ce numéro test sera accessible aux internautes qui accèdent au site http://www.socrateetcompagnie.com, mais pourrait également faire l’objet d’une véritable édition papier afin de rendre plus palpable encore ce projet dans une mise en page réelle, préfigurant celle qui interviendrait dans l’hypothèse d’une nouvelle édition.

 Cette page s’adresse spécialement aux rédacteurs potentiels de ce nouveau numéro zéro. Si le concept de Socrate & Co paraît aisément compréhensible à chacun, «Socrate & Co, l’actualité vue par des philosophes», les objectifs et les principes de la rédaction d’un article dans un tel cadre peuvent n’être pas évidents, puisqu’une telle ligne éditoriale n’existe pas par ailleurs. Il est facile d’indiquer ce que n’est pas cette ligne éditoriale : ni la proposition d’articles journalistiques purs et simples, c’est-à-dire d’articles purement factuels, «objectifs», ni la proposition d’articles abscons, ésotériques, ou spécialistes (sur Aristote, Heidegger, …). L’objet de Socrate & Co n’est pas de parler «de » philosophie, de l’histoire de la philosophie et de ses représentants, mais d’articuler les faits de l’actualité avec le champ de l’intelligibilité philosophique telle que ces représentants, Platon, Aristote, Descartes et autres, l’ont crée et déployé, c’est-à-dire de lier faits et raisonnements, faits et nouvelles perspectives sur ces faits, faits et logiques.

 Pourquoi une telle ligne éditoriale ? C’est que la prétention journalistique de délivrer des faits est, au mieux, impossible, au pire, mensongère. En effet, les journalistes ne délivrent pas des faits mais expriment des formules, orales seulement ou écrites. Et ces formules sont elles, censées, être exactes. Or, ces formules mêlent souvent phrases factuelles, jugements de valeur, omissions importantes. Ces formules sont en soi des images qui sont reçues par les lecteurs ou auditeurs ou téléspectateurs, qui les imprègnent et qui les déterminent. Ces images sont encore plus déterminantes lorsqu’elles sont aidées par des images pures, des images télévisuelles ou des photographies. Il est possible de dire aujourd’hui qu’il n’existe pas encore de démocratie de l’information – même si Internet représente la première pierre de cette démocratie. Mais la production des images et des formules est contrôlée par un très petit nombre d’agences et de multinationales et, alors que nous avons besoin de compléter les informations par le plus grand nombre de perspectives possibles sur un même sujet, ces perspectives sont à l’heure actuelle réduites et contrôlées par les pouvoirs politiques et économiques.

 C’est pour cela que les philosophes ou les aspirants philosophes ont une responsabilité dans l’examen de ces informations médiatisées et dans la production originale d’informations différentes, c’est-à-dire de formulations différentes.
 C’est ce que nous devons réaliser dans ce nouveau numéro test. Pour cela, ce numéro zéro a pour objet : L’après 11 septembre 2001. Le champ des objets et des problèmes est suffisamment vaste pour que nous n’ayons pas à donner d’indications plus précises. Les articles rédigés devront nous être adressés sous forme de fichiers word, pour PC, par e-mail, en fichier(s) joint(s). La date ultime de remise est le 28 février 2001. Après lecture, les auteurs sont contactés par e-mail afin de leur indiquer si leur(s) article(s) est (ou sont) retenu(s), soit pour une diffusion sur le seul site Internet, soit pour leur intégration dans le possible numéro papier.

 Bien entendu, nous essaierons de faire connaître par tous nos moyens possibles ce numéro test afin d’apprécier les résultats d’audience et de lecture.

 Pour toute question, vous pouvez vous adresser à redaction@socrateetcompagnie.com

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Cf. un entretien avec le responsable principal de cette initiative.
 



Appel à textes pour un dictionnaire sur le Surnaturel chrétien
à paraitre en 2002
(janvier 2002)

Le directeur scientifique de ce projet lance un appel afin de compléter les entrées existantes:

1- Titres des notices :
- Descartes (ses positions sur la transsubstantiation eucharistique)
- Kant (ses position sur le surnaturel et les miracles)
- Malebranche (idem).

2- Taille des notices : d'une à trois pages au format A4 (interligne simple); caractère : 12 points.

3- Bibliographie : dix titres au maximum, en français mais aussi dans d'autres langues européennes. Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique des auteurs.

4- Mise en page : ne pas trop s'en soucier car toutes les notices seront uniformisées. Une seule contrainte : ne pas faire de notes n bas de pages, mais incorporer celles-ci dans le texte.

5- Les auteurs peuvent créer des divisions et sous-parties dans le corps du texte (avec titres des parageraphes ou non).

6- Envoi des notices : soit par disquette informatique (si possible au format RTF), soit par e-mail, soit sur papier.

7- Délai : 15 janvier 2002!

8- Il est prévu un contrat entre chaque collaborateur et le coordinateur scientifique (loi de 1957).

9- Je tiens à la disposition de chacun la liste des collaborateurs (218 à ce jour) ainsi que la liste des entrées.

Patrick Sbalchiero
 
 



APPEL DE TEXTES
PRINTEMPS 2002

Pour le numéro du Printemps 2002 d'Horizons philosophiques, vous êtes invité(e) à faire parvenir au secrétariat de la revue un texte sur le sujet suivant:

LES VALEURS

Quelques thèmes suggérés:
- pertinence de la problématique axiologique dans la philosophie contemporaine; axiologie et postmodernité;
- valeur et être; le désirable et le désiré; peut-on concevoir qu'un désirable ne soit désiré par personne?
- épistémologie des valeurs; les valeurs, les sentiments et la raison; le discernement;
- valeurs éthiques et valeurs esthétiques; vérité et valeurs;
- universalité-particularité, objectivité-subjectivité des valeurs;
- le fidéisme, le relativisme, le nihilisme, le cynisme...
- le fondement et la source des valeurs;
- philosophie et sociologie des valeurs; Refus global et la Révolution tranquille, les valeurs des jeunes...
- Nietzsche, Marcel Duchamp...
- etc.

Les textes doivent être soumis au conseil de rédaction avant le 8 janvier 2002, Secrétariat: hphilo@collegeem.qc.ca
Vous pouvez également écrire au responsable de ce numéro thématique: burgevin@prisco.net
 

HORIZONS PHILOSOPHIQUES
945, chemin de Chambly
Longueuil,   (Québec)
CANADA J4H 3M6
 




 
Appel à textes 
Pour le prochain numéro de la revue IDEES
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Le prochain numéro (sur l'action) d'Idées sortira mi-octobre mais il est temps d'écrire le numéro à paraître en Février 2002. 

Le thème du prochain numéro: l'amour et la mort.

Envoyez-nous vos projets d'article pour mi-octobre: 2 à 3 pages minimum indiquant clairement l'axe problématique, les objectifs et, éventuellement, le corpus utilisé.

Pour plus d'informations sur ce qu'implique être auteur dans la Revue Idées,  adressez toutes vos questions à Isabelle Dumoulin.

Ps: les auteurs du numéro sur l'action ne peuvent écrire dans le numéro de Février mais il y a peut-être des auteurs potentiels autour de vous et dites-moi si je peux déjà compter sur vous pour l'équipe de correcteurs.
 

La directrice de rédaction et de "l'association d'Idées" est Isabelle Dumoulin :
Contact: philosophie.revue.idees@wanadoo.fr

Siège social :
Association d'Idées - Revue Idées
66, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris, tél. : 01.40.36.31.91.

 



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La Voix du Regard
Avant-projet du n° 15

Esthétique de l’obscène

 (titre provisoire)




DATE LIMITE DE REMISE DES ARTICLES : 15 janvier 2002

Avant d'envoyer un texte sur un sujet de votre choix, informez-nous de votre projet, par courrier ou e-mail : nous devons être en mesure d'établir le sommaire prévisionnel, à partir de vos propositions, au milieu du mois de décembre. Tous les textes doivent être envoyés dactylographiés et sur disquette, accompagnés d’une sortie papier à l'adresse suivante : 
LA VOIX DU REGARD
11 rue Henri MARTIN
94200 Ivry-sur-Seine
Tel /Fax : 01-46-70-88-69
E-mail : voixduregard@9online.fr

Pour la partie "Hors sujet" : nous attendons vos propositions.
Pour la section "GALERIE", n'hésitez pas à faire appel à des artistes peu connus dont les œuvres n'ont jamais été publiées, et faites-les nous connaître. 

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Axe général du numéro

Il s’agit d’abord de redéfinir une notion aux frontières incertaines, aujourd’hui extrêmement galvaudée, et qui engage la littérature ainsi que tous les arts de l’image, y compris les « images nouvelles » (webcams, etc). Les polémiques récentes (C. Millet, Loft Story, etc) ont replacé l’obscénité sur le devant de la scène. Le plus souvent défini de façon réductrice comme une transgression des sphères publique et privée, l’obscène s’avère en fait beaucoup plus complexe, et c’est de cette complexité que cette quinzième livraison de la revue voudrait rendre compte, en dehors de tout discours moralisateur simpliste.

Nous souhaiterions poser la question apparemment contradictoire d’une esthétique de l’obscène, autrement dit poser la question de la réception artistique de l’obscène. En effet, dans sa définition canonique et classique, l’obscène commence quand la représentation de la chose sexuelle, du crime, de l’horreur, de la cruauté et de la violence n’est plus soumise à une fin littéraire ou artistique générale (vs. l’érotisme, « sauvé » de l’obscène par la beauté). Pourquoi une œuvre pornographique ne l’est plus dès lors qu’elle entre dans un musée ? L’obscène est-il donc nécessairement laid ? Y a-t-il contradiction entre esthétique et obscène ? Peut-on trouver belles les images d’un désastre ? C'est bien le conflit avec les valeurs platoniciennes (le beau étant chez Platon ontologiquement subordonné au bien) qu’incarnent les œuvres obscènes. On peut d’ailleurs supposer que c’est de ce conflit plus que du christianisme, qu’émanent les discours moralisateurs qui entourent la notion.

Il faudra également étudier les apports de l’ère contemporaine au débat : y a-t-il toujours exclusion entre obscénité et esthétique, ou n’est-on pas en train d’inventer une véritable esthétique de l’obscène autour, par exemple, de l’usage massif du gros plan, du tremblé, autour du traitement de certaines couleurs, etc… Quelle part tiennent aujourd’hui, dans la littérature et les arts visuels, les effets qui signifient l’irruption du regard dans l’espace intime ? Peut-on définir une esthétique relativement unifiée de l’obscène ?

Nous avons délimité quelques grands axes qui pourraient fournir l’armature de ce numéro :
 

L’obscène : absolu ou relatif ?
- La question de l’obscène mobilise des tabous géographiquement et historiquement variables. N’est-il pas relatif et intempestif (le non-obscène devient obscène par inadéquation à une situation nouvelle : ex. parler d’argent quand une vie est en jeu) ? L’obscène ne serait-il donc que le « hors-cadre » ? 
- Les différenciations culturelles de l’obscène : analyse des chansons et expressions grivoises à travers différentes cultures. L'obscène est très différent d'une culture populaire à une autre. Entre la gauloiserie et le wit, par exemple, il y a un monde et les deux, d'une certaine manière, peuvent être obscènes.
- Prendre en compte les variations contextuelles, mais aussi celles de la seule subjectivité humaine : cf. les débats sur ce qui fait ou non obscénité : ex. le sexe, mais aussi représentation du sang, de la mort, attitude en public, etc). Au XIXe siècle, qu'est-ce qui est le plus obscène : aller voir les cadavres à la morgue le dimanche ou critiquer Géricault achetant des restes de corps pour peindre des chefs-d'œuvre ? Dans la Joconde de Marcel Duchamp, qu'est-ce qui choque le plus : la moustache ou le calembour : L.H.O.O.Q. ?

L’obscène dans la galaxie des notions connexes
- L’obscène et l’abject (quelles différences ? l’un semble forcément inclure le sexuel, l’autre plutôt le corps "bas" ; approche morale possible des deux termes, pornographie), etc.
- L’obscène et l’obsédant (le refoulé, le hors-scène, la scène primitive, Baubô  - la déesse qui fait rire Démeter pleurant Perséphone en lui montrant sa vulve, Pan, Priape, le sacré, Bataille).
- Obscénité et animalité : poser la question de l’obscénité animale. Par ailleurs, il y a un thème constant de l'obscénité florale (champignon phalloïde, fleurs vulvaires, photos d'arum par Mapplethorpe, Georgia O'Keefe, Louise Bourgeois, serres décadentes, etc.).
- Pudeur / impudeur.
- Outrage.

L’obscène et le langage (dimension psychanalytique, Freud, Lacan, etc).
- Idée que l’obscène apparaît quand l’approche corporelle s’accompagne d’une « déqualification du langage » : on anéantit l’écart entre l’acte et la parole. Tandis que la séduction repose sur « l’omission élective » (Catherine Labrusse-Riou), l’obscène a à voir avec l’explicite absolu. D’où tout ce que l’obscène charrie de fantasme : c’est une transitivité absolue du langage (cf son succès chez les surréalistes).
- la question du langage est au cœur de l’obscène : l’animalité privée de parole est insensible à ce problème. Donc l’obscène suppose la réactivation d’un « univers prélinguistique ». D’où une interrogation sur une poétique de l’obscène : peut-on dire l’obscène ? Problématique du non-dicible, de l’inmontrable.

L’obscène et le réalisme
- Comment expliquer que la photographie interroge beaucoup plus l’obscène que les autres arts ? L’obscène serait-il davantage du côté du réalisme photographique que du côté pictural ou sculptural ? 
- Quand l’obscène surgit dans l’art pictural, c’est le réalisme qui est en cause : "L'Origine du
monde" de Courbet, les dessins érotiques de Rodin.  Ce qui avait choqué dans L’Olympia de Manet, c’était qu'Olympia soit une femme et non une déesse. Idem chez Caravage à qui l'on reproche de prendre des modèles dans la rue (vieux, mendiants etc.) pour peindre des personnages bibliques.
- N’y-a-t-il pas quelque chose d'obscène dans les films "tirés dune histoire vraie" ? Cette petite
mention n'altère-t-elle pas notre vision du film ? Ne peut-on parler d'obscénité dans des films qui se veulent hyper-réalistes ? L'obscénité serait alors de faire croire à un public que "ça s'est vraiment passé comme ça". 

L’obscène et le détail.
- Cf. Le Henaff et Sade. « Exposition sans mesure » : propos de Sade sur le détail dans les 120 journées.
- En arts plastiques, ouvre directement sur l’esthétique du gros plan. La pornographie vidéo, l’obsession de Loft Story à faire croire que l’on « montre tout ». 

Les signes de l’obscène
- Les gros mots / les gestes sales et leur symbolique : la gauloiserie, l’alphabet des signes érotiques surréalistes, Brisset, la maladie de Tourette, Pierre Louÿs, Rimbaud et l’album zutique, le mauvais goût.
- La tenue obscène ("Cachez ce sein que je ne saurais voir", fétichisme, soulignement des parties sexuées) ; la nourriture obscène (urophilie, coprophilie, etc.) : idée d'un détournement.
- Le rire obscène.

L’obscène et le corps.
- Idée que l’obscène correspond à la monstration de l’intérieur du corps, qui doit rester caché (XVIè/XVIIè). D’où règles de conduite qui demeurent aujourd’hui : la main devant la bouche, etc. 
- Pose la question de l’enveloppe corporelle et des humeurs : fascination et crainte éprouvée par les Anciens à propos des mouvements de l’intérieur du corps, derrière l’enveloppe. 
- Le principe de décomposition (rapport corps/gros plan) : l’obscène contre l’idéal (Baudelaire, Rimbaud, la science vs. l’amour (topos décadent). Usage agressif de la dénudation qui fait qu’il y a obscénité : projection de son image vers l’autre.

La monstration de l’obscène.
Question cruciale qui se compose de plusieurs problèmes connexes :
- La scène et/de l’obscène (théâtre pornographique révolutionnaire, (cf. compagnie Rafaello Senso), show sexuels contemporains, strip-tease, sites internet, graffiti dans des toilettes, carnaval, exhibition, scénario type de l’affriolant).
- l’importance de la communication dans la définition de l’obscène : ce dernier survient quand la parole, l’écrit ou l’image font de la chose sexuelle, du crime, de la violence, etc  un objet de communication. L’acte obscène peut ainsi être accompli aux seules fins d’être dit ou montré. Obscène : conjonction subversive de l’acte et de la parole, sans que l’on sache clairement lequel des deux détermine l’autre. D’où tous les jeux possibles sur la provocation.
- L’obscène et la provocation (surréalisme, etc.) : il y a un lien profond avec l’insolence (doublon de l’insolite, ce qui ne se fait pas, en somme) et la tension du contrat de communication.
- La question de l’intentionnalité : quand les médias diffusent certaines images, on peut se demander si la manipulation ou la simple utilisation des images ne sont pas plus obscènes que les images elles-mêmes (le morbide vend bien). Analyser les images de catastrophes.
- L’obscène comme acte de dépl(o)iement et d’explicitation. La webcam est-elle vraiment obscène ? Problématique de l’exhibition/inhibition : le phénomène webcam, le recul de l’espace intime. Voir à ce propos l'environnement de Duchamp à Philadelphie "Étant donné 1°la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage" où l'on ne voit la scène placée à l'intérieur d'une grosse boîte que par un judas. Tout ceci, pour explorer les rapports de l'obscène au voyeurisme. Voir aussi Magritte à ce sujet.
 - la question du regard : cf. Baudrillard. 
1) Nous vivons dans le « monde de la transparence », dans la « perte du secret des choses de l’intimité ». Conflit entre l’intime et le besoin de visibilité absolue.
2) Pour Baudrillard, est obscène ce qu’on ne représente plus : il n’y a plus de regard subjectif derrière la caméra filmant (passage de l’ordre de la représentation à celui de la présentation). Le regard n’informe plus (au sens premier du terme) ce qui est montré. D’où la possibilité d’une immersion totale dans l’intime (qui ne fait d’ailleurs que reprendre en la métaphorisant l’idée d’une immersion dans l’intérieur du corps). On retombe alors sur le problème du montrable et de l’inmontrable : l’obscène n’est plus « ce qui représente mais ce qui présente absolument ».

La définition juridique de l’obscène.
- Est obscène « l’exploitation indue des choses sexuelles, du crime, de l’horreur, de la cruauté et de la violence ». 
- Liste des faits obscènes qui tombent sous le coup de la loi : « les représentations de l’asservissement, du sang menstruel, des matières fécales, de l’urine, et la provocation de la défécation par des lavements comme moyens d’excitation sexuelle ». 
- La dimension juridique de l’obscène repose sur une définition assez floue de ce qui relève de l’humain et de ce qui relève du non-humain : est jugé obscène « ce qui déshumanise, ce qui dégrade l’être humain » (extraits de codes civils occidentaux).
- Spécificité des Etats-Unis : arrêt de la Cour Suprême qui déclare que « la liberté de parole a préséance sur la réglementation du matériel obscène ».

La dimension technique de l’obscène.
La présentation de l’obscène est possible grâce à l’appareil technique et médiatique : en quoi la technique est-elle  au service de l’obscène ? S’interroger par exemple sur l’imagerie médicale. 

La question de la censure et le discours moral.
- Revenir à l’origine latine de « obscenus » : sinistre, de mauvais augure, en lien avec le mal. (pluriel « obscena » : parties viriles, excréments).
- Montrer / Cacher l’obscène : apposition de feuilles de vigne,  voile d'Agamemnon (ou au contraire banalisation de textes jugés honteux (Casanova, etc.). Voir l’occultation des images trop dures par la télévision américaine après les attentats du 11 septembre 2001 à New York.
- L’obscène a à voir avec l’Enfer. Cf « L’Enfer » de la Bibliothèque Nationale (lien avec la censure).
- La littérature pornographique : « Ces livres qu’on ne lit que d’une main ». 
- Les peintres et la censure : Manet, Courbet, etc. 
- La récente affaire de l'exposition du CAPC de Bordeaux "Présumés innocents" (2000) : des artistes réfléchissent au monde de l'enfance notamment à travers la sexualité et la violence. Procès en cours avec l’association « La Mouette ».
- Idée d’une comédie de l’obscénité. Le mot se jette rapidement à la figure en guise de condamnation. La bonne conscience joue à se faire peur avec l’obscène. Voir les croisades morales pour chasser l’obscène du net, ou encore le travail de Jeff Koons :  l'artiste joue à choquer plus qu'il ne choque vraiment. Il exploite l'obscène sans l'être ou alors en  s'obligeant à l'être.
 
 

Un premier corpus

- L’obscène à l’âge classique : Aristophane, Lucien, Arétin.

- Les figures carnavalesques, les grotesques. Rabelais, etc. Figures réactivées aujourd’hui : Austin Powers.

- En littérature : Tartuffe, Zola, Joyce, Cocteau (Le Livre blanc), Genet, Nabokov, Francion (l’obscène comme liberté absolue du roman ?) et la poésie : Rimbault, Desnos, Eluard (à Gala : « le cinéma obscène, quelle splendeur ! »).

- Arts plastiques : voir les scènes de massacre en peinture, les dispositifs optiques de Dürer (à mettre en rapport avec la question du point de vue, donc de la camera, donc de l'œilleton), Manet et son "Déjeuner sur l'herbe" (femme nue au milieu d’hommes habillés), mais aussi Goya, Courbet, Bacon, Balthus. Epoque contemporaine : Andy Warhol, petites filles écartelées de Hans Belmer, Bruce Nauman, Jeff Koons, les photos de morgue en gros plan d’Andres Serrano, Gilbert et George, les fist-fuckings de Robert Mapplethorpe, actionnistes viennois (en particulier H. Nitsch ou G. Brus), Duchamp, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat. Voir des oeuvres intéressantes en terme de "neutralisation / détournement" de l’obscène dans les BD sur Internet. En photographie, on pourra s’interroger sur les travaux de Mathew Barney, Wim Delvoye, Jurgen Klauke, Pierre Monier, Joël-Peter Witkin, Cindy Sherman, Ugo Rondinone, Wolfgang Tillmans, Marina Ambramovic, Pierre Molinier, Michel Journiac, Otto Muehl, Barbara Kruger, Sophie Calle. Voir aussi les problèmes posés par l’exposition de photos de guerre.

- Art video : Alain Fleischer mais surtout les vidéos faites chez Donguy ou les actionnistes viennois. Voir aussi Pierrick Sorin, plus dans le registre de l'absurde, et aussi Pipilotti Rist.

- Cinéma : Fellini, South Park, le genre pornographique, La Pianiste (Haneke), Les Idiots (Lars von Trier), etc.

- La « symphonie obscène » de Ratzam’for : performance d’artistes allemands en œuvre musicale (mime, danse et acrobatie) : sur scène, fils tendus, cordages, nerfs, organes, cheveux.

- Le spot publicitaire des glaces Magnum (images d’asservissement, signifié sexuel).

 


 
 
 



 
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