Les sujets du Bac 2002
Sujets des bac généraux 2000: série L, ES, S.
|
Série L 1) Connaissons-nous mieux le présent que le passé ? 2) Sans l'art, parlerait-on de beauté ? 3) Expliquer le texte suivant :
1) Ne désirons-nous que les choses que nous estimons bonnes ? 2) Défendre ses droits, est-ce la même chose que défendre ses intérêts ? 3) Expliquer le texte suivant : « C'est l'avènement de l'automatisation qui, en quelques
décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité
de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail,
l'asservissement à la nécessité. (...) C'est une société
de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail,
et cette société ne sait plus rien des activités plus
hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner
cette liberté. Dans cette société qui est égalitaire,
car c'est ainsi que le travail fait vivre ensemble les hommes, il ne reste
plus de classe, plus d'aristocratie politique ou spirituelle, qui puisse
provoquer une restauration des autres facultés de l'homme. Même
les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs
fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société,
et parmi les intellectuels il ne reste que quelques solitaires pour considérer
ce qu'ils font comme des oeuvres et non comme des moyens de gagner leur
vie. Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société
de travailleurs sans travail, c'est-à-dire privés de la seule
activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire ».
1) La diversité des langues est-elle un obstacle à l'entente entre les peuples? 2) La politique est-elle une science ou un art ? 3) Expliquez le texte suivant : Tout ce qui est peut ne pas être. Il n 'y a pas de fait dont la
négation implique contradiction. L'inexistence d'un être,
sans exception, est une idée aussi claire et aussi distincte que
son existence. La proposition, qui affirme qu'il n'existe pas, même
si elle est fausse, ne se conçoit et ne s'entend pas moins que celle
qui affirme qu'il existe. Le cas est différent pour les sciences
proprement dites. Toute proposition qui n'est pas vraie y est confuse et
inintelligible. La racine cubique de 64 est égale à la moitié
de 10, c'est une proposition fausse et l'on ne peut jamais la concevoir
distinctement. Mais César n'a jamais existé, ou l'ange Gabriel,
ou un être quelconque n'ont jamais existé, ce sont peut-être
des propositions fausses, mais on peut pourtant les concevoir parfaitement
et elles n'impliquent aucune contradiction. On peut donc seulement prouver
l'existence d'un être par des arguments tirés de sa cause
ou de son effet; et ces arguments se fondent entièrement sur l'expérience.
Si nous raisonnons a priori, n'importe quoi peut paraître capable
de produire n'importe quoi. La chute d'un galet peut, pour autant que nous
le sachions, éteindre le soleil; ou le désir d'un homme gouverner
les planètes dans leurs orbites. C'est seulement l'expérience
qui nous apprend la nature et les limites de la cause et de l'effet et
nous rend capables d'inférer l'existence d'un objet de celle d'un
autre.
|