Décembre 2008

Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.

Semaine 49 (1 au 7), semaine 50 (8 au 114), semaine 51 (15 au 21), semaine 52 (22 au 28), semaine 53 (29, 31)

Calendrier général

Sommaire général

--- Toulouse. Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.



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Lundi 1er

--- Colloque international Métaphysique de la science / Metaphysics of Science. 1 – 2 décembre 2008. Grenoble, Université Pierre Mendès France, MSH-Alpes. Responsable scientifique: Max Kistler. Organisation: laboratoire Philosophie, Langages & Cognition (PLC).
Session 1 (lundi 1er décembre, 09 h 00 – 13 h 00) Structural Realism, Natural Kinds
9h Allocutions de bienvenue et ouverture
9h30 Nigel Leary (Birmingham), How Essentialists Misunderstand Locke
10h30 Philipp Keller (Genève)/ Stephan Leuenberger (Glasgow), Structural Realism: the Worst of Both Worlds?
12h00 Michael Esfeld (Lausanne)/Vincent Lam (Lausanne), Structural Realism and Causation
Session 2 (lundi 1er décembre, 14 h 15 – 19 h 30) Dispositions, Powers, Reduction
14h15 Kevin Mulligan (Genève), Tropes, Time and Modality
15h15 Olivier Massin (Genève), Varieties of Impenetrability
16h30 Stephen Mumford (Nottingham), Modelling Powers as Vectors
17h30 Claudine Tiercelin (IUF, Paris XII), Are All Properties Essentially Dispositional?
18h30 Christian Sachse (Lausanne), Simplify Complexity - an Argument from Selection for Biology
Session 3 (mardi 2 décembre 9 h 00 – 13 h 30) Mind and Psychology
9h00 Simone Gozzano (L’Aquila), Do Mental Properties Have Identity Conditions?
10h00 Reinaldo Bernal Velasquez (Grenoble), Epistemic Externalism and the Ontology of Science
11h30 Pascal Ludwig (Paris IV), Are Phenomenal Concepts Transparent?
12h30 Markus Schrenk (Nottingham), Stimulus Necessity
Session 4 (mardi 2 décembre 15 h 00 – 19 h 30) Causation and Laws
15h00 Paul Noordhof (York), Property Causation
16h00 Helen Beebee (Birmingham), Laws, Dispositions and the Necessary a posteriori
17h30 Francis Longworth (Birmingham), The Disjunctive Theory of Causation
18h30 Matt Tugby (Nottingham), A Dispositional Account of Causation
Métaphysique de la science / Metaphysics of Science
Grenoble, 1 et 2 décembre 2008
La science contemporaine semble nous procurer des connaissances toujours plus vastes: la physique nous révèle la nature des constituants ultimes de la matière et de l’univers à grande échelle ; la biologie, la psychologie et l’économie découvrent la constitution des êtres vivants et des sociétés ainsi que les régularités gouvernant leur évolution et de leurs interactions. Cependant, il est difficile d’interpréter ce que ces théories scientifiques nous disent de la réalité: la métaphysique de la science cherche à construire un cadre conceptuel qui nous mette en mesure de le faire. Ce colloque sera l’occasion de poser les questions suivantes: est-il rationnel de penser que les objets étranges que sont les photons et autres quarks postulés par la physique existent réellement, ou est-il plus judicieux de les considérer comme des fictions utiles? S’ils existent réellement, nombre d’autres questions se posent. Les constituants ultimes des objets matériels ont-ils une nature distincte des lois de la nature qui déterminent leur évolution et leurs interactions, ou leurs propriétés intrinsèques sont-elles des « pouvoirs », de sorte que les lois font partie de leur identité même? Qu’est-ce qui est plus fondamental: les objets individuels ou leurs relations? Qu’est-ce que la causalité? Y a-t-il des espèces naturelles? La nécessité que les lois de la nature imposent à l’évolution des choses est-elle différente de la nécessité logique?


Mardi 2


Mercredi 3

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--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).
 
 


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Jeudi  4

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 

--- Dixième saison de conférences à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône octobre 2008 – avril 2009 Emprises de la violence.Regards sur la civilisation contemporaine. Le philosophe Marcel Gauchet propose une réflexion sur cette contradiction majeure dont il fait le constat: "au sein de la société de la connaissance, le savoir n'est plus au centre". Une réflexion utile pour éclairer en particulier la crise de l'autorité et des savoirs scolaires. Cette conférence rejoint de fait l'actualité éditoriale du philosophe, qui vient de publier Conditions de l'éducation avec M.-C. Blais et D. Ottavi aux éditions Stock. Jeudi 4 décembre 2008 Que nous arrive-t-il? Sur l'effondrement du sens des savoirs par MARCEL GAUCHET. "La société de la connaissance" pourrait bien se révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout sens autre qu'utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les vecteurs d'une émancipation promettant à l'humanité la maîtrise consciente de son destin. Marcel Gauchet s'efforcera de mettre en lumière, à partir de ce phénomène, les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls auxquels il nous expose. Marcel Gauchet est historien et philosophe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et rédacteur en chef de la revue Le Débat depuis sa création en 1980. Vient de paraître: Conditions de l'éducation (avec M.-C. Blais et D. Ottavi), Stock, 2008. Derniers ouvrages parus: L'avènement de la démocratie. Tome 1: La révolution moderne et Tome 2: La crise du libéralisme, Gallimard, 2007 ; La démocratie d'une crise à l'autre, Cécile Defaut, 2007.
 

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Vendredi 5
 
 
 
 


Samedi  6

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Dimanche 7



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Lundi  8

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Mardi  9
 
 
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Mercredi 10

--- Séminaire de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009. Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon. Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)  La variété des modes de représentation dans la pratique scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)  Quelques paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)  L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)  Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction à la théorie du chaos.
 


Jeudi  11
 

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--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 


Vendredi 12
 

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--- Séminaire de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires sur le séminaire, vous pouvez visiter le site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle de conférences et la coordination du cycle de conférences et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
 
 

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--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 
 


Samedi  13

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--- Séminaire de recherche hégélienne. Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité » (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
 * samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers) et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung »
 * samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris VIII), « Hégélianisme et  saint-simonisme »
 * samedi 13 décembre, Jean-François Kervégan (Paris I), titre à préciser
 * samedi 14 février, Jacques Darriulat (Paris IV), « Hegel et la fin  de l'art »
 * samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes), « Ethique et dialectique »
 * samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv Bochum) (titre à préciser)
 * samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick) (titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr <mailto:marmasse@wanadoo.fr>
 
 

--- L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences: «Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre». Cette séance est consacrée à GENEVIEVE FRAISSE. Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente du Comité scientifique de l’IEC.  Lors de la fondation de la revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée des femmes et de son histoire (Les Femmes et leur histoire, 1998). Elle est connue pour ses nombreux essais, depuis Femmes toutes mains, essai sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de Beauvoir (2008), en passant notamment par Clémence Royer (1985), Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (1989), La Différence des sexes (1996), Les deux gouvernements, la famille et la cité (2000) et Du Consentement (2007). Cela l’a amenée à travailler étroitement avec les historiennes, jusqu’à la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident (1991, codirection du volume 4, XIXe siècle).  Le samedi 13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution. M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu.
Prochaines séances:
*17 janvier 2009: François De Singly, sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*7 février: Françoise Thébaud, spécialiste de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.


Dimanche 14
 

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Lundi  15
 
 
 


Mardi  16

--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph / UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
Programme : Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques, Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques, IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive. Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
 



Mercredi 17 


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Jeudi  18
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 

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Vendredi 19
 

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--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques » (2008-2013), au Collège International de Philosophie, premier séminaire intitulé cette année « Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ». Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes : Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre. Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives. L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement. Emmanuel Barot Université Toulouse II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire : Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres. «Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques, tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique : on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques, mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion sur les rapports plus généralement tendus que science et philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année retournera aux origines, et commencera par la réouverture du « dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques « à la française » diversement élaborées à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard, Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique (et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger, Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg, aidera également à instruire le dossier.»



Samedi  20

Dimanche 21



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Lundi  22
 

Mardi  23

Mercredi 24

Jeudi  25

Vendredi 26

Samedi  27

Dimanche 28



Lundi 29
 

Mardi 30
 
 
 
 
 
 

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