Novembre 2008

Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.

Semaine 45 (3 au 9), semaine 46 (10 au 16), semaine 47 (17 au 23), semaine 48 (24 au 30),

Calendrier général

Sommaire général

--- Toulouse. Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.


Samedi 1

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Dimanche  2
 



Lundi 3


Mardi  4

--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph / UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
Programme : Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques, Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques, IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive. Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
 

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Mercredi 5

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--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).
 
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Jeudi  6
--- 6-8 novembre 2008, Ateliers « Pour une approche non anthropologique de la subjectivité (Deleuze, Ruyer, Tarde, Whitehead), organisés par Didier Debaise, Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à l’Université de Toulouse Le
Mirail.

--- Séminaire Histoire et philosophie des sciences «Qu’est-ce qu’une technoscience?» Séminaire Master 2 (LMPHI 335) *Jeudi 1°semestre 13h30-16h30* *Université Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. Le concept de technoscience a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche ? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour, Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina, etc. Fonctionnement: Ce cours ne requiert pas de formation scientifique, mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances d’introduction assurées par le professeur, chaque séance comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé dans la suite de la séance.
 

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Vendredi  7
 
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--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques » (2008-2013), au Collège International de Philosophie, premier séminaire intitulé cette année « Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ». Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes : Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre. Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives. L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement. Emmanuel Barot Université Toulouse II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire : Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres. «Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques, tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique : on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques, mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion sur les rapports plus généralement tendus que science et philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année retournera aux origines, et commencera par la réouverture du « dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques « à la française » diversement élaborées à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard, Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique (et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger, Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg, aidera également à instruire le dossier.»
 
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--- Colloque L'Imagination et l'intuition dans les sciences. Colloque commun Académie des Sciences/Deutsche Akademie der Wissenschaften Leopoldina Lieu: Fondation Cino del Duca, Paris 7-8 novembre 2008 Organisation: Claude DEBRU.
 


Samedi 8

Dimanche  9




Lundi 10

Mardi  11


Mercredi 12
 

--- Séminaire de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009. Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon. Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)  La variété des modes de représentation dans la pratique scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)  Quelques paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)  L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)  Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction à la théorie du chaos.
 

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Jeudi  13
 

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--- LEBENSWELT ET LOGIQUE : L'ECOLE D'ERLANGEN COMME HERITIER DE L'EMPIRISME LOGIQUE  13-14 novembre 2008 Université Nancy 2 - Campus Lettres et Sciences Humaines Organisé par le laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Poincaré (CNRS), Nancy-Université (Université Nancy 2) dans le cadre du projet DiaRaFor (MSH Lorraine, axe 4) et du programme ANR 'Logiscience' ('La logique comme méthode d’analyse de la science : aspects historiques et problèmes contemporains', programme porté par l'IHPST). ORGANISATEURS : Gerhard Heinzmann et Frédérick Tremblay.
«La tradition de la « philosophie scientifique » de langue allemande a vu naître deux courants épistémologiques au siècle dernier, nommément celui, bien connu, de l’empirisme logique et celui de l’École d’Erlangen. Tous deux ont articulé une analyse logique du discours scientifique et proposé une reconstruction des termes théoriques de la science à partir de données non théoriques. Tous deux ont aussi pris leurs distances vis-à-vis de l’idéalisme allemand et de la tradition métaphysique allemande, comme en témoigne le rejet draconien de la philosophie d’Heidegger (Carnap, Dingler, Lorenzen). La publication, au début des années cinquante, des fameux « Deux dogmes de l’empirisme », a-t-on cru, sonnait le glas de l’empirisme logique. Or, de récentes études sur l’empirisme logique incitent à nuancer ce constat d’échec (Friedman, Wagner) et ce colloque s’inscrit justement dans la lignée de ces travaux récents (aussi bien selon une perspective philosophique (Haller, Stadler, Reck, Richardson, Uebel) que selon une perspective plus logique (Goldfarb, Mancosu, Awodey)). En effet, l’analyse logique de la science telle que formulée par l’empirisme logique apparaît aujourd’hui beaucoup plus complexe et riche que ne le laissait entendre, dans le contexte de la philosophie analytique de la science, la critique, acceptée à une époque comme définitive, de Quine. Le thème du colloque est motivé par le constat qu’une partie de ce qui a été mis à jour dans ces nouvelles études sur l’empirisme logique était déjà prévue dans le programme de l’École d’Erlangen. De là l’intérêt d’évaluer les ressemblances et les dissemblances de ces deux courants, non seulement en regard de la critique de Quine et Putnam, mais aussi en ce qui a trait à la réceptivité, post-quinienne cette fois-ci, de l’empirisme logique par l’École d’Erlangen. Cette étude comparative permettra de jeter quelques lumières sur le fait, apparemment surprenant, qu’une quinzaine d’années après le fameux texte de Quine, l’École d’Erlangen, fondée par Lorenzen et Kamlah, se soit proposé explicitement de produire aussi bien une analyse logique de la science, une logique de la science ainsi qu’une reconstruction opérative des concepts théoriques tout en se distinguant de la tentative produite par son prédécesseur qui fut l’objet des « Deux dogmes ». La raison réside principalement dans le pragmatisme mis en avant par l’École d’Erlangen (Lorenzen, Lorenz, Kambartel, Kamlah, Thiel, Gethmann et alii), qui évite judicieusement les écueils sur lesquels, a-t-on cru, après Quine et Putnam, l’empirisme logique venait s’échouer. Cette « pratique » prend sa source dans la « Lebenswelt » d’Husserl et s’inspire partiellement du pragmatique de Dingler, permet une reconstruction rationnelle et critique de l’ensemble de la science (Kambartel, Janich) dont les visées recouvrent partiellement celles de l’empirisme logique tel qu’il a été revisité ces dernières années. L’objectif de ce colloque est double. D’un point de vue historique, analyser les raisons qui font en sorte que le constructivisme méthodique (anti-stegmüllerien) de l’École d’Erlangen a peu ou pas été atteint par la portée de l’attaque quinienne (e.g. en ce qui a trait à la distinction analytique/synthétique, du rôle l’a priori et de la logique et la possibilité même du réductionnisme). D’un point de vue conceptuel, comparer la critique de Quine et de Putnam avec celle de l’École d’Erlangen de l’empirisme logique revisité en considérant le programme de l’École d’Erlangen comme une prolongation possible, par d’autres moyens, du projet de l’empirisme logique. Parmi les problématiques qui seront discutées lors du colloque, il y a la question centrale de la réception passée et actuelle de l’empirisme logique dans la pensée « anglo-américaine » versus celle dans la pensée « continentale ». La confrontation du pragmatisme américain et allemand et la question de l’analyticité et de la signification, celle du statut de la philosophie analytique des sciences seront soulevées. Il sera aussi question du rôle de la logique, de la reconstruction rationnelle de la science, du constructivisme, du formalisme, etc.»
 
 

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--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 
 


Vendredi  14

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--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 
 


Samedi 15
 

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--- Séminaire de recherche hégélienne. Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité » (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
 * samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers) et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung »
 * samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris VIII), « Hégélianisme et  saint-simonisme »
 * samedi 13 décembre, Jean-François Kervégan (Paris I), titre à préciser
 * samedi 14 février, Jacques Darriulat (Paris IV), « Hegel et la fin  de l'art »
 * samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes), « Ethique et dialectique »
 * samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv Bochum) (titre à préciser)
 * samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick) (titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr <mailto:marmasse@wanadoo.fr>
 
 

--- La Société alpine de philosophie consacre son SEMINAIRE d'AUTOMNE au thème « l'argent ». Dans cette nouvelle formule d'intervention philosophique, trois conférences invitées le matin sont suivies, après la pause de midi, d'une mise en perspective des thématiques abordées, puis d'un débat général entre les participants au séminaire. Le séminaire aura lieu le samedi 15 novembre 2008, de 9h30 à 16 h, à l'Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, UFR de Sciences Humaines, bâtiment ARSH, AMPHI 1. Adresse géographique : 1281 avenue centrale, 38400 Saint-Martin d'Hères. Tram B ou C, arrêt Bibliothèques Universitaires. Participation aux frais : 10 euros ; entrée libre pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans.
La société alpine de philosophie est une association loi de 1901 dédiée à la diffusion et à la pratique du savoir philosophique, traditionnellement liée au Département de philosophie de l'UPMF. Elle est présidée depuis 2005 par Thierry Ménissier, maître de conférences de philosophie politique. Contact : societealpinedephilosophie@orange.fr
    Présentation du séminaire :  Véritablement fascinant, le thème de l'argent se situe au croisement de problématiques fondamentales pour notre monde : sous la forme de la monnaie, l'argent est le vecteur moderne des échanges et le critère de la valeur. Il est l'intermédiaire obligé qui discrimine ce qui vaut beaucoup et ce qui vaut moins, les riches et les pauvres, les puissants et les faibles. Il a donc à voir tout à la fois avec le pouvoir, avec la dynamique sociale dans son ensemble et, pour chacun, avec l'image de son propre bonheur. Dans le même temps, l'usage de l'argent rassemble les hommes, car il implique une véritable communauté de la part de ceux qui, en adoptant tel ou tel étalon monétaire, se reconnaissent mutuellement. Cette communauté paraît basée sur la confiance mutuelle des participants à l'échange, mais l'argent lui-même crée la confiance dont il se nourrit. Points notable, les relations du système de l'argent avec la politique – avec l'organisation rationnelle qui permet aux hommes d'agir collectivement sur leur destinée – sont extrêmement complexes.
La crise actuelle du système financier mondial donne à penser les thématiques liées au système de l'argent avec une acuité renouvelée. Outre qu'elle met en péril l'économie réelle et risque de ce fait de dévaloriser totalement le fruit du travail, la crise touche au coeur des valeurs contemporaines et remet en question la manière de vivre et de juger. Chacun savait le structurel défaut de fondement des valeurs sociales, basées seulement, dans les démocraties post-religieuses et post-métaphysiques, sur l'usage commun et sur la discussion rationnelle ; la crise fait ressentir à de nombreuses personnes un véritable dégoût pour ce monde, au profit d'autres mondes, supposés plus solides ou plus justes.
Ce séminaire, en se montrant attentif aux constantes historiques et aux possibles évolutions contemporaines, examinera les conditions philosophiques, ainsi que les enjeux anthropologiques et psychanalytiques de l'usage de l'argent, dans une réflexion salutaire en cette période de crise.
Intervenants :
    - Marie Cuillerai (maître de conférences de philosophie, Université de Paris 8): Crise Financière : Le Grand Potlatch. Exubérance, irrationalité, défiance, ont qualifié l'état des opérateurs du financiers dans cette crise où l'on n'aura assisté comme jamais à la mobilisation de capitaux, de sommes d'argent astronomiques dans une frénésie accentuée par la couverture médiatique de l'événement du siècle. Loin de vouloir en spécialiste argumenter sur la pertinence des différents plans de sauvetage de l'économie mondiale, il peut paraître opportun de se saisir du temps présent pour revenir sur des analyses qui ont placé le sacré, l'irrationnel et la démesure au coeur du fonctionnement économique. Les notions de dépense, de destruction, de potlatch, ont ouvert un espace de réflexion sur l'argent où la souveraineté ne tient pas tant à l'accumulation des richesses, symboliques ou réelles qu'à leur destruction. S'agirait-il pour nous de prendre acte d'un tel renversement, comme d'un principe caché, issu d'un fonds obscur et nous renvoyant aux limites incontournable de notre condition humaine ? Du moins pourrons-nous y suivre le fil conducteur d'une ambivalence de la monnaie, à la fois principe de cohésion sociale et enjeu de puissance, pour quelques uns.
- Jean-Marc Porte (psychanalyste, Grenoble): Psychanalyse et argent : le Je, en petite(s) coupure(s). A l'heure où l'intrication de l'avoir et l'être trouvent dans nos sociétés la promesse d'une réponse quasi sans limites (la consommation) qu'en est-il du rapport de la psychanalyse à l'argent ? Au travers d'exemples tirés de la clinique, Jean Marc Porte, psychanalyste, proposera une lecture de l'argent dans la cure contemporaine. Dette, excès, manque : en aller-retour avec les textes de Georges Bataille et Michel Aglietta, une question en forme de paraphrase  de la formule de Lacan sera développée : et si l'argent – opérateur neutre par excellence de l'économisme – était structuré comme un langage.
- Daniel Bougnoux (professeur émérite de sciences de la communication, Université Stendhal – Grenoble 3): L'argent, un média comme les autres? Membre du comité de rédaction de la revue Médium qui a consacré en juin un numéro double à "L'argent maître", Daniel Bougnoux examinera l'argent comme signe et comme média en rappelant quelques jalons dans l'histoire et les principales fonctions, extraordinairement ambivalentes, de la monnaie.  Le détachement et la dématérialisation croissante des représentations monétaires engendrent un vertige, classiquement dénoncé par toute une tradition littéraire ; mais les empiètements de la valeur-argent sur les formes non-monétaires de la valeur atteignent aujourd'hui un seuil de crise, pas seulement économique mais philosophique et morale. Raison de plus pour penser de façon critique (au sens kantien de la séparation des domaines) les usages de mots comme valeur, crédit, signe monétaire, échange, ou spéculation.
 

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Dimanche  16
 
 
 

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Lundi 17
 

--- Ateliers internationaux «Pour une approche non-anthropologique de la subjectivité» Organisateur: Didier Debaise. Activité inscrite au programme ANR «Subjectivité et Aliénation». Université de Toulouse le Mirail 5, allées Machado – Toulouse Maison de la Recherche Salle D.30.
Lundi 17 novembre 2008 14h00: ouverture des ateliers. Didier Debaise et Jean-Christophe Goddard Atelier 1: Modération: Didier Debaise
- 14h30-15h00 Xavier Verley (Université de Toulouse II): Pour sentir, faut-il un sujet?
- 15h00-15h30 Arnaud François (Université de Toulouse II): Penser le sujet avec Bergson: actualisation, spatialisation, réflexion.
- 15h45-16h15 Jean-Christophe Goddard (Université de Toulouse II): Champ transcendantal et subjectivité.  Sartre, Deleuze, Fichte.
Mardi 18  novembre 2008 Atelier 2: Modération: Jean-Christophe Goddard
 - 9h00-9h30 Marc Rölli (Université technique de Darmstadt): The non-anthropological philosophy of radical pragmatism.
- 9h30-10h00 Isabelle Stengers (Université libre de Bruxelles): Du mode d’existence de Dieu. James, Whitehead et Souriau.
- 10h15-10h45  Didier Debaise (Institut Max Planck): Subjectivité et possession. La nouvelle monadologie de Tarde et de Whitehead.
Atelier 3: Modération: Guillaume Sibertin-Blanc
 - 14h00-14h30 Quentin Meillassoux (ENS-Paris): Le cogito contre le sujet, ou: comment sortir de l’anthropologie par le doute.
- 14h30-15h00 Graham Harman (Université américaine du Caire): Intentional Objects for Non-Humans.
- 15h15-15h45 James Williams (Université de Dundee): Limites et genèses de la subjectivité et de l’individuation dans la pensée de Gilles Deleuze
- 15h45-16h15 Fabrice Jambois (Université de Toulouse II): Le sujet transpositionnel de Ruyer à Deleuze: survol absolu et subjectivité dans Capitalisme et schizophrénie
Mercredi 19  novembre 2008  Atelier 4: Modération: Didier Debaise
- 8h30-9h00 Guillaume Sibertin-Blanc (ENS/CIEPFC): Désanthropologiser le « sujet » de l’histoire
- 9h00-9h30 Pierre Montebello (Université de Toulouse II): La géologie de la subjectivité chez Deleuze
- 9h45-10h15 Alexander Schnell (Université de Paris IV – Sorbonne): Le statut de la subjectivité dans la phénoménologie constructive.
- 10h15-10h45 Camille Riquier (Université de Paris IV-Sorbonne): Sujet, individu et personne dans la philosophie de la nature de Simondon.



 

Mardi  18

--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph / UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
- MAKRAM ABBES (ENS LSH) L'ART DE LA GUERRE EN ISLAM mardi 18 novembre 18h-20h Collège International de Philosophie 1 rue Descartes, 75005 Paris Amphi A (une pièce d'identité sera demandée à l'entrée du Collège; séminaire ouvert à tous). «En dépit de l'utopie libérale qui voyait dans l'économie marchande, dans le « doux commerce », l'instrument d'une pacification des nations, la guerre reste au cœur de la pratique comme de la pensée politique. Elle s'inscrit d'une part dans une approche réaliste qui identifie l'essence du politique au conflit et à l'affrontement des puissances, sous leurs diverses formes, d'autre part dans les discours de légitimation des politiques internationales menées par un certain nombre d'États : les doctrines de la guerre juste sont en effet sollicitées au sein des discours bellicistes des grandes puissances qui invoquent leur droit fondamental à l’autodéfense contre des entités politiques souvent indéfinies. Pourtant, l'idée de « guerre juste », c'est-à-dire l'approche normative de la guerre comme objet moral et juridique, ne se réduit pas à son instrumentalisation politique. La guerre doit en effet être interrogée, jusque dans ses transformations les plus récentes, à partir de catégories morales et juridiques qui seules permettent d'en faire la critique. Questionner la guerre implique alors d'examiner 1/ les formes nouvelles de conflictualité politique telles qu'elles apparaissent à différentes échelles (internationale, civile, transnationale), 2/ la reprise et l'inscription de ces formes dans une normativité morale et juridique (en particulier dans le droit international), 3/ les usages politiques qui en sont fait. L'objet de ce séminaire portera ainsi sur les légitimations théoriques des doctrines de la guerre juste et sur leur contestation (pacifisme/réalisme), comme sur les légitimations des pratiques de la guerre et leurs limites (guerre totale/réglementation des pratiques par le droit humanitaire). Sera questionné, d'un point de vue plus général, la pertinence même du concept de guerre – absent du droit international tant il recouvre des formes de violences différentes – pour la compréhension du politique.
Programme :
Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques, Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques, IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive. Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
 

--- LUMIÈRES, NATURE, SOCIÉTÉ (LNS, EA 4201) SÉMINAIRE 2008-2009: «L’ÉVÉNEMENT» Mardi 18 novembre 2008, 15H30, UNIVERSITÉ MICHEL DE MONTAIGNE BORDEAUX 3 UFR DE PHILOSOPHIE, salle H 113. Claude ROMANO (Paris-IV): «L’événement et sa phénoménalité». Claude Romano est maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris-IV. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : "L’événement et le monde" (PUF, 1998), "L’événement et le temps" (PUF, 1999), "Il y a" (PUF, 2003), "Le chant de la vie. Phénoménologie de Faulkner" (Gallimard, 2005),  "Le néant. Contribution à une histoire du non-être dans la philosophie occidentale", en collaboration avec Jérôme Laurent (PUF, 2006).
 
 


Mercredi 19

--- Mercredi 19 novembre 2008, Université de Genève. Journée d’études plotiniennes. «Qu'est-ce qu'une cause? La réflexion de Plotin à propos du destin et de la providence» Pour tout renseignement: Angela.Longo@lettres.unige.ch.
 

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Jeudi  20
 

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--- Stage SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu 1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les différentes approches de la réalité humaine impliquées par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc... Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne. 3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier: qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité / E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R. Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane. 6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à 17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE.
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 
 


Vendredi  21

--- CENTRE POMPIDOU FORUMS DE SOCIÉTÉ. «LE SPECTATEUR ÉMANCIPÉ» avec Jacques RANCIERE. Le vendredi 21 novembre 2008, 19h30, Cinéma 2, niveau –1. «Celui qui voit ne sait pas voir » : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Les textes réunis dans ce recueil (leur) opposent une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l'homme aliéné par l'excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c'est alors l'affirmation de sa capacité de voir ce qu'il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. A l'occasion de la publication de : Jacques Rancière : Le spectateur émancipé, Editions La Fabrique, octobre 2008. Info: 01 44 78 46 52.
 
 

--- Colloque international organisé par l'AFIC (Association franco-italienne pour l'étude de la philosophie française contemporaine), consacré à "Discours philosophiques et formes de la politique après 1968". 21 novembre 2008, auprès de l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), rue d'Ulm, Paris, de 9 h. 00 à 12 h. 30 et de 14 h.00 à 18 h. 00.
        «Selon plusieurs commentateurs, mai '68, et l'année 1968 en général, ont marqué l'irruption d'un renouvellement des formes de la politique. Cette thèse - soutenue par exemple par Michel de Certeau dans son livre La prise de parole - reconnaît dans les événements de '68 l'émergence d'une pratique - ou d'une série de pratiques - en rupture avec l'idée traditionnelle - partagée tant par les conservateurs que par les progressistes, et commune aux parti communistes " historiques ", aux social-démocrates et aux libéraux - des objets, des fins, et des champs " légitimes " de l'agir politique. Autour de la conjoncture " Soixante-huit ", mais bien au-delà de sa stricte événémentialité chronologique, on a assisté, non seulement à une critique de la notion de représentation visant la séparation de fait et de droit de gouvernants et des gouvernés ; on a assisté non seulement à la contestation de l'idée selon laquelle l'agir politique devrait être limité à une sphère autonome et imperméable, et monopolisé par une élite de spécialistes du Politique ; on a surtout assisté à un déplacement des confins rigides entre la politique et les sphères " impolitiques " : le corps, les normes incorporées aux conduites les plus ordinaires, la gestion de la vie quotidienne, la création artistique (surtout là, où elle demande une pratique collective, comme dans le cinéma et le théâtre), le rapport entre l'individu et son âge, sa " génération ", en tant que véhicule de significations et normes politiques et sociales - tout cela et bien d'autres aspects de l'existence humaine, ont pris soudainement une valeur politique intense, lorsqu'on a cessé de considérer les façon de les gérer et administrer comme naturelles et indiscutables, soustraites à toute contestation et à tout changement délibéré, voulu et organisé. Même le travail, en particulier le travail dans les usines, que les marxistes eux-mêmes avaient tendance à renfermer dans le cadre d'une rationalité instrumentale hypostasiée (selon l'idéologie majoritaire chez les deux dernières Internationales), fut interrogé d'un point de vue nouveau : celui du statut subjectif du travailleur, et des processus de subjectivation à l'œuvre dans le milieu de l'homme au travail. La " prise de parole " de 1968 a placé donc une certaine subjectivation au centre des enjeux politiques - la subjectivation en ce qu'elle avait de plus apparemment anodin - en transformant par là l'idée même de l'agir, individuel et collectif. Ce qui implique une signification philosophique majeure de ces pratiques nouvelles ou renouvelés. La question de la subjectivité, de sa capacité de se référer à soi-même pour évaluer et changer l'allure normative de la vie, devient un enjeu philosophique central dans plusieurs pensées surgies autour de l'événement de mai '68, et qui eurent par la suite plusieurs liens directs ou indirects avec les nouvelles expériences politiques. Cette mouvance amena à poser le problème d'une pensée à l'état pratique, d'une " boîte à outils " - pour parler comme Foucault - capable de produire des concepts et des positions à l'intérieur même des pratiques et des formes de vie. Nous aimerions reconstruire quelques jalons de cette rencontre entre pensée et pratiques nouvelles - une rencontre décisive dans l'histoire contemporaine, et qui marque un point de non-retour dans la façon de penser la politique et la philosophie. Mais il faut d'abord poser deux problèmes méthodologiques :
        1) bien que 1968, ou mai '68, constituent un " événement ", donc une irruption soudaine, il ne faut pas oublier qu'une transformation durable des pratiques politiques ne peut pas faire l'économie d'une inscription dans la durée. Le dépassement des champs séparés du " politique " et de l'" impolitique " avait déjà été thématisé avant l'irruption de la " prise de parole ", et son efficacité devint réelle tout au long des années soixante-dix. Il importe donc de ne pas restreindre excessivement l'extension temporellepertinente.
        2) bien que ces processus aient une portée mondiale, nous avons choisi de nous concentrer sur l'Italie et la France, et sur les liens entre ces deux pays. Ce choix relève de l'intensité des rapports entre ces deux pays avant et après 1968, des liens entre milieux différents mais identifiables comme autant d'expériences de marxisme critique, et des échanges d'expériences à la fois philosophiques et politiques dans les deux sens : aujourd'hui encore, les héritages des pensées de Gilles Deleuze et Michel Foucault continuent à agir en France comme en Italie, en renouvelant les tentatives de produire une pensée de l'actualité, afin que l'action dans le présent devienne elle-même porteuse de pensée. En outre, dans ces deux pays un problème est posé aujourd'hui concernant les perspectives d'une politique soustraite à l'exclusivité de la médiation étatique : la crise ou tout simplement les difficultés des systèmes de la représentation et des appareils politiques les plus vénérables entraînent une réflexion urgente sur la signification virtuelle du mot " politique " qui ne pourra pas être menée jusqu'au bout sans une ré-appropriation des conjonctures historiques cruciales dans lesquelles on a assisté à des problématisations analogues de ce signifiant. Tout en sachant qu'une journée d'études ne puisse pas de toute évidence prétendre à une signification directement politique, nous espérons pouvoir montrer que les enjeux concernant le sens de l'agir politique constituent, depuis toujours, des enjeux " naturels " de la pensée.»


Samedi 22
 

--- Société française de philosophie. Samedi 22 novembre 2008 à 16h, Sorbonne, Amphi Michelet (46 rue Saint-Jacques, Paris). La conférence sera faite par Ali Benmakhlouf et aura pour sujet "La couleur de la pensée: conversation et démonstration".
 



 

Dimanche  23




Lundi 24

--- The Society for the Advancement of Philosophy and University of Zagreb – Center for Croatian Studies are organizing an international philosophical conference Perspectives on Russell. The aim of the conference is to gather philosophers who will present and discuss papers on various aspects of the philosophical work of Bertrand Russell (1872-1970). The conference will take place from November 24 (Monday) to November 26 (Wednesday) 2008 and will be held at the newly-opened ‘Borongaj’ campus in Zagreb. Participants in the conference will be invited to submit full long versions of their papers for publication in the special (“Bertrand Russell”) issue of the peer-reviewed philosophical journal Prolegomena, published both in print and online by the Society for the Advancement of Philosophy and University of Zagreb – Center for Croatian Studies. For any questions and information, please contact us by e-mail at: upf@hrstud.hr
 

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--- Université Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire « Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008, 16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme" Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire « Délibération et Espace public » se tient au centre NoSoPhi (Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) : « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue ? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
 Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire -  bilan des discussion.
 

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Mardi  25

--- GT 41 de l’Association Française de Sociologie «Corps, techniques et société» Séminaire public 2008-2009 «Corps et techniques : quelles frontières et quelles limites?» ( 2). Lieu: CETCOPRA-Université Paris 1, 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage. RER C ou Métro ligne 14,  arrêt « Bibliothèque F. Mitterrand », bus : 62, 89, 132 (arrêt «bibliothèque F. Mitterrand») Horaire : 15h-17h. Responsables: Valérie Souffron (Cetcopra, Paris 1), Caroline Moricot (Cetcopra, Paris 1).
        Thème du séminaire de l’année. Ce séminaire suivra l’approche transversale qui est la notre et qui cherche à penser ensemble le corps et les techniques, ce « jeu » où se nouent certains des enjeux les plus importants de notre devenir. Où se situent désormais les frontières entre le corps et les techniques? Que sera le corps de demain? Quelles limites sont posées ou transgressées, des laboratoires de recherches, aux pratiques les plus quotidiennes?
Nous aborderons la question des frontières et des limites à partir de nos terrains de recherches. Aussi seront nous plus particulièrement attentifs aux questions de la présence des humains dans les mondes automatisés (continuité /discontinuité ; automatisation ; anthropomorphisme ; anthropotechnie), du corps comme projet (naturel/artificiel ; nanotechnologies ; cyborg ; augmentation/amélioration), de la sécularisation technicienne des passages (vie/mort, naître et mourir, acceptable/inacceptable, éthique et politique) et de la frontière entre l’humain et l’animal.
--- La séance du  25 novembre 2008  accueillera Eve Gardien ( Université de Lyon 1): De la production du corps handicapé. Que le corps accidenté présente des séquelles organiques définitives, n’implique pas pour autant que le sujet handicapé en fasse présentement l’expérience. Que la matière corporelle altérée soit pensée comme un carcan immuable, n’empêche pas qu’elle soit aussi un potentiel en développement. Autant de paradoxes apparents dont il sera proposé une compréhension, à partir de l’explicitation d’un processus socialement organisé, à savoir : la production des corps handicapés en milieu sanitaire. Les dimensions du formatage du corps, de la transmission des techniques du corps, de la conformation du corps par les pairs, de la sémantisation de l’expérience corporelle, seront abordées. Ce propos permettra d’ouvrir sur des horizons relatifs à la fois à la production du corps de tout à chacun, à la fois à une nouvelle compréhension du « handicap ».
 


Mercredi 26
 

--- Colloque: "Corps hybrides, techniques et fictions" Fac. de médecine Laennec, Lyon, 26 nov. 2008 (Entrée gratuite, sans inscription). Ce colloque marie approches anthropologiques, philosophiques et sciences de la communication, le tout dans le cadre du Cluster 14, axe 3 soutenu par la Région Rhône-Alpes.
 

--- Centre « Lumières, Nature, Société » (LNS, EA 4201) Archives Husserl (CNRS UMR 8547)Institut Universitaire de France. Journée d’études "Faire l’histoire? L’action historique en question" Mercredi 26 novembre 2008. Université de Bordeaux 3 Salle des Actes UFR de philosophie, 33600 Pessac.
Tramway ligne B, station « Montaigne-Montesquieu ». Responsables : Bruce Bégout et Christophe Bouton (Bordeaux 3), en collaboration avec Jean-François Courtine (Paris-IV/Archives Husserl), Marc Crépon, Marc de Launay, Jean-Claude Monod (CNRS/Archives Husserl).
Programme
- 9 h : Jean-Claude Bourdin (Poitiers), « Marx philosophe de l'histoire et historien de la France moderne » (répondant : Marc Crépon, CNRS-Archives Husserl)
- 10 h : Alexandre Escudier (Sciences Po, CEVIPOF) : « ‘Der Staatsmann ist der praktische Historiker’ (Droysen). Action historique et historicité » (répondant : Marc de Launay, CNRS-Archives Husserl)
- 14 h 30 : Jean-Claude Monod (CNRS-Archives Husserl) : « Blumenberg et Marquard » (répondant : Christophe Bouton, Bordeaux 3)
15 h 30 : Florian Nicodème (Bordeaux 3) : « Circonscrire l'agir historique: Adorno et la nature mythique de l'histoire » (répondant : Bruce Bégout, Bordeaux 3).
 

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Jeudi 27

--- L’UR “Philosophie et science” Organise Un colloque international sur le thème : La Philosophie des sciences dans l’œuvre d’Angèle Kremer Marietti. Les 27, 28 , 29 novembre 2008 A la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis. Avec la collaboration de : • L’Ambassade de France,• Le Rectorat de l’université de Tunis,• La Faculté des Sciences Humaines, Le centre national de traduction.
Programme : Ridha Azzouz Tunisie « La Symbolicité chez A. K. Marietti. Abdelkhader Bachta Tunisie Mme A. K. Marietti et la loi constructale. » François- Emmanuel Boucher Canada « Sur la valeur de la Science : Nietzche, Wittgenstein et Kremer-Marietti. » Mme Zeineb Cherni Tunisie « Modèle épistémique comtien et Sémiologie selon Angèle Kremer Marietti. » Laurent Clauzade France « Travailler sur Auguste Comte, du commentaire à l’édition.» Jean D’Hombres France « Que nous apporte l’épistémologue non scientifique ? » Mme Juliette Grange France « Une lecture de Michel Foucault au filtre du positivisme comtien. » Abdelkharim Labidi Tunisie « La science dans le prisme de la philosophie : la philosophie de la nature selon A. Kremer Marietti. » Hamdi Mlika Tunisie « A. Kremer Marietti, Comte et Wittgenstein sur le conventionnalisme et la loi scientifique. » Mme Angèle Kremer Marietti France «L’épistémologie, une philosophie de l’esprit. » Jean Aimé Safou Gabon « la critique poppêrienne d’Angèle Kremer Marrietti. »
 

--- Nietzsche’s Ecce Homo A Centenary Conference at the Institute of Germanic & Romance Studies School of Advanced Study, University of London 27-28 November 2008 CALL FOR PAPERS. Keynote speakers include: Keith Ansell Pearson, Steven Aschheim, Paul Bishop, Lesley Chamberlain, Daniel Conway, Carol Diethe, Rüdiger Görner
Friedrich Nietzsche’s intellectual autobiography Ecce Homo has always been a controversial book. Nietzsche prepared it for publication just before he became incurably insane in early 1889, but his sister and literary executor, Elisabeth, held it back until after his death, and it finally appeared only in 1908. For much of the first century of its reception, Ecce Homo met with a sceptical response and was viewed as merely a testament to Nietzsche’s incipient madness. It occupied a tenuous position in the canon of his works, and a definitive scholarly edition was published as late as 1969. In recent decades, though, there has been increased interest in the work, especially in the English-speaking world, where R. J. Hollingdale’s 1979 translation gained it a substantial new readership. Two more English translations have appeared in recent years, and another is pending.
Ecce Homo represents in many respects both a summation of Nietzsche’s philosophical outlook and a supreme example of his stylistic strengths and weaknesses. Almost half the book is devoted to a reappraisal of his earlier works, often from a highly partial perspective. He is deliberately outrageous with the ‘megalomaniacal’ self-advertisement of his chapter titles, and brazenly claims ‘I am not a man, I am dynamite’ as he attempts to explode one preconception after another in the Western philosophical tradition.
This centenary conference will re-assess Ecce Homo from both philosophical and philological viewpoints. Papers (in English or German, max. 30 minutes) are invited on any aspect of the text and its contexts, for example its:
o genesis, composition and complex publication history
o key concepts and philosophical arguments
o historical (in)accuracy and relation to Nietzsche’s earlier works
o intertexts, from the Bible to Paul Bourget
o rhetorical and narrative strategies
o hybrid generic status as literary-philosophical autobiography
o projected readership and reception by later writers
o contemporary relevance and relation to more recent philosophical developments
o theoretical interpretation (feminism, psychoanalysis, deconstruction …)
It is anticipated that selected papers from the conference will be published. Please submit proposals (max. 500 words) by 31 March 2008 to both of the organisers: Professor Duncan Large (d.a.g.large@swan.ac.uk), School of Arts/German, Swansea University, Singleton Park, GB-Swansea SA2 8PP and Dr Nicholas Martin (n.c.martin@bham.ac.uk), Department of German Studies, University of Birmingham, Ashley Building, GB-Birmingham B15 2TT
INSTITUTE OF GERMANIC & ROMANCE STUDIES
University of London School of Advanced Study
Room ST272, Senate House, Malet Street, London WC1E 7HU
Telephone: +44 (0)20-7862 8966 Fax: +44 (0)20-7862 8672
Email: jane.lewin @sas.ac.uk
PROGRAMME.
- Thursday, 27 November 2008. Keith Ansell Pearson (Warwick): Pure Nietzsche: On a Thoughtful Word in Ecce Homo. Frank Chouraqui (Warwick): Culture, Knowledge and Politics from Schopenhauer as Educator to Ecce Homo. Rainer J. Hanshe and Alan Rosenberg (New York): From Metaphysics to Grains of Sand: On the Value of Small Things. Nicholas Martin (Birmingham): Ecce Homo: How One Reviews One’s Self. Lesley Chamberlain (London): Did Nietzsche want Success? James Griffith (Chicago): Nietzsche’s Perfect Day: On the Exergue to Ecce Homo. Kathleen Merrow (Portland): 'How One Becomes What One Is': Intertextuality and Autobiography in Ecce Homo. Herman Siemens (Leiden): Nietzsche’s 'Umwertung': On the Relation between ‘War-Praxis’ and ‘Great Politics’ in Ecce Homo. Paul Bishop (Glasgow): Nietzsche’s Concept of Character in Ecce Homo. Rebecca Bamford (New York): Ecce Homo: Philosophical Autobiography and/as Metaphilosophy. Andrew Inkpin (London): Ecce Homo: A ‘Cheerful and Profound’ Work? Henna Seinälä (Jyväskylä): Ariadne's Mystery. Rüdiger Görner (London): ‘Nitimur in vetitum' oder: ‘Hat man mich verstanden?’ Zu einer Argumentationsfigur in Nietzsches Ecce Homo.
- Friday, 28 November 2008 Anthony Jensen (Cincinnati): Historiography in Ecce Homo. C. Heike Schotten (Boston): ‘Ecrasez l‘infâme!’: A Revolution for All and None. André van der Braak (Amsterdam): 'How One Becomes What One Is'. Daniel Conway (Texas): ‘And so I tell my life to myself’: Ecce Homo as an Exercise in Autobiography. Maria Branco (Lisbon): Nietzsche’s Inspiration: Philosophical and Artistic Creative Freedom in Ecce Homo and Other Writings. Duncan Large (Swansea): ‘The Magic of the Extreme’: Hyperbolic Rhetoric in Ecce Homo. Aaron Parrett (Great Falls): Ecce Homo and Confessiones Augustini: Autobiography and the End(s) of Faith. Carol Diethe (Fortrose): Lost in Translation. Martine Prange (Amsterdam): Ecce Homo: Autobiography, Preface, or Model of Philosophical Life? Yannick Souladié (Toulouse): A ‘Foretaste’ of Inversion. John Whitmire (Cullowhee): Apocalyptic ‘Madness’: Reading Ecce Homo. Steven Aschheim (Jerusalem): Ecce Homo: Reactions to a Dionysian Autobiography. Julia Happ (Oxford): ‘[K]ein Nordwind bin ich reifen Feigen’: Nietzsche’s Ambivalent Concepts of (Literary) Decadence. Vanessa Lemm (Santiago): Nietzsche’s Ecce Homo as an Ethics (and a Politics) of the ‘Care of the Self’. Martin Liebscher (London): Podachs zusammengebrochenes Werk: Erneutes Abschreiten der Grenzen psychologischer Nietzsche-Deutung. Werner Stegmaier (Greifswald): Schicksal Nietzsche? Zu Nietzsches Selbsteinschätzung als Schicksal der Philosophie und der Mensch-heit (Ecce Homo, 'Warum ich ein Schicksal bin', 1).
 
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 

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Vendredi 28
 

Samedi 29
 

Dimanche 30
 
 
 
 

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