Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.
Semaine 45 (3 au 9), semaine 46 (10 au 16), semaine 47 (17 au 23), semaine 48 (24 au 30),
--- Toulouse.
Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.
Samedi 1
Lundi 3
Mardi 4
--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph
/ UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
Programme : Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité
morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats
moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université
de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm
Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance
à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections
à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et
réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques,
Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques,
IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam
Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste
dans le droit international et la guerre préventive. Olivier
CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences
politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations
du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard
MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
Mercredi 5
--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.Jeudi 6
--- 6-8 novembre 2008, Ateliers «
Pour une approche non anthropologique de la subjectivité (Deleuze,
Ruyer, Tarde, Whitehead), organisés par Didier Debaise, Jean-Christophe
Goddard et Pierre Montebello à l’Université de Toulouse
Le
Mirail.
--- Séminaire Histoire et philosophie
des sciences «Qu’est-ce qu’une technoscience?» Séminaire
Master 2 (LMPHI 335) *Jeudi 1°semestre 13h30-16h30* *Université
Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. Le concept de technoscience
a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance
entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt
ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il
à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche
? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces
questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour,
Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina,
etc. Fonctionnement: Ce cours ne requiert pas de formation scientifique,
mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures
à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances
d’introduction assurées par le professeur, chaque séance
comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article
de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé
dans la suite de la séance.
--- Colloque
L'Imagination et l'intuition dans les sciences. Colloque commun
Académie des Sciences/Deutsche
Akademie der Wissenschaften Leopoldina Lieu: Fondation Cino del Duca,
Paris
7-8 novembre 2008 Organisation: Claude DEBRU.
Samedi 8
Dimanche 9
Mardi 11
Mercredi 12
--- Séminaire
de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université
de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009.
Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon.
Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)
La variété des modes de représentation dans la pratique
scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de
Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire
de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Quelques
paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)
L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité
de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire
RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)
Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire
de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction
à la théorie du chaos.
Jeudi 13
--- LEBENSWELT
ET LOGIQUE : L'ECOLE D'ERLANGEN COMME HERITIER DE L'EMPIRISME LOGIQUE
13-14 novembre 2008 Université Nancy 2 - Campus Lettres et Sciences
Humaines Organisé par le laboratoire d’Histoire des Sciences
et de Philosophie - Archives Poincaré (CNRS), Nancy-Université
(Université Nancy 2) dans le cadre du projet DiaRaFor (MSH Lorraine,
axe 4) et du programme ANR 'Logiscience' ('La logique comme méthode
d’analyse de la science : aspects historiques et problèmes contemporains',
programme porté par l'IHPST). ORGANISATEURS : Gerhard Heinzmann
et Frédérick Tremblay.
«La tradition de la « philosophie
scientifique » de langue allemande a vu naître deux courants
épistémologiques au siècle dernier, nommément
celui, bien connu, de l’empirisme logique et celui de l’École d’Erlangen.
Tous deux ont articulé une analyse logique du discours scientifique
et proposé une reconstruction des termes théoriques de la
science à partir de données non théoriques. Tous deux
ont aussi pris leurs distances vis-à-vis de l’idéalisme allemand
et de la tradition métaphysique allemande, comme en témoigne
le rejet draconien de la philosophie d’Heidegger (Carnap, Dingler, Lorenzen).
La publication, au début des années cinquante, des fameux
« Deux dogmes de l’empirisme », a-t-on cru, sonnait le glas
de l’empirisme logique. Or, de récentes études sur l’empirisme
logique incitent à nuancer ce constat d’échec (Friedman,
Wagner) et ce colloque s’inscrit justement dans la lignée de ces
travaux récents (aussi bien selon une perspective philosophique
(Haller, Stadler, Reck, Richardson, Uebel) que selon une perspective plus
logique (Goldfarb, Mancosu, Awodey)). En effet, l’analyse logique de la
science telle que formulée par l’empirisme logique apparaît
aujourd’hui beaucoup plus complexe et riche que ne le laissait entendre,
dans le contexte de la philosophie analytique de la science, la critique,
acceptée à une époque comme définitive, de
Quine. Le thème du colloque est motivé par le constat qu’une
partie de ce qui a été mis à jour dans ces nouvelles
études sur l’empirisme logique était déjà prévue
dans le programme de l’École d’Erlangen. De là l’intérêt
d’évaluer les ressemblances et les dissemblances de ces deux courants,
non seulement en regard de la critique de Quine et Putnam, mais aussi en
ce qui a trait à la réceptivité, post-quinienne cette
fois-ci, de l’empirisme logique par l’École d’Erlangen. Cette étude
comparative permettra de jeter quelques lumières sur le fait, apparemment
surprenant, qu’une quinzaine d’années après le fameux texte
de Quine, l’École d’Erlangen, fondée par Lorenzen et Kamlah,
se soit proposé explicitement de produire aussi bien une analyse
logique de la science, une logique de la science ainsi qu’une reconstruction
opérative des concepts théoriques tout en se distinguant
de la tentative produite par son prédécesseur qui fut l’objet
des « Deux dogmes ». La raison réside principalement
dans le pragmatisme mis en avant par l’École d’Erlangen (Lorenzen,
Lorenz, Kambartel, Kamlah, Thiel, Gethmann et alii), qui évite judicieusement
les écueils sur lesquels, a-t-on cru, après Quine et Putnam,
l’empirisme logique venait s’échouer. Cette « pratique »
prend sa source dans la « Lebenswelt » d’Husserl et s’inspire
partiellement du pragmatique de Dingler, permet une reconstruction rationnelle
et critique de l’ensemble de la science (Kambartel, Janich) dont les visées
recouvrent partiellement celles de l’empirisme logique tel qu’il a été
revisité ces dernières années. L’objectif de ce colloque
est double. D’un point de vue historique, analyser les raisons qui font
en sorte que le constructivisme méthodique (anti-stegmüllerien)
de l’École d’Erlangen a peu ou pas été atteint par
la portée de l’attaque quinienne (e.g. en ce qui a trait à
la distinction analytique/synthétique, du rôle l’a priori
et de la logique et la possibilité même du réductionnisme).
D’un point de vue conceptuel, comparer la critique de Quine et de Putnam
avec celle de l’École d’Erlangen de l’empirisme logique revisité
en considérant le programme de l’École d’Erlangen comme une
prolongation possible, par d’autres moyens, du projet de l’empirisme logique.
Parmi les problématiques qui seront discutées lors du colloque,
il y a la question centrale de la réception passée et actuelle
de l’empirisme logique dans la pensée « anglo-américaine
» versus celle dans la pensée « continentale ».
La confrontation du pragmatisme américain et allemand et la question
de l’analyticité et de la signification, celle du statut de la philosophie
analytique des sciences seront soulevées. Il sera aussi question
du rôle de la logique, de la reconstruction rationnelle de la science,
du constructivisme, du formalisme, etc.»
--- CNRS (et Universités Lille
3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis
Gernet,
Paris.
Les mathématiques grecques anciennes et
leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire
des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard
Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette
année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations
mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies
par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés.
Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes
est bien plus varié que les résumés canoniques veulent
le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée
sur les domaines mathématiques qui présentent une composante
"algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications,
la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent
des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique.
En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante
opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu
le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche,
Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers
- Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique,
une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR
6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique
et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica
y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute
of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical
principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université
de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide,
Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS,
UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique
de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya :
explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université
de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte
anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163
"Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son
emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567
Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob,
directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi
16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002
Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire
portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire
sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles
mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir.
On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant,
en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité
des sources qui permettent à l'historien de le construire et de
le contextualiser : données matérielles liées aux
instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs
sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation,
définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels
codifiant des procédures particulières ou dans les exercices
scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion
théorique et méthodologique et des études de cas qui
concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période
de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale
(suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison
du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux
de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:
à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection
on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press,
2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment
à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon
et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (3)
Vendredi 14
--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
Samedi 15
--- Séminaire de recherche hégélienne.
Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université
de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à
l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe
d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe
d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité
» (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
* samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers)
et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung
»
* samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris
VIII), « Hégélianisme et saint-simonisme »
* samedi 13 décembre, Jean-François
Kervégan (Paris I), titre à préciser
* samedi 14 février, Jacques Darriulat
(Paris IV), « Hegel et la fin de l'art »
* samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes),
« Ethique et dialectique »
* samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv
Bochum) (titre à préciser)
* samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick)
(titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle
de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier
K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier
K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis
la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers
l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr
<mailto:marmasse@wanadoo.fr>
--- La Société alpine de philosophie consacre son SEMINAIRE
d'AUTOMNE au thème « l'argent ». Dans cette nouvelle
formule d'intervention philosophique, trois conférences invitées
le matin sont suivies, après la pause de midi, d'une mise en perspective
des thématiques abordées, puis d'un débat général
entre les participants au séminaire. Le séminaire aura lieu
le samedi 15 novembre 2008, de 9h30 à 16 h, à l'Université
Pierre Mendès France – Grenoble 2, UFR de Sciences Humaines, bâtiment
ARSH, AMPHI 1. Adresse géographique : 1281 avenue centrale,
38400 Saint-Martin d'Hères. Tram B ou C, arrêt Bibliothèques
Universitaires. Participation aux frais : 10 euros ; entrée libre
pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans.
La société alpine de philosophie est une association
loi de 1901 dédiée à la diffusion et à la pratique
du savoir philosophique, traditionnellement liée au Département
de philosophie de l'UPMF. Elle est présidée depuis 2005 par
Thierry Ménissier, maître de conférences de philosophie
politique. Contact : societealpinedephilosophie@orange.fr
Présentation du séminaire :
Véritablement fascinant, le thème de l'argent se situe au
croisement de problématiques fondamentales pour notre monde : sous
la forme de la monnaie, l'argent est le vecteur moderne des échanges
et le critère de la valeur. Il est l'intermédiaire obligé
qui discrimine ce qui vaut beaucoup et ce qui vaut moins, les riches et
les pauvres, les puissants et les faibles. Il a donc à voir tout
à la fois avec le pouvoir, avec la dynamique sociale dans son ensemble
et, pour chacun, avec l'image de son propre bonheur. Dans le même
temps, l'usage de l'argent rassemble les hommes, car il implique une véritable
communauté de la part de ceux qui, en adoptant tel ou tel étalon
monétaire, se reconnaissent mutuellement. Cette communauté
paraît basée sur la confiance mutuelle des participants à
l'échange, mais l'argent lui-même crée la confiance
dont il se nourrit. Points notable, les relations du système de
l'argent avec la politique – avec l'organisation rationnelle qui permet
aux hommes d'agir collectivement sur leur destinée – sont extrêmement
complexes.
La crise actuelle du système financier mondial donne à
penser les thématiques liées au système de l'argent
avec une acuité renouvelée. Outre qu'elle met en péril
l'économie réelle et risque de ce fait de dévaloriser
totalement le fruit du travail, la crise touche au coeur des valeurs contemporaines
et remet en question la manière de vivre et de juger. Chacun savait
le structurel défaut de fondement des valeurs sociales, basées
seulement, dans les démocraties post-religieuses et post-métaphysiques,
sur l'usage commun et sur la discussion rationnelle ; la crise fait ressentir
à de nombreuses personnes un véritable dégoût
pour ce monde, au profit d'autres mondes, supposés plus solides
ou plus justes.
Ce séminaire, en se montrant attentif aux constantes historiques
et aux possibles évolutions contemporaines, examinera les conditions
philosophiques, ainsi que les enjeux anthropologiques et psychanalytiques
de l'usage de l'argent, dans une réflexion salutaire en cette période
de crise.
Intervenants :
- Marie Cuillerai (maître de conférences
de philosophie, Université de Paris 8): Crise Financière
: Le Grand Potlatch. Exubérance, irrationalité, défiance,
ont qualifié l'état des opérateurs du financiers dans
cette crise où l'on n'aura assisté comme jamais à
la mobilisation de capitaux, de sommes d'argent astronomiques dans une
frénésie accentuée par la couverture médiatique
de l'événement du siècle. Loin de vouloir en spécialiste
argumenter sur la pertinence des différents plans de sauvetage de
l'économie mondiale, il peut paraître opportun de se saisir
du temps présent pour revenir sur des analyses qui ont placé
le sacré, l'irrationnel et la démesure au coeur du fonctionnement
économique. Les notions de dépense, de destruction, de potlatch,
ont ouvert un espace de réflexion sur l'argent où la souveraineté
ne tient pas tant à l'accumulation des richesses, symboliques ou
réelles qu'à leur destruction. S'agirait-il pour nous de
prendre acte d'un tel renversement, comme d'un principe caché, issu
d'un fonds obscur et nous renvoyant aux limites incontournable de notre
condition humaine ? Du moins pourrons-nous y suivre le fil conducteur d'une
ambivalence de la monnaie, à la fois principe de cohésion
sociale et enjeu de puissance, pour quelques uns.
- Jean-Marc Porte (psychanalyste, Grenoble): Psychanalyse et argent
: le Je, en petite(s) coupure(s). A l'heure où l'intrication
de l'avoir et l'être trouvent dans nos sociétés la
promesse d'une réponse quasi sans limites (la consommation) qu'en
est-il du rapport de la psychanalyse à l'argent ? Au travers d'exemples
tirés de la clinique, Jean Marc Porte, psychanalyste, proposera
une lecture de l'argent dans la cure contemporaine. Dette, excès,
manque : en aller-retour avec les textes de Georges Bataille et Michel
Aglietta, une question en forme de paraphrase de la formule de Lacan
sera développée : et si l'argent – opérateur neutre
par excellence de l'économisme – était structuré comme
un langage.
- Daniel Bougnoux (professeur émérite de sciences de
la communication, Université Stendhal – Grenoble 3): L'argent,
un média comme les autres? Membre du comité de rédaction
de la revue Médium qui a consacré en juin un numéro
double à "L'argent maître", Daniel Bougnoux examinera l'argent
comme signe et comme média en rappelant quelques jalons dans l'histoire
et les principales fonctions, extraordinairement ambivalentes, de la monnaie.
Le détachement et la dématérialisation croissante
des représentations monétaires engendrent un vertige, classiquement
dénoncé par toute une tradition littéraire ; mais
les empiètements de la valeur-argent sur les formes non-monétaires
de la valeur atteignent aujourd'hui un seuil de crise, pas seulement économique
mais philosophique et morale. Raison de plus pour penser de façon
critique (au sens kantien de la séparation des domaines) les usages
de mots comme valeur, crédit, signe monétaire, échange,
ou spéculation.
Dimanche 16
Lundi 17
--- Ateliers
internationaux «Pour une approche non-anthropologique de la subjectivité»
Organisateur: Didier Debaise. Activité inscrite au programme ANR
«Subjectivité et Aliénation». Université
de Toulouse le Mirail 5, allées Machado – Toulouse Maison de la
Recherche Salle D.30.
Lundi 17 novembre 2008 14h00: ouverture
des ateliers. Didier Debaise et Jean-Christophe Goddard Atelier 1: Modération:
Didier Debaise
- 14h30-15h00 Xavier Verley (Université
de Toulouse II): Pour sentir, faut-il un sujet?
- 15h00-15h30 Arnaud François (Université
de Toulouse II): Penser le sujet avec Bergson: actualisation, spatialisation,
réflexion.
- 15h45-16h15 Jean-Christophe Goddard (Université
de Toulouse II): Champ transcendantal et subjectivité. Sartre,
Deleuze, Fichte.
Mardi 18 novembre 2008 Atelier 2:
Modération: Jean-Christophe Goddard
- 9h00-9h30 Marc Rölli (Université
technique de Darmstadt): The non-anthropological philosophy of radical
pragmatism.
- 9h30-10h00 Isabelle Stengers (Université
libre de Bruxelles): Du mode d’existence de Dieu. James, Whitehead et Souriau.
- 10h15-10h45 Didier Debaise (Institut
Max Planck): Subjectivité et possession. La nouvelle monadologie
de Tarde et de Whitehead.
Atelier 3: Modération: Guillaume Sibertin-Blanc
- 14h00-14h30 Quentin Meillassoux (ENS-Paris):
Le cogito contre le sujet, ou: comment sortir de l’anthropologie par le
doute.
- 14h30-15h00 Graham Harman (Université
américaine du Caire): Intentional Objects for Non-Humans.
- 15h15-15h45 James Williams (Université
de Dundee): Limites et genèses de la subjectivité et de l’individuation
dans la pensée de Gilles Deleuze
- 15h45-16h15 Fabrice Jambois (Université
de Toulouse II): Le sujet transpositionnel de Ruyer à Deleuze: survol
absolu et subjectivité dans Capitalisme et schizophrénie
Mercredi 19 novembre 2008
Atelier 4: Modération: Didier Debaise
- 8h30-9h00 Guillaume Sibertin-Blanc (ENS/CIEPFC):
Désanthropologiser le « sujet » de l’histoire
- 9h00-9h30 Pierre Montebello (Université
de Toulouse II): La géologie de la subjectivité chez Deleuze
- 9h45-10h15 Alexander Schnell (Université
de Paris IV – Sorbonne): Le statut de la subjectivité dans la phénoménologie
constructive.
- 10h15-10h45 Camille Riquier (Université
de Paris IV-Sorbonne): Sujet, individu et personne dans la philosophie
de la nature de Simondon.
Mardi 18
--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph
/ UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
- MAKRAM ABBES (ENS LSH) L'ART DE LA GUERRE EN ISLAM mardi 18 novembre
18h-20h Collège International de Philosophie 1 rue Descartes, 75005
Paris Amphi A (une pièce d'identité sera demandée
à l'entrée du Collège; séminaire ouvert à
tous). «En dépit de l'utopie libérale qui voyait dans
l'économie marchande, dans le « doux commerce », l'instrument
d'une pacification des nations, la guerre reste au cœur de la pratique
comme de la pensée politique. Elle s'inscrit d'une part dans une
approche réaliste qui identifie l'essence du politique au conflit
et à l'affrontement des puissances, sous leurs diverses formes,
d'autre part dans les discours de légitimation des politiques internationales
menées par un certain nombre d'États : les doctrines de la
guerre juste sont en effet sollicitées au sein des discours bellicistes
des grandes puissances qui invoquent leur droit fondamental à l’autodéfense
contre des entités politiques souvent indéfinies. Pourtant,
l'idée de « guerre juste », c'est-à-dire l'approche
normative de la guerre comme objet moral et juridique, ne se réduit
pas à son instrumentalisation politique. La guerre doit en effet
être interrogée, jusque dans ses transformations les plus
récentes, à partir de catégories morales et juridiques
qui seules permettent d'en faire la critique. Questionner la guerre implique
alors d'examiner 1/ les formes nouvelles de conflictualité politique
telles qu'elles apparaissent à différentes échelles
(internationale, civile, transnationale), 2/ la reprise et l'inscription
de ces formes dans une normativité morale et juridique (en particulier
dans le droit international), 3/ les usages politiques qui en sont fait.
L'objet de ce séminaire portera ainsi sur les légitimations
théoriques des doctrines de la guerre juste et sur leur contestation
(pacifisme/réalisme), comme sur les légitimations des pratiques
de la guerre et leurs limites (guerre totale/réglementation des
pratiques par le droit humanitaire). Sera questionné, d'un point
de vue plus général, la pertinence même du concept
de guerre – absent du droit international tant il recouvre des formes de
violences différentes – pour la compréhension du politique.
Programme :
Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité
morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats
moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université
de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm
Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance
à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections
à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et
réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques,
Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques,
IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam
Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste
dans le droit international et la guerre préventive. Olivier
CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences
politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations
du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard
MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
--- LUMIÈRES, NATURE, SOCIÉTÉ (LNS, EA 4201) SÉMINAIRE
2008-2009: «L’ÉVÉNEMENT» Mardi 18 novembre
2008, 15H30, UNIVERSITÉ MICHEL DE MONTAIGNE BORDEAUX 3 UFR DE
PHILOSOPHIE, salle H 113. Claude ROMANO (Paris-IV): «L’événement
et sa phénoménalité». Claude Romano est
maître de conférences en philosophie à l’Université
de Paris-IV. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : "L’événement
et le monde" (PUF, 1998), "L’événement et le temps" (PUF,
1999), "Il y a" (PUF, 2003), "Le chant de la vie. Phénoménologie
de Faulkner" (Gallimard, 2005), "Le néant. Contribution à
une histoire du non-être dans la philosophie occidentale", en collaboration
avec Jérôme Laurent (PUF, 2006).
Mercredi 19
--- Mercredi 19 novembre 2008, Université de Genève.
Journée d’études plotiniennes. «Qu'est-ce qu'une cause?
La réflexion de Plotin à propos du destin et de la providence»
Pour tout renseignement: Angela.Longo@lettres.unige.ch.
Jeudi 20
--- Stage
SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu
1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles
souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les
différentes approches de la réalité humaine impliquées
par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les
enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion
de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc...
Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité
humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature
et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne.
3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats
qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes
sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme
par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier:
qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité /
E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R.
Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane.
6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à
17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE.
--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob,
directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi
16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002
Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire
portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire
sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles
mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir.
On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant,
en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité
des sources qui permettent à l'historien de le construire et de
le contextualiser : données matérielles liées aux
instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs
sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation,
définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels
codifiant des procédures particulières ou dans les exercices
scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion
théorique et méthodologique et des études de cas qui
concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période
de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale
(suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison
du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux
de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:
à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection
on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press,
2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment
à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon
et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (3)
Vendredi 21
--- CENTRE POMPIDOU FORUMS DE SOCIÉTÉ. «LE
SPECTATEUR ÉMANCIPÉ» avec Jacques RANCIERE. Le vendredi
21 novembre 2008, 19h30, Cinéma 2, niveau –1. «Celui qui
voit ne sait pas voir » : telle est la présupposition qui
traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation
de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe
qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires
qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent.
Les textes réunis dans ce recueil (leur) opposent une hypothèse
aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune
infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient
voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu
contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande
dénonciation de l'homme aliéné par l'excès
des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant
à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c'est
alors l'affirmation de sa capacité de voir ce qu'il voit et de savoir
quoi en penser et quoi en faire. A l'occasion de la publication de : Jacques
Rancière : Le spectateur émancipé, Editions
La Fabrique, octobre 2008. Info: 01 44 78 46 52.
--- Colloque international organisé par l'AFIC (Association
franco-italienne pour l'étude de la philosophie française
contemporaine), consacré à "Discours philosophiques et formes
de la politique après 1968". 21 novembre 2008, auprès de
l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), rue d'Ulm, Paris, de
9 h. 00 à 12 h. 30 et de 14 h.00 à 18 h. 00.
«Selon plusieurs commentateurs,
mai '68, et l'année 1968 en général, ont marqué
l'irruption d'un renouvellement des formes de la politique. Cette thèse
- soutenue par exemple par Michel de Certeau dans son livre La prise de
parole - reconnaît dans les événements de '68 l'émergence
d'une pratique - ou d'une série de pratiques - en rupture avec l'idée
traditionnelle - partagée tant par les conservateurs que par les
progressistes, et commune aux parti communistes " historiques ", aux social-démocrates
et aux libéraux - des objets, des fins, et des champs " légitimes
" de l'agir politique. Autour de la conjoncture " Soixante-huit ", mais
bien au-delà de sa stricte événémentialité
chronologique, on a assisté, non seulement à une critique
de la notion de représentation visant la séparation de fait
et de droit de gouvernants et des gouvernés ; on a assisté
non seulement à la contestation de l'idée selon laquelle
l'agir politique devrait être limité à une sphère
autonome et imperméable, et monopolisé par une élite
de spécialistes du Politique ; on a surtout assisté à
un déplacement des confins rigides entre la politique et les sphères
" impolitiques " : le corps, les normes incorporées aux conduites
les plus ordinaires, la gestion de la vie quotidienne, la création
artistique (surtout là, où elle demande une pratique collective,
comme dans le cinéma et le théâtre), le rapport entre
l'individu et son âge, sa " génération ", en tant que
véhicule de significations et normes politiques et sociales - tout
cela et bien d'autres aspects de l'existence humaine, ont pris soudainement
une valeur politique intense, lorsqu'on a cessé de considérer
les façon de les gérer et administrer comme naturelles et
indiscutables, soustraites à toute contestation et à tout
changement délibéré, voulu et organisé. Même
le travail, en particulier le travail dans les usines, que les marxistes
eux-mêmes avaient tendance à renfermer dans le cadre d'une
rationalité instrumentale hypostasiée (selon l'idéologie
majoritaire chez les deux dernières Internationales), fut interrogé
d'un point de vue nouveau : celui du statut subjectif du travailleur, et
des processus de subjectivation à l'œuvre dans le milieu de l'homme
au travail. La " prise de parole " de 1968 a placé donc une certaine
subjectivation au centre des enjeux politiques - la subjectivation en ce
qu'elle avait de plus apparemment anodin - en transformant par là
l'idée même de l'agir, individuel et collectif. Ce qui implique
une signification philosophique majeure de ces pratiques nouvelles ou renouvelés.
La question de la subjectivité, de sa capacité de se référer
à soi-même pour évaluer et changer l'allure normative
de la vie, devient un enjeu philosophique central dans plusieurs pensées
surgies autour de l'événement de mai '68, et qui eurent par
la suite plusieurs liens directs ou indirects avec les nouvelles expériences
politiques. Cette mouvance amena à poser le problème d'une
pensée à l'état pratique, d'une " boîte à
outils " - pour parler comme Foucault - capable de produire des concepts
et des positions à l'intérieur même des pratiques et
des formes de vie. Nous aimerions reconstruire quelques jalons de cette
rencontre entre pensée et pratiques nouvelles - une rencontre décisive
dans l'histoire contemporaine, et qui marque un point de non-retour dans
la façon de penser la politique et la philosophie. Mais il faut
d'abord poser deux problèmes méthodologiques :
1) bien que 1968, ou mai
'68, constituent un " événement ", donc une irruption soudaine,
il ne faut pas oublier qu'une transformation durable des pratiques politiques
ne peut pas faire l'économie d'une inscription dans la durée.
Le dépassement des champs séparés du " politique "
et de l'" impolitique " avait déjà été thématisé
avant l'irruption de la " prise de parole ", et son efficacité devint
réelle tout au long des années soixante-dix. Il importe donc
de ne pas restreindre excessivement l'extension temporellepertinente.
2) bien que ces processus
aient une portée mondiale, nous avons choisi de nous concentrer
sur l'Italie et la France, et sur les liens entre ces deux pays. Ce choix
relève de l'intensité des rapports entre ces deux pays avant
et après 1968, des liens entre milieux différents mais identifiables
comme autant d'expériences de marxisme critique, et des échanges
d'expériences à la fois philosophiques et politiques dans
les deux sens : aujourd'hui encore, les héritages des pensées
de Gilles Deleuze et Michel Foucault continuent à agir en France
comme en Italie, en renouvelant les tentatives de produire une pensée
de l'actualité, afin que l'action dans le présent devienne
elle-même porteuse de pensée. En outre, dans ces deux pays
un problème est posé aujourd'hui concernant les perspectives
d'une politique soustraite à l'exclusivité de la médiation
étatique : la crise ou tout simplement les difficultés des
systèmes de la représentation et des appareils politiques
les plus vénérables entraînent une réflexion
urgente sur la signification virtuelle du mot " politique " qui ne pourra
pas être menée jusqu'au bout sans une ré-appropriation
des conjonctures historiques cruciales dans lesquelles on a assisté
à des problématisations analogues de ce signifiant. Tout
en sachant qu'une journée d'études ne puisse pas de toute
évidence prétendre à une signification directement
politique, nous espérons pouvoir montrer que les enjeux concernant
le sens de l'agir politique constituent, depuis toujours, des enjeux "
naturels " de la pensée.»
Samedi 22
--- Société française
de philosophie. Samedi 22 novembre 2008 à 16h, Sorbonne,
Amphi Michelet (46 rue Saint-Jacques, Paris). La
conférence sera faite par Ali Benmakhlouf et aura pour sujet "La
couleur de la pensée: conversation et démonstration".
Dimanche 23
--- The Society for the Advancement of Philosophy
and University of Zagreb – Center for Croatian
Studies are organizing an international philosophical conference Perspectives
on Russell. The aim of the conference is to gather philosophers
who will present and discuss papers on various aspects of the philosophical
work of Bertrand Russell (1872-1970). The conference will take place from
November
24 (Monday) to November 26 (Wednesday) 2008 and will be held at the
newly-opened ‘Borongaj’ campus in Zagreb. Participants in the conference
will be invited to submit full long versions of their papers for publication
in the special (“Bertrand Russell”) issue of the peer-reviewed philosophical
journal Prolegomena, published
both in print and online by the Society for the Advancement of Philosophy
and University of Zagreb – Center for Croatian Studies. For any questions
and information, please contact us by e-mail at: upf@hrstud.hr
--- Université
Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire «
Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008,
16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme"
Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre
Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs
rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire «
Délibération et Espace public » se tient au centre
NoSoPhi
(Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris
1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom).
Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair
Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University)
: « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue
? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université
de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution
d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture
du séminaire - bilan des discussion.
Mardi 25
--- GT 41 de l’Association Française
de Sociologie «Corps, techniques et société»
Séminaire public 2008-2009 «Corps et techniques : quelles
frontières et quelles limites?» ( 2). Lieu: CETCOPRA-Université
Paris 1, 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage.
RER C ou Métro ligne 14, arrêt « Bibliothèque
F. Mitterrand », bus : 62, 89, 132 (arrêt «bibliothèque
F. Mitterrand») Horaire : 15h-17h. Responsables: Valérie Souffron
(Cetcopra, Paris 1), Caroline Moricot (Cetcopra, Paris 1).
Thème du séminaire
de l’année. Ce séminaire suivra l’approche transversale qui
est la notre et qui cherche à penser ensemble le corps et les techniques,
ce « jeu » où se nouent certains des enjeux les plus
importants de notre devenir. Où se situent désormais les
frontières entre le corps et les techniques? Que sera le corps de
demain? Quelles limites sont posées ou transgressées, des
laboratoires de recherches, aux pratiques les plus quotidiennes?
Nous aborderons la question des frontières et des limites à
partir de nos terrains de recherches. Aussi seront nous plus particulièrement
attentifs aux questions de la présence des humains dans les mondes
automatisés (continuité /discontinuité ; automatisation
; anthropomorphisme ; anthropotechnie), du corps comme projet (naturel/artificiel
; nanotechnologies ; cyborg ; augmentation/amélioration), de la
sécularisation technicienne des passages (vie/mort, naître
et mourir, acceptable/inacceptable, éthique et politique) et de
la frontière entre l’humain et l’animal.
--- La séance du 25 novembre 2008 accueillera
Eve Gardien ( Université de Lyon 1): De la production du corps handicapé.
Que le corps accidenté présente des séquelles organiques
définitives, n’implique pas pour autant que le sujet handicapé
en fasse présentement l’expérience. Que la matière
corporelle altérée soit pensée comme un carcan immuable,
n’empêche pas qu’elle soit aussi un potentiel en développement.
Autant de paradoxes apparents dont il sera proposé une compréhension,
à partir de l’explicitation d’un processus socialement organisé,
à savoir : la production des corps handicapés en milieu sanitaire.
Les dimensions du formatage du corps, de la transmission des techniques
du corps, de la conformation du corps par les pairs, de la sémantisation
de l’expérience corporelle, seront abordées. Ce propos permettra
d’ouvrir sur des horizons relatifs à la fois à la production
du corps de tout à chacun, à la fois à une nouvelle
compréhension du « handicap ».
Mercredi 26
--- Colloque: "Corps
hybrides, techniques et fictions" Fac. de médecine Laennec,
Lyon,
26 nov. 2008 (Entrée gratuite, sans inscription). Ce colloque
marie approches anthropologiques, philosophiques et sciences de la communication,
le tout dans le cadre du Cluster 14, axe 3 soutenu par la Région
Rhône-Alpes.
--- Centre « Lumières,
Nature, Société » (LNS, EA 4201) Archives Husserl (CNRS
UMR 8547)Institut Universitaire de France. Journée d’études
"Faire l’histoire? L’action historique en question" Mercredi 26 novembre
2008. Université de Bordeaux 3 Salle des Actes UFR de philosophie,
33600 Pessac.
Tramway ligne B, station « Montaigne-Montesquieu ». Responsables
: Bruce Bégout et Christophe Bouton (Bordeaux 3), en collaboration
avec Jean-François Courtine (Paris-IV/Archives Husserl), Marc Crépon,
Marc de Launay, Jean-Claude Monod (CNRS/Archives Husserl).
Programme
- 9 h : Jean-Claude Bourdin (Poitiers), « Marx philosophe de
l'histoire et historien de la France moderne » (répondant
: Marc Crépon, CNRS-Archives Husserl)
- 10 h : Alexandre Escudier (Sciences Po, CEVIPOF) : « ‘Der Staatsmann
ist der praktische Historiker’ (Droysen). Action historique et historicité
» (répondant : Marc de Launay, CNRS-Archives Husserl)
- 14 h 30 : Jean-Claude Monod (CNRS-Archives Husserl) : « Blumenberg
et Marquard » (répondant : Christophe Bouton, Bordeaux 3)
15 h 30 : Florian Nicodème (Bordeaux 3) : « Circonscrire
l'agir historique: Adorno et la nature mythique de l'histoire » (répondant
: Bruce Bégout, Bordeaux 3).
Jeudi 27
--- L’UR “Philosophie et science” Organise
Un colloque international sur le thème : La Philosophie des sciences
dans l’œuvre d’Angèle Kremer Marietti. Les 27, 28 , 29 novembre
2008 A la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis. Avec
la collaboration de : • L’Ambassade de France,• Le Rectorat de l’université
de Tunis,• La Faculté des Sciences Humaines, Le centre national
de traduction.
Programme : Ridha Azzouz Tunisie « La Symbolicité
chez A. K. Marietti. Abdelkhader Bachta Tunisie Mme A. K. Marietti et la
loi constructale. » François- Emmanuel Boucher Canada «
Sur la valeur de la Science : Nietzche, Wittgenstein et Kremer-Marietti.
» Mme Zeineb Cherni Tunisie « Modèle épistémique
comtien et Sémiologie selon Angèle Kremer Marietti. »
Laurent Clauzade France « Travailler sur Auguste Comte, du commentaire
à l’édition.» Jean D’Hombres France « Que nous
apporte l’épistémologue non scientifique ? » Mme Juliette
Grange France « Une lecture de Michel Foucault au filtre du positivisme
comtien. » Abdelkharim Labidi Tunisie « La science dans le
prisme de la philosophie : la philosophie de la nature selon A. Kremer
Marietti. » Hamdi Mlika Tunisie « A. Kremer Marietti, Comte
et Wittgenstein sur le conventionnalisme et la loi scientifique. »
Mme Angèle Kremer Marietti France «L’épistémologie,
une philosophie de l’esprit. » Jean Aimé Safou Gabon «
la critique poppêrienne d’Angèle Kremer Marrietti. »
--- Nietzsche’s
Ecce Homo A Centenary Conference at the Institute of Germanic & Romance
Studies School of Advanced Study, University of London 27-28 November 2008
CALL FOR PAPERS. Keynote speakers include: Keith Ansell Pearson,
Steven Aschheim, Paul Bishop, Lesley Chamberlain, Daniel Conway, Carol
Diethe, Rüdiger Görner
Friedrich Nietzsche’s intellectual autobiography
Ecce Homo has always been a controversial book. Nietzsche prepared it for
publication just before he became incurably insane in early 1889, but his
sister and literary executor, Elisabeth, held it back until after his death,
and it finally appeared only in 1908. For much of the first century of
its reception, Ecce Homo met with a sceptical response and was viewed as
merely a testament to Nietzsche’s incipient madness. It occupied a tenuous
position in the canon of his works, and a definitive scholarly edition
was published as late as 1969. In recent decades, though, there has been
increased interest in the work, especially in the English-speaking world,
where R. J. Hollingdale’s 1979 translation gained it a substantial new
readership. Two more English translations have appeared in recent years,
and another is pending.
Ecce Homo represents in many respects both a
summation of Nietzsche’s philosophical outlook and a supreme example of
his stylistic strengths and weaknesses. Almost half the book is devoted
to a reappraisal of his earlier works, often from a highly partial perspective.
He is deliberately outrageous with the ‘megalomaniacal’ self-advertisement
of his chapter titles, and brazenly claims ‘I am not a man, I am dynamite’
as he attempts to explode one preconception after another in the Western
philosophical tradition.
This centenary conference will re-assess Ecce
Homo from both philosophical and philological viewpoints. Papers (in English
or German, max. 30 minutes) are invited on any aspect of the text and its
contexts, for example its:
o genesis, composition and complex publication
history
o key concepts and philosophical arguments
o historical (in)accuracy and relation to Nietzsche’s
earlier works
o intertexts, from the Bible to Paul Bourget
o rhetorical and narrative strategies
o hybrid generic status as literary-philosophical
autobiography
o projected readership and reception by later
writers
o contemporary relevance and relation to more
recent philosophical developments
o theoretical interpretation (feminism, psychoanalysis,
deconstruction …)
It is anticipated that selected papers from the
conference will be published. Please submit proposals (max. 500 words)
by 31 March 2008 to both of the organisers: Professor Duncan Large (d.a.g.large@swan.ac.uk),
School of Arts/German, Swansea University, Singleton Park, GB-Swansea SA2
8PP and Dr Nicholas Martin (n.c.martin@bham.ac.uk), Department of German
Studies, University of Birmingham, Ashley Building, GB-Birmingham B15 2TT
INSTITUTE OF GERMANIC & ROMANCE STUDIES
University of London School of Advanced Study
Room ST272, Senate House, Malet Street, London
WC1E 7HU
Telephone: +44 (0)20-7862 8966 Fax: +44 (0)20-7862
8672
Email: jane.lewin @sas.ac.uk
PROGRAMME.
- Thursday, 27 November 2008. Keith Ansell
Pearson (Warwick): Pure Nietzsche: On a Thoughtful Word in Ecce Homo. Frank
Chouraqui (Warwick): Culture, Knowledge and Politics from Schopenhauer
as Educator to Ecce Homo. Rainer J. Hanshe and Alan Rosenberg (New York):
From Metaphysics to Grains of Sand: On the Value of Small Things. Nicholas
Martin (Birmingham): Ecce Homo: How One Reviews One’s Self. Lesley Chamberlain
(London): Did Nietzsche want Success? James Griffith (Chicago): Nietzsche’s
Perfect Day: On the Exergue to Ecce Homo. Kathleen Merrow (Portland): 'How
One Becomes What One Is': Intertextuality and Autobiography in Ecce Homo.
Herman Siemens (Leiden): Nietzsche’s 'Umwertung': On the Relation between
‘War-Praxis’ and ‘Great Politics’ in Ecce Homo. Paul Bishop (Glasgow):
Nietzsche’s Concept of Character in Ecce Homo. Rebecca Bamford (New York):
Ecce Homo: Philosophical Autobiography and/as Metaphilosophy. Andrew Inkpin
(London): Ecce Homo: A ‘Cheerful and Profound’ Work? Henna Seinälä
(Jyväskylä): Ariadne's Mystery. Rüdiger Görner (London):
‘Nitimur in vetitum' oder: ‘Hat man mich verstanden?’ Zu einer Argumentationsfigur
in Nietzsches Ecce Homo.
- Friday, 28 November 2008 Anthony Jensen
(Cincinnati): Historiography in Ecce Homo. C. Heike Schotten (Boston):
‘Ecrasez l‘infâme!’: A Revolution for All and None. André
van der Braak (Amsterdam): 'How One Becomes What One Is'. Daniel Conway
(Texas): ‘And so I tell my life to myself’: Ecce Homo as an Exercise in
Autobiography. Maria Branco (Lisbon): Nietzsche’s Inspiration: Philosophical
and Artistic Creative Freedom in Ecce Homo and Other Writings. Duncan Large
(Swansea): ‘The Magic of the Extreme’: Hyperbolic Rhetoric in Ecce Homo.
Aaron Parrett (Great Falls): Ecce Homo and Confessiones Augustini: Autobiography
and the End(s) of Faith. Carol Diethe (Fortrose): Lost in Translation.
Martine Prange (Amsterdam): Ecce Homo: Autobiography, Preface, or Model
of Philosophical Life? Yannick Souladié (Toulouse): A ‘Foretaste’
of Inversion. John Whitmire (Cullowhee): Apocalyptic ‘Madness’: Reading
Ecce Homo. Steven Aschheim (Jerusalem): Ecce Homo: Reactions to a Dionysian
Autobiography. Julia Happ (Oxford): ‘[K]ein Nordwind bin ich reifen Feigen’:
Nietzsche’s Ambivalent Concepts of (Literary) Decadence. Vanessa Lemm (Santiago):
Nietzsche’s Ecce Homo as an Ethics (and a Politics) of the ‘Care of the
Self’. Martin Liebscher (London): Podachs zusammengebrochenes Werk: Erneutes
Abschreiten der Grenzen psychologischer Nietzsche-Deutung. Werner Stegmaier
(Greifswald): Schicksal Nietzsche? Zu Nietzsches Selbsteinschätzung
als Schicksal der Philosophie und der Mensch-heit (Ecce Homo, 'Warum ich
ein Schicksal bin', 1).
--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob,
directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi
16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002
Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire
portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire
sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles
mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir.
On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant,
en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité
des sources qui permettent à l'historien de le construire et de
le contextualiser : données matérielles liées aux
instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs
sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation,
définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels
codifiant des procédures particulières ou dans les exercices
scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion
théorique et méthodologique et des études de cas qui
concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période
de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale
(suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison
du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux
de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:
à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection
on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press,
2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment
à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon
et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs:
la notion d'instrument (3)
Vendredi 28
Samedi 29
Dimanche 30