Avril 2009

Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.

Semaine 14 (1 au 5), semaine 15 (6 au 12), semaine 16 (13 au 19), semaine 17 (20 au 26), semaine 18 (27 au 31)

Calendrier général

Sommaire général

--- Toulouse. Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.



Mercredi 1

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--- Institut d'études lévinassiennes. Jean Claude Milner (séminaire hors-thème) La voie française : la langue idéale
4 séances : les mercredis 11 février, 11 mars, 25 mars, 1er avril 2009, à 20h30, Université de Chicago à Paris, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris
 

--- Le cours et le séminaire de Jacques Bouveresse auront lieu au Collège de France tous les mercredis du 7 janvier au 8 avril 2009 (sauf le 18 février). Cours : Dans le labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez Leibniz (à 14 H). Séminaire : Usages de Wittgenstein (à 16 H 30) Programme du séminaire.
- 7 janvier Jean-Jacques Rosat, Collège de France Le problème des concepts phénoménaux et Wittgenstein.
- 14 janvier Valérie Aucouturier, Université Paris 1 & University of Kent Usages de l'analyse conceptuelle chez Anscombe : l’exemple de “l'intention”.
- 21 janvier Maia Ponsonnet, Université Paris 8-Saint-Denis L’anthropologie avec Wittgenstein, et vice versa.
- 28 janvier Jérôme Dokic, EHESS Le contexte de la certitude.
- 4 février Denis Perrin, Université Grenoble 2 Kripke lecteur de Wittgenstein : le vague et l’usage.
- 11 février Aude Bandini, Collège de France De la théorie de la proposition image à la sémantique picturale de Sellars.
- 25 février François Clementz, Université de Provence (Aix-Marseille 1) Russell, Wittgenstein et la genèse de l'atomisme logique.
- 4 mars Delphine Chapuis-Schmitz, IHPST (Paris) Analyticité et vérité logique : Wittgenstein et Carnap.
- 11 mars Jean-François Laplénie, Université Paris 4 Wittgenstein chez Thomas Bernhard.
- 18 mars Gerhard Schmezer La croyance religieuse comme équilibrisme : la philosophie de la religion dans le sillage de Wittgenstein.
- 25 mars Élise Marrou, Université Paris 10 et Université Paris 1 “Le moment wittgenstein des anthropologues” : Veena Das, souffrance et subjectivité.
- 1er avril Bruno Ambroise, CNRS (CURAPP-ESS, Amiens) Contextualisme et anti-représentationnalisme : usages de Wittgenstein par Charles Travis.
- 8 avril Ludovic Soutif, FAPESP/Université de São Paulo (USP) Expliquer la portée normative pragmatique des états intentionnels – L'utilisation de Wittgenstein par Brandom.
 

--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).

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Jeudi  2

--- Colloque international "Mystique et philosophie" 2-5 avril 2009 sous la responsabilité de Géraldine Roux Dans le cadre du PPF présidentiel sur "le fait religieux" et en partenariat avec l’UMB - EA 2326 « philosophie allemande » Projet scientifique : Les pistes de réflexion de ce colloque porteront principalement sur la question de la naissance de la mystique dans sa confrontation, tout en y puisant ses sources, avec le courant dit rationaliste, la question de l’écriture mystique – comment transcrire ou décrire l’expérience extatique ? – et celle de l’excès, du passage à la limite que la mystique, au sens large, semble produire sur le mode habituel de notre rationalité. Le plus souvent, par le terme « mystique », on entend une expérience extatique, incommunicable, indicible. Pour la rationalité, notamment philosophique, elle apparaît comme une excession, voire une « folie », ébranlant l’assurance du concept dans un déplacement perpétuel du sens. Comment alors le discours philosophique peut-il rendre compte de cette expérience ou de cette tension, sans pour autant les ramener à un déjà-su, sans désactiver leur sens subversif ? Comment penser la tension entre amour mystique et rationalité philosophique : ne peut-on penser une modification de la rationalité elle-même, ou tout au moins de son mode opératoire, par son appréhension de la mystique qui la pousserait à la limite de ses forces ?Ce colloque s’organisera autour de trois journées, introduites par une conférence inaugurale, et qui se termineront chacune par deux débats, approfondissant et relançant les questions ouvertes par les interventions de la journée. Ces journées confronteront des pensées modernes et contemporaines aux courants mystiques médiévaux, afin d’en déterminer non pas un corpus (peut-être et certainement impossible) mais des lignes de convergences, à travers également leurs divergences. La première journée sera consacrée à la question « peut-on parler d’expérience mystique ? » avec pour thèmes de débat « logos et expérience mystique » et « raison philosophique et amour mystique ». La deuxième journée interrogera « l’écriture mystique, entre logos et hybris » et se terminera sur deux débats autour du « paradoxe mystique » et du « rapport à l’image ». La dernière journée traitera de la question « le retrait et l’excès », avec notamment un débat sur « le passage à la limite ». Le colloque s’achèvera le 5 avril sur une soirée-concert, avec les Polyphonies hébraïques de Strasbourg, autour d’une lecture de textes – en arabe et en hébreu – dont les traductions seront projetées sur grand écran.
 

--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 

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Vendredi 3

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--- The British Society for Phenomenology NIETZSCHE AND PHENOMENOLOGY St Hilda's College, Oxford, April 3rd – 5th 2009. Speakers:
- Ullrich Haase (Manchester Metropolitan University) ‘History: Heidegger on Nietzsche’s 2nd Untimely Meditation’
- David Krell (Depaul University) ‘Nietzsche in Derrida's Politiques de l'amitié’
- Will McNeill (Depaul University) ‘The Descent of Philosophy: On the Nietzschean Legacy in Heidegger's Phenomenology’
- Graham Parkes (University College Cork)‘Nietzsche on Experiencing the Natural World - As It Really Is?’
- Andrea Rehberg (Bilkent University)‘Nietzsche and Merleau-Ponty: Physiology, Body, Flesh’
- John Sallis (Boston College) ‘Perspectives on Shining: Nietzsche and Beyond’
- Jim Urpeth (Greenwich University) ‘The Phenomenology of Religious Life; Nietzsche and Bergson’

--- Le séminaire Philosophie et sciences sociales a le plaisir d'accueillir, pour sa première séance, Laurent PERREAU (Université de Picardie Jules Vernes) le vendredi 06 Février 2009 de 14h à 16h dans les locaux de NoSoPhi à la Sorbonne. Séminaire Philosophie et sciences sociales. Vendredi 06 Février 2009, 14h – 16h Laurent PERREAU «Phénoménologie et sociologie : le cas Alfred Schütz». La séance aura lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage, couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64).
Vendredi 06 Février 2009: Laurent PERREAU (Université d'Amiens), «Phénoménologie et sociologie: le cas Alfred Schütz». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 13 Mars 2009: Claude GAUTIER (Université de Montpellier), «Les pratiques chez Pierre Bourdieu: entre reproduction et histoire». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 03 Avril 2009: Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société». [16h-18h en salle nosophi]
Vendredi 15 Mai 2009 : Alain LEROUX (Université d'Aix-en-Provence), «De l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF : histoire d'une idée mise en acte». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 29 Mai 2009 : Philippe DESCOLA (Collège de France), «Anthropologie réflexive et philosophie spontanée». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 12 Juin 2009: Frédéric BRAHAMI (Université de Besançon), «Ce que la Révolution française fait à la philosophie». [14h-16h en salle nosophi]
 

--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 

--- Programme 2008-2009 du séminaire Philosophie et sciences sociales. Les séances auront lieu cette année au second semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h, dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne. Le séminaire est ouvert à tous. Un séminaire organisé dans le cadre des activités de l’équipe Philosophies Contemporaines (EA 3562, université Paris I Panthéon-Sorbonne) par Céline BONICCO, Mélanie PLOUVIEZ et Gildas SALMON.
Le séminaire Philosophie et sciences sociales se propose de réunir sociologues, anthropologues, économistes et philosophes pour nouer un dialogue interdisciplinaire. Parce que les sciences sociales se sont historiquement constituées en rupture avec la philosophie, leurs rapports ont souvent été d’ignorance, voire d’opposition. Pour autant, les sciences sociales n’interrogent-elles pas directement la philosophie? En soulignant la nécessité d’une collaboration interdisciplinaire, il ne s’agit pas de placer la philosophie dans une position de surplomb théorique à l’égard des sciences sociales empiriques. Il s’agit au contraire de mettre en évidence le travail de conceptualisation interne aux sciences sociales, c’est-à-dire de comprendre comment elles reprennent, déplacent, subvertissent ou inventent des problèmes qui intéressent la philosophie. Ce sont les questionnements philosophiques immanents aux sciences sociales qui seront au centre de nos discussions. Dans ce cadre, le séminaire fera place aussi bien à des analyses historiques ou épistémologiques qu’à la discussion de terrains et travaux en sociologie, en anthropologie ou en économie. Plutôt que de chercher à fixer un partage entre philosophie et sciences sociales, nous nous efforcerons de repérer les points de passage multiples où leurs frontières se brouillent.
Pour l’année universitaire 2008-2009, le séminaire se déroulera au second
semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h. Les séances
auront lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage, couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64). Chaque séance, composée d’une intervention suivie d’une discussion, est ouverte à toute personne s’intéressant aux thématiques abordées.
Programme 2008-2009:
- Vendredi 06 Février: Laurent PERREAU (Université de Picardie Jules Vernes), «Phénoménologie et sociologie: le cas Alfred Schütz».
- Vendredi 13 Mars: Claude GAUTIER (Université Paul Valéry Montpellier), « Les pratiques chez Pierre Bourdieu: entre reproduction et histoire ».
- Vendredi 03 Avril (16h-18h): Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société».
- Vendredi 15 Mai: Alain LEROUX (Université Paul Cézanne Aix - Marseille), «De l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF: histoire d'une idée mise en acte».
- Vendredi 29 Mai: Philippe DESCOLA (Collège de France, EHESS), «Anthropologie réflexive et philosophie spontanée».
- Vendredi 12 Juin: Frédéric BRAHAMI (Université de Franche-Comté), « Ce que la Révolution française fait à la philosophie ».

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Samedi  4

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--- Séminaire de recherche hégélienne. Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité » (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
 * samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers) et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung »
 * samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris VIII), « Hégélianisme et  saint-simonisme »
 * samedi 13 décembre, Jean-François Kervégan (Paris I), titre à préciser
 * samedi 14 février, Jacques Darriulat (Paris IV), « Hegel et la fin  de l'art »
 * samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes), « Ethique et dialectique »
 * samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv Bochum) (titre à préciser)
 * samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick) (titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr <mailto:marmasse@wanadoo.fr>

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Dimanche 5



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Lundi  6
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Bernard-Henri Lévy Comment je philosophe ? Lundi 6 avril 2009, à 20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle Dussane.
 
 


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Mardi  7

--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Entrée libre. Axel Kahn, « Liberté, liberté chérie »,  le 13 janvier. Marcel Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie »,  le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique ? »,  le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières », le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h 30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).

--- Société de Philosophie de Bordeaux: Mardi 7 avril 2009, 18h, Bibliothèque municipale de Bordeaux: Elie During, « A quoi pense l'art contemporain? »
«Que l'art, cosa mentale, ait quelque chose à voir avec la pensée et même la philosophie, qu'il dispose des éléments sensibles en vue de faire « penser plus », comme disait Kant, nous le savons depuis longtemps. S'il y a à cet égard une spécificité du régime « contemporain » de l'art, c'est dans la manière dont il réarticule les termes du problème en faisant de la pensée son objet. C'est à tort qu'on s'imagine que la théorie est convoquée par les artistes contemporains comme un discours de surplomb censé apporter un supplément d'âme à des productions sans consistance: même chez les mauvais artistes, c'est d'une tout autre relation qu'il s'agit - une relation latérale mais effective, beaucoup plus intéressante que celle que prescrit le commentaire ou l'illustration. La théorie y est d'emblée envisagée comme partie prenante de la machine artistique et de sa puissance d'invention formelle. Il y aurait ainsi une plastique du concept, qui ne relèverait ni de l'exemplification ni de l'allégorie, ni du schème ni du symbole. Les concepts s'exposent: il faut l'entendre littéralement. La pensée a une forme, mais la forme elle-même doit se comprendre dans toute son extension, de façon à y inclure formats et dispositifs, gestes et procédés. Deux exemples historiques, Marcel Duchamp et l'art conceptuel, permettront de préciser la portée de ces remarques, avant d'en examiner les prolongements sur quelques cas plus récents.. Elie During est Maître de conférences à Paris X - Nanterre et chargé de séminaire à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

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Mercredi 8
 

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--- CALL FOR PAPERS AND COMMENTATORS. The International Hobbes Association will be sponsoring a session at the APA Pacific Division meetings, April 8 - 12, 2009 The Westin Bayshore, Vancouver. You are invited to submit an abstract for paper presentation or to volunteer to serve as a commentator. Papers selected for presentation will also be strongly considered for publication in Hobbes Studies. By October 8, 2008, please electronically submit your abstract (1 page maximum) or, for commentators, your CV, to both Martin Bertman, President [mabertman@yahoo.com], and to Rosamond Rhodes, Program Committee [rosamond.rhodes@mssm.edu].


Jeudi  9

--- La première séance 2009 du séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies, placé sous la responsabilité de Xavier Guchet (Université Paris I) et Sacha Loeve (Université Paris X, Lyon I), et organisé par l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), aura lieu jeudi 15 janvier 2009 de 17h à 19h dans la Salle du Collège sur la Piazza Beaubourg. L’entrée se fera à partir de 16h45. Cette séance sera l’occasion d’accueillir Isabelle BRUNO (sciences politiques, Université Lille 2) qui introduira le séminaire par une analyse critique du concept de "société de la connaissance" (à lire: I. Bruno, A vos marques, prêts... cherchez ! La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant, 2008). Vous trouverez ci-dessous l’intégralité du programme du séminaire.
Séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies. Le séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanotechnologies sera consacré cette troisième et dernière année à l’examen des dynamiques sociales associées aux innovations en micro- et nanotechnologies. La question sera traitée du point de vue de la construction d’une « société européenne de la connaissance », considérée comme une priorité depuis la conférence de Lisbonne en 2000. Comme l’indique clairement le rapport d’un groupe de travail mandaté par la Commission européenne, les nanotechnologies et plus généralement les technologies convergentes doivent être considérées comme une opportunité pour construire une société européenne de la connaissance, c’est-à-dire une société dans laquelle les connaissances n’émanent pas des seuls scientifiques et experts mais sont « co-construites » par l’ensemble parties prenantes, notamment le public. Comment ce programme de construction d’une société de la connaissance s’articule-t-il aux dynamiques de recherche et d’innovation en micro- et nanotechnologies ? Que signifie « co-construire » des connaissances ? Comment le public est-il invité à « co-construire » des connaissances ? Quel rôle pour les sciences humaines et sociales dans ce contexte et quel type de connaissance produisent-elles ? Le séminaire se focalisera sur le cas grenoblois.
Accès: anne-sophie.francois@centrepompidou.fr
- Jeudi 15 janvier de 17h à 19h: intervention d’Isabelle BRUNO (sciences politiques, Université Lille 2), auteur d’un ouvrage sur la notion de « société de la connaissance ».
- Jeudi 26 février de 17h à 19h: intervention d’Aurélie DELEMARLE (gestion, ESIEE), auteur d’une thèse sur l’émergence de MINATEC.
- Jeudi 26 mars de 17h à 19h: intervention de Dominique VINCK (sociologie, Université Pierre Mendès-France, Grenoble), sur les dynamiques de la recherche en micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 9 avril de 17h à 19h: intervention de Céline VERCHERE (sociologie, CEA-LID, Grenoble), sur les usages anticipés des micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 14 mai de 17h à 19h: intervention d’Alain KAUFMANN (sociologie, Université de Lausanne), sur les débats publics autour des nanotechnologies.
- Jeudi 11 juin de 17h à 19h: intervention de Xavier GUCHET et Sacha LOEVE. Clôture du séminaire.
Lieu: salle du Collège sur la Piazza Beaubourg. Pour télécharger les conférences et séminaires: aller dans la rubrique «Fonds documentaires», cliquer sur «Accéder aux fonds». Nom d’utilisateur: «fonds» et mot de passe: «institut».
 

--- Conférence à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône : Emprises de la violence. Regards sur la civilisation contemporaine. Jeudi 9 avril 2009 à 18h45. La grande régression. par JACQUES GENEREUX. «Depuis trois décennies, au moment où semblait s’imposer la figure de l’individu autonome, la maîtrise politique de l’économie, l’esprit scientifique et le modèle démocratique, c’est-à-dire au sommet du mouvement de la modernité, voilà l’Occident emporté et une part de ses élites fascinée par un retour en arrière général. Jacques Généreux y reconnaît les spasmes destructeurs d’une modernité libérale achevée. Le défi du XXIe siècle est d’inventer une nouvelle modernité fondée sur les liens sociaux qui libèrent l’individu et non plus sur la libération individuelle qui délie les humains. À défaut de cette bifurcation radicale, la seule façon d’avancer sera de repartir en arrière dans une grande régression anéantissant la promesse moderne de l’émancipation». Economiste, Jacques Généreux est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a créé l'émission L'Economie en questions sur France Culture, où il participe régulièrement à l'émission Le Rendez-vous des politiques. Derniers ouvrages parus : Le socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté, Le Seuil, 2008 ; La dissociété, Le Seuil, 2008 (2006) ; Les vraies lois de l'économie, Le Seuil, 2008 (2005) ; Pourquoi la droite est dangereuse, 2007. Conférences à 18h45 à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône 52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille ENTREE LIBRE
 



 

Vendredi 10

Samedi  11

Dimanche 12



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Lundi  13


Mardi  14

--- La deuxième séance du séminaire "Penser la guerre : autour des recherches et des publications récentes" aura lieu mardi 13 janvier 2009 de 19h à 21h à l'EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.
 Le thème de cette séance sera "Guerre, paix et raison d’État". Invités: Olivier Chopin, auteur d’une thèse sur la raison d’État et les services secrets, postdoctorant CNRS au Centre Raymond-Aron et Sébastien Laurent, maître de conférences à l’université Bordeaux III, co-auteur avec Olivier Forcade de Secrets d’État. Pouvoirs et renseignement dans le monde contemporain (Armand Colin, 2005)
- 17 février 2009 (exceptionnellement en salle 2) : Le cheval de Troie : philosophie d’un stratagème. Avec Philippe Capet, auteur d’une thèse sur la philosophie du mensonge, ingénieur chez Thalès et Vincent Descombes, directeur d’études à l’EHESS, auteur de Le complément de sujet. Enquête sur le fait d’agir de soi-même (Paris, Gallimard, 2006).
- 10 mars 2009 : Qu’est-ce qu’une crise internationale ? Avec Thomas Meszaros, postdoctorant à l’Institut des hautes études internationales de Genève et Michel Dobry, professeur de science politique à l’université Paris-1.
- 14 avril 2009 : Penser les menaces sécuritaires : le cas israélien. Avec Basile Dewez, doctorant en science politique à l’EHESS, visiting fellow à l’Université hébraïque de Jérusalem et Samy Cohen, directeur de recherches au CERI, a coordonné Democracy at War against Terrorism. A Comparative Perspective (Palgrave, 2008).
- 12 mai 2009 : Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Histoire et actualité du concept de stasis Avec Ninon Grangé, Maître de conférences à l’Université Paris-VIII, auteur d’une thèse de philosophie politique sur la distinction entre guerre et guerre civile et Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, auteur d’Enquête sur la démocratie. Études de philosophie politique (Gallimard, 2007).


Mercredi 15


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Jeudi  16
 
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Vendredi 17
 
 
 


Samedi  18

Dimanche 19



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Lundi  20

--- 20-24 avril 2009. Une école de printemps, entièrement subventionnée par l'Université franco-allemande, et organisée par Martin Carrier (professeur à Bielefeld) et par Claude Debru (ENS), aura lieu du 20 au 24 avril à Bielefeld, sur le thème "Science et valeurs". Elle intéressera 10 étudiants français et 10 étudiants allemands et la langue utilisée sera l'anglais. Les élèves intéressés doivent se faire connaitre le plus rapidement possible et au plus tard le 1er novembre, par mail à claude.Debru@ens.fr
 

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Mardi  21


Mercredi 22
 
 


Jeudi  23

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Samedi  25

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Mardi 28

--- Esthétique et Ontologie de la musique: une rencontre avec Lydia Goehr. Le 28 avril 2009 Université Nancy 2 Campus "Lettres et Sciences Humaines" 3, place G. de Bouillon Nancy. Journée organisée par Stéphane Gasparini & Roger Pouivet 10h00-16h00 Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie-Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS/Nancy-Université) Axe 3: "Esthétique, Logique et Philosophie de la Connaissance". Le Professeur Lydia Goehr (Columbia University) donnera une conférence intitulée: Broken strings, Dismembered Bodies, Paragonal Theses on the Embodiment and Disembodiment of Music. La conférence sera suivie de réponses par: Laurent Cugny (Université Paris IV-Sorbonne), Sandrine Darsel (LHSP-Archives Poincaré), Stéphane Gasparini (LHSP-Archives Poincaré), Roger Pouivet (LHSP-Archives Poincaré), Sébastien Réhault (LHSP-Archives Poincaré) et d'une discussion générale avec tous les participants. Lydia Goehr is Professor of Philosophy at Columbia University (New York). In 2005, she received a Columbia University Presidential Award for Outstanding Teaching and in 2007-8 was recipient The Graduate Student Advisory Council (GSAC)'s Faculty Mentoring Award (FMA). She has also been a recipient of Mellon, Getty, and Guggenheim Fellowships, and in 1997 was the Visiting Ernest Bloch Professor in the Music Department at U. California, Berkeley, where she gave a series of lectures on Richard Wagner. She has also been a Trustee of the American Society for Aesthetics. In 2002-3, she was the visiting Aby Warburg Professor in Hamburg and a fellow at the Wissenschaftskolleg zu Berlin. In 2005-6, she delivered the Royal Holloway-British Library Lectures in Musicology in London and the Wort Lectures at Cambridge University. In 2008 (spring), she was a Visiting Professor at the Freie Universität, Berlin (Cluster: "The Language of Emotions"). She is the author of The Imaginary Museum of Musical Works: An Essay in the Philosophy of Music (1992; second edition with a new essay, 2007); The Quest for Voice: Music, Politics, and the Limits of Philosophy [essays on Richard Wagner] (1998); Elective Affinities: Musical Essays on the History of Aesthetic Theory [essays on Adorno and Danto] (2008), and co-editor with Daniel Herwitz of The Don Giovanni Moment. Essays on the legacy of an Opera (2006). She has written many articles, most recently on the work of Theodor W. Adorno, Maurice Merleau-Ponty, and Arthur Danto. She regularly offers courses in the history of aesthetic theory, the contemporary philosophy of the arts, critical theory, and the philosophy of history. Her research interests are in German aesthetic theory and in particular in the relationship between philosophy, politics, history, and music. With Gregg Horowitz, she is series editor of Columbia Themes in Philosophy, Social Criticism, and the Arts, Columbia University Press. The workshop organized by the Archives Poincaré will consist in a one hour lecture given by the Professior Goehr, followed by five half an hour answers by Sandrine Darsel (Archives Poincaré), Stéphane Gasparini (Archives Poincaré), Laurent Cugny (University of Paris IV- Sorbonne), Roger Pouivet (Archives Poincaré), Sébastien Réhault (Archives Poincaré) and a général discussion with participants.



 

Mercredi 29
 

Jeudi 30
 

Vendredi 31
 

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