Janvier 2009

Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.

Semaine 2 (5 au 11), semaine 3 (12 au 18), semaine 4 (19 au 25), semaine 5 (26 au 1er février),

Calendrier général

Sommaire général

--- Toulouse. Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.

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Lundi 5
 

--- Séminaire Lumières : François Zanetti (Paris X, CHISCO):  "L’électricité médicale des Lumières" le lundi 5 janvier de 18h à 20h au centre Pierre Mendès-France, 90 rue de Tolbiac 75013 Paris, salle C. 19. 07 (19e étage, ascenseurs rouges). La séance est ouverte à tous. «L'électricité médicale est un bon poste d'observation des dynamiques et des tensions dans le monde médical et la société de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Par la diversité des acteurs impliqués, les incertitudes du support théorique et l'adéquation avec le moment empiriste, elle permet de concentrer et d'articuler les interrogations sur la légitimation des savoirs et des savoir-faire médicaux, les rapports entre médecine officielle et « pénombre médicale », l'adoption de nouveaux instruments et de nouvelles pratiques dans les stratégies thérapeutiques des praticiens mais aussi des patients, enfin sur le contexte médical et social qui l'entoure."
Programme 2008-2009 :
Lundi 27 octobre : Maurice Rouillard (Paris IV, CELLF 17e-18e), Cabanis, homme de l'art. De la sensibilité d'organe à la sensibilité d'esprit.
Lundi 1er décembre : Ricardo Monteagudo (Universidade Estadual Paulista), Gouvernement et démocratie chez Rousseau.
Lundi 5 janvier : François Zanetti (Paris X, CHISCO), L’électricité médicale des Lumières.
Lundi 16 février : Thomas Van der Hallen (Paris 1, CHSPM), Vers une théorie de la révolution : Condorcet, Barnave, Robespierre.
Lundi 30 mars : Florent Trocquenet (Caen, CRHQ), 'Idées', 'réflexions', 'pensées' : pour une poétique des Pensées de Montesquieu.
Lundi 11 mai : Stefanie Buchenau (Paris X, Les Mondes allemands), Anthropologie philosophique et médecine dans les Lumières allemandes.
Lundi 22 juin : Isabelle Aubert (Paris 1, NoSoPhi), Les Lumières revues par la théorie critique.
Le séminaire « Lumières » est organisé par Capucine Lebreton (NoSoPhi) et Marion Chottin (CHSPM). Il rassemble doctorants et jeunes chercheurs travaillant autour du dix-huitième siècle, d’abord en philosophie, mais également dans d’autres disciplines, et est ouvert à toute personne intéressée.
 

--- Colloque "Perfection & Perfectionnements du Corps" le 5&6 janvier 2009 au Musée d'Art Contemporain de Lyon. Actuellement, l’ingénierie du vivant, la recherche pharmaceutique, la génétique, la chirurgie et les biotechnologies se trouvent mobilisées pour améliorer le corps humain. En insérant ce projet contemporain dans une histoire plus longue, ce colloque vise à interroger la quête de perfection, ses méthodes, ses critères et ses buts. En effet, la représentation du corps parfait possède une histoire : à la Renaissance et l’âge moderne, le corps humain vaut comme modèle de perfection, ce qui implique des résonances religieuses, artistiques, techniques et politiques. Aujourd’hui, les enjeux et les pratiques actuels d’amélioration du corps répondent certes à des capacités techniques et scientifiques nouvelles, mais s’inscrivent aussi en lien avec des représentations anciennes. Appréhender la perfection du corps sous le double point de vue de l’histoire et de la ‘technicisation’ contemporaine permet de comprendre la fonction des critères de perfection appliqués à l’homme aujourd’hui.
Dans ce colloque sur deux jours, nous proposons de mettre en parallèle et faire communiquer deux thématiques. D’abord la longue tradition de regarder le corps humain comme le sommet de la création, la forme la plus parfaite des créatures sur terre qui sert de modèle ou idéal dans toutes sortes d’entreprises humaines. Le deuxième thématique vise la tendance plus récente mais grandissante de mettre en œuvre les moyens scientifiques et techniques afin d’améliorer ce même corps humain tantôt en termes d’apparence, tantôt en termes de performance. L’augmentation sinon la banalisation des interventions chirurgicales ou pharmaceutiques qui visent à rectifier un élément du corps perçu comme défectueux ou malformé ou seulement susceptible d’être amélioré nous met face au paradoxe de cette demande généralisée d’optimiser ou améliorer un corps qui fut longtemps regardé comme le paradigme de la perfection. Cette réflexion nous oriente vers la puissance des techniques médicales contemporaines et les nouvelles possibilités qu’elles ouvrent ; elle interroge aussi le rôle des médias dans la promotion du désir de surpasser le corps humain biologique ‘traditionnel’ et le façonnage des nouvelles normes du corps désiré ou désirable.
Jetant un regard vers l’avenir, les fantasmes de ‘cyborgs’ surpuissants ou d’êtres qui jouissent d’une éternelle jeunesse peuvent nous mettre en garde contre certaines dérives des techniques amélioratrices. De l’autre côté, la compréhension du passé peut nous aider à qualifier nos pratiques contemporaines en situant notre représentation du corps à l’égard des traditions qui le valorisaient autrement avec des justifications et références différentes. Ce double éclairage doit ainsi permettre de mieux contextualiser sinon comprendre la volonté actuelle d’améliorer l’apparence et les performances humaines.


Mardi  6

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--- The Philosophy of Adam Smith: A conference to commemorate the 250th anniversary of The Theory of Moral Sentiments. January 6-8, 2009 Balliol College, Oxford. Organised by the International Adam Smith Society and The Adam Smith Review. Although Adam Smith is better known now for his economics, in his own time it was his first book, The Theory of Moral Sentiments (1759), that established his reputation. Just as scholarly work on Smith has challenged the free market appropriation of Smith's Wealth of Nations, so it has also come to appreciate the importance of Smith's moral philosophy for his overall intellectual project. This conference, to be held at the college Smith himself attended from 1740-46, and at the beginning of the year marking the 250th anniversary of the publication of The Theory of Moral Sentiments, will provide an opportunity to re-evaluate the significance of Smith's moral philosophy and moral psychology, the relationship between them and his other writings on economics, politics, jurisprudence, history, and rhetoric and belles lettres, and the relevance of his thought to current research in these areas. Papers on any of these topics, and from any discipline, are welcome. Plenary speakers will include: Steven Darwall (Professor of Philosophy, University of Michigan) Charles Griswold (Professor of Philosophy, Boston University) Knud Haakonssen (Professor of Intellectual History, University of Sussex) David Raphael (Professor Emeritus of Philosophy, Imperial College) Emma Rothschild (Fellow, King's College Cambridge; Visiting Professor of History, Harvard) Geoffrey Sayre-McCord (Professor of Philosophy, University of North Carolina).
 

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Mercredi 7

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--- Institut d'études lévinassiennes. Gilles Hanus. Entre dialogue et polémique : Benny Lévy face à la philosophie Deux séances : mercredi 7 janvier à 20h30 (Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris) et mercredi 27 mai 2009 à 20h30 (Ecole Normale Supérieure*, salle des Actes).
 

--- Le cours et le séminaire de Jacques Bouveresse auront lieu au Collège de France tous les mercredis du 7 janvier au 8 avril 2009 (sauf le 18 février). Cours : Dans le labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez Leibniz (à 14 H). Séminaire : Usages de Wittgenstein (à 16 H 30) Programme du séminaire.
- 7 janvier Jean-Jacques Rosat, Collège de France Le problème des concepts phénoménaux et Wittgenstein.
- 14 janvier Valérie Aucouturier, Université Paris 1 & University of Kent Usages de l'analyse conceptuelle chez Anscombe : l’exemple de “l'intention”.
- 21 janvier Maia Ponsonnet, Université Paris 8-Saint-Denis L’anthropologie avec Wittgenstein, et vice versa.
- 28 janvier Jérôme Dokic, EHESS Le contexte de la certitude.
- 4 février Denis Perrin, Université Grenoble 2 Kripke lecteur de Wittgenstein : le vague et l’usage.
- 11 février Aude Bandini, Collège de France De la théorie de la proposition image à la sémantique picturale de Sellars.
- 25 février François Clementz, Université de Provence (Aix-Marseille 1) Russell, Wittgenstein et la genèse de l'atomisme logique.
- 4 mars Delphine Chapuis-Schmitz, IHPST (Paris) Analyticité et vérité logique : Wittgenstein et Carnap.
- 11 mars Jean-François Laplénie, Université Paris 4 Wittgenstein chez Thomas Bernhard.
- 18 mars Gerhard Schmezer La croyance religieuse comme équilibrisme : la philosophie de la religion dans le sillage de Wittgenstein.
- 25 mars Élise Marrou, Université Paris 10 et Université Paris 1 “Le moment wittgenstein des anthropologues” : Veena Das, souffrance et subjectivité.
- 1er avril Bruno Ambroise, CNRS (CURAPP-ESS, Amiens) Contextualisme et anti-représentationnalisme : usages de Wittgenstein par Charles Travis.
- 8 avril Ludovic Soutif, FAPESP/Université de São Paulo (USP) Expliquer la portée normative pragmatique des états intentionnels – L'utilisation de Wittgenstein par Brandom.
 
 

--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).
 
 

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Jeudi  8
 

--- Le Parlement des Philosophes organise des Journées d'étude sur Franz  Rosenzweig les 8, 9 et 10 Janvier 2009. Projet scientifique Notre intérêt se centrera sur quelques textes que Franz Rosenzweig, soldat autrichien combattant dans la défense anti-aérienne, a écrits au cours des dernières années de la Première Guerre mondiale sur le front des Balkans (en Macédoine et en Serbie). L’expérience de la guerre et le départ d’Allemagne contraignent l’auteur de Hegel et l’État (1920) et de L’Étoile de la Rédemption (1921) à penser la transformation de l’ère européenne en une ère planétaire et à expliquer le « passage » de la terre au monde et la rivalité entre les peuples. Il semble nécessaire de pointer aujourd’hui le sens profond de ces textes – dont les trois plus importants de cette période ont été traduits en français (Confluences, Vrin, 2003) – et de montrer dans quelle mesure Rosenzweig est le précurseur et le chef de file de la pensée de l’espace européen et, en général, du processus de globalisation. Nous nous proposons deux tâches : 1/ Examiner dans le contexte des différents penseurs de la (géo)politique ou de la théologie politique de ce siècle la tentative de Rosenzweig de comprendre la guerre, les découpages territoriaux dans la guerre, l’appropriation de la terre, sa compréhension de la frontière, de l’espace, du peuple, de la géopolitique, du rapport entre la mer et la terre, du monde et de l’État mondial, de l’histoire. Est-il possible de parler de Rosenzweig comme d’un théoricien de la politique ou de la théologie politique ? Qui sont ses modèles ? Est-il possible de reconstruire l’influence des livres qu’il a lus au cours de ces années-là ? Est-il possible de retrouver l’influence des ces textes dans d’autres philosophies de la politique et du droit ? 2/ La seconde direction, qui ne cède en rien à la première, consiste à tenter de déterminer le statut de ces textes politiques de Rosenzweig à l’égard de la totalité de son œuvre. Cela suppose de relire ses autres ouvrages et traductions à la lumière de ces réflexions sur la guerre, et inversement, de questionner la transformation de la critique rosenzweigienne de la conception hégélienne de l’État, du sacrifice, et de l’histoire, de même que l’influence implicite et explicite de sa judéité sur sa compréhension de la guerre et du monde.
 
 


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Vendredi  9

--- Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques 13, rue du Four - 75006 PARIS. Programme du Séminaire de Philosophie de la Biologie PhilBio 2008-2009 organisé par Marie-Claude Lorne et Francesca Merlin le vendredi (parfois le jeudi) de 14h à 15h30. Vendredi 09 janvier à 14h (Grande Salle, IHPST): Finn Kjellberg directeur de recherche au Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS, Montpellier) nous parlera de: Transcendance et immanence dans le vivant: quelques réflexions impertinentes en écologie et en évolution. Page personnelle de Finn Kjellberg.
 

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Samedi 10
 

--- Le Collège de philosophie.
- Samedi 10 janvier  2009 ‹ Amphi Descartes   14h - 17h LE JUGE ET LE PHILOSOPHE avec Antoine GARAPON & Philippe RAYNAUD
- Mardi 10 février 2009 ‹ Amphi Descartes   19h30 - 21h REVENU ET BONHEUR avec Andrew CLARK (ENS) & Claudia SENIK (Paris IV)
- Samedi 14 mars 2009 - Amphi Descartes - 14h-17h LE PLURALISME RELIGIEUX REPUBLICAIN EXISTE-T-IL? Avec Vincente FORTIER (CNRS) & Marcel GAUCHET (EHESS).
 

--- La première séance du Séminaire de philosophie hellénistique et romaine (Paris 4 Sorbonne, Paris Est-Paris 12, ENS Lettres et sciences humaines) se tiendra samedi 10 janvier, de 10h à 12h à l'Université de Paris Est-Paris 12 Centre multidisciplinaire de Créteil  61 avenue du Général de Gaulle 94010 Créteil Bâtiment I1, salle 223. M. JACOTOT (Université Paris Sorbonne) y donnera une conférence intitulée Éthique philosophique et mos maiorum: l'"honnête" chez Térence, Lucilius et Cicéron.
 


Dimanche  11
 




Lundi 12
 
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--- Séminaire de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires sur le séminaire, vous pouvez visiter le site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle de conférences et la coordination du cycle de conférences et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.


Mardi  13
 

--- Séminaire IRIST (Institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et la technologie) mardi 13 janvier 2009, de 14h30 à 17h30, sur le campus de l'Esplanade, à Strasbourg. Placée sous le thème "Histoire de l’art et histoire des sciences", elle réunira les interventions de Martial Guédron et de Stéphanie Dupouy. Martial Guédron (Université Marc Bloch, Strasbourg) : L’expression des émotions avant l’ère de l’instantané. Stéphanie Dupouy (ENS/Centre Cavaillès) : L’observation scientifique de l’expression à l’âge de la photographie. Lieu du séminaire: Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) 5, allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg.

--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Axel Kahn, « Liberté, liberté chérie », le 13 janvier. Marcel Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie », le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique ? », le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières », le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h 30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).
 


Mercredi 14
 
 

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Jeudi  15
 

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--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 
 

--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir de vous convier à deux conférences exceptionnelles avec Mario Biagioli (Harvard University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à 18 heures : Authorship, patents and representation. Dans le cadre de la séance commune du séminaire de Roger Chartier au Collège de France et du séminaire » Sciences et savoirs, commerce et États, politique et démocratie, 1750-1850 » animé par Frédéric Graber, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré) (INSERM, CERMES), deux conférences seront proposées : Mario Biagioli : « Priority, Originality, and Novelty : Construing the New in Science, Patents, and Copyright ». Roger Chartier : « Privilèges, patentes et copyright : comparaisons ». Discutant : Dominique Pestre (EHESS). Cette séance se tiendra au Collège de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures à 12  heures : "Witnessing What and When? Kepler, Galileo, and the Uses of Testimony" Mario Biagioli “Kepler made frequent use of testimony to support his astronomical observations (before and after the introduction of the telescope), while Galileo used witnesses almost exclusively to demonstrate the priority (rather than the truthfulness) of his astronomical discoveries.  I argue that the practices of Kepler and Galileo were informed by different legal traditions concerning testimony, which were, in turn, different from those behind the use of witnesses in the Royal Society.   To make things a little more complicated, it turns out that while Kepler frequently relied on witnessing practices, he also saw them as epistemologically flawed and closer to the dubious rhetoric of lawyers than to the truth-seeking practices of natural philosophers. These contrasting and apparently contradicting stances open a new window on the uses of testimony in early modern science and its received interpretations.” Cette séance se tiendra au Centre Alexandre Koyré – Muséum National d’Histoire Naturelle Pavillon Chevreul – 3è étage 57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro : Jussieu).


Vendredi  16

--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir de vous convier à deux conférences exceptionnelles avec Mario Biagioli (Harvard University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à 18 heures : Authorship, patents and representation. Dans le cadre de la séance commune du séminaire de Roger Chartier au Collège de France et du séminaire » Sciences et savoirs, commerce et États, politique et démocratie, 1750-1850 » animé par Frédéric Graber, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré) (INSERM, CERMES), deux conférences seront proposées : Mario Biagioli : « Priority, Originality, and Novelty : Construing the New in Science, Patents, and Copyright ». Roger Chartier : « Privilèges, patentes et copyright : comparaisons ». Discutant : Dominique Pestre (EHESS). Cette séance se tiendra au Collège de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures à 12  heures : "Witnessing What and When? Kepler, Galileo, and the Uses of Testimony" Mario Biagioli “Kepler made frequent use of testimony to support his astronomical observations (before and after the introduction of the telescope), while Galileo used witnesses almost exclusively to demonstrate the priority (rather than the truthfulness) of his astronomical discoveries.  I argue that the practices of Kepler and Galileo were informed by different legal traditions concerning testimony, which were, in turn, different from those behind the use of witnesses in the Royal Society.   To make things a little more complicated, it turns out that while Kepler frequently relied on witnessing practices, he also saw them as epistemologically flawed and closer to the dubious rhetoric of lawyers than to the truth-seeking practices of natural philosophers. These contrasting and apparently contradicting stances open a new window on the uses of testimony in early modern science and its received interpretations.” Cette séance se tiendra au Centre Alexandre Koyré – Muséum National d’Histoire Naturelle Pavillon Chevreul – 3è étage 57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro : Jussieu).
 
 

--- Séminaire platonicien de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA "Groupe de Recherches Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R. de Philosophie, 17, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances ont lieu le vendredi de 10h à 12h  et de 14h à 17h à l’Ecole Normale Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le programme complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable sur le site de notre équipe : sous la rubrique “Actualités”. Responsable : Dimitri EL MURR (dimitri.el-murr@univ-paris1.fr). Le Théétète de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier 2009 : Salle CAVAILLES : Monique Dixsaut (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne): «Logos et doxa (Théétète, 206c-210a et République, V)». Denis O’Brien (CNRS, Centre Jean Pépin): «La doctrine secrète et les paradoxes de la grandeur et du nombre».
 


Samedi 17

--- L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences: «Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre». Cette séance est consacrée à GENEVIEVE FRAISSE. Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente du Comité scientifique de l’IEC.  Lors de la fondation de la revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée des femmes et de son histoire (Les Femmes et leur histoire, 1998). Elle est connue pour ses nombreux essais, depuis Femmes toutes mains, essai sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de Beauvoir (2008), en passant notamment par Clémence Royer (1985), Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (1989), La Différence des sexes (1996), Les deux gouvernements, la famille et la cité (2000) et Du Consentement (2007). Cela l’a amenée à travailler étroitement avec les historiennes, jusqu’à la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident (1991, codirection du volume 4, XIXe siècle).  Le samedi 13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution. M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu.
Prochaines séances:
*17 janvier 2009: François De Singly, sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*7 février: Françoise Thébaud, spécialiste de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.
 

--- Samedi 17 Janvier : L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Programme et l'argument de la deuxième journée du cycle USeCO du laboratoire EXeCO de l'Université Paris 1. L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris. Escalier C, 1er étage Salle Lalande . Vincent GRONDIN (Université de Montréal - Université Paris 1 - EXeCO) Wittgenstein et la "préhistoire" du sens. Jean-Claude MONOD (CNRS - Archives Husserl) Un « pragmatisme ambigu » ? L' « en tant que » herméneutique au regard des Recherches philosophiques. Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis - Archives Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et Heidegger. Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description. Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique au crible de l'usage : quotidienneté et primitivité chez Heidegger et Wittgenstein. Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec. Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.) L'usager des signes.
Argument.
Le XXe siècle philosophique se distingue par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde. Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage » par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion - telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et celle de la pragmatique de Wittgenstein. Du Tractatus logico-philosophicus aux Philosophische Untersuchungen, Wittgenstein défend avec constance la thèse pragmatique que tout acte de langage est tributaire de la manière dont on en use. L' « usage », inscrit dans le monde, est l'instance ultime de la détermination du sens et de son contexte. C'est cette prévalence que l'on pourra analyser et interroger. Un recours prudent aux analyses phénoménologiques du premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit témoigne certes du rôle déterminant de l' « usage » dans la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme comme une analytique de la quotidienneté ancrée dans le monde. Cet ancrage est bien plus pragmatique que spatial : l' « in-der-Welt-sein » est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »). Le sens lui-même est construit par l' « usage » : loin d'être référentiel, il est travaillé par ses structures de renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec l'acception wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien est d'emblée posé comme catégorial et comme déterminé par et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la Zuhandenheit : de l' « être-à-portée-de-la-main » le recouvre. Un tel « usage » est formel et, en un sens, transcendantal. La divergence avec l'acception wittgensteinienne est ici irréductible. Elle est à travailler. La confrontation de la pensée de Wittgenstein aux cours antérieurs à Sein und Zeit, antérieurs à la conception de la figure du Dasein, s'avère alors pertinente. L'analyse de la facticité des premiers cours de 1919-25, marquée par l'herméneutique de Dilthey et par la philosophie bergsonienne de la vie, présente l'avantage certain d'interroger les éventuelles déterminations de la notion d' « usage » sans recourir au postulat d'une détermination apriori ou conventionnelle. On analysera alors ces premiers cours : la refonte du concept husserlien d'intentionnalité sous le couple conceptuel « Bezugssinn/ Vollzugssinn », la reformulation de la notion de « contexte » par la triade « Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt » pour interroger la notion wittgensteinienne d' « usage » et ses potentielles limitations, par le réel, par la vie ou par la nature.
 


Dimanche  18
 
 
 

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Lundi 19

--- Richard Tieszen sur Husserl. EHESS 54 Bd Raspail, Paris 6e, salle 507, de 15h à 17h. Lundi 5 Janvier: Gödel's study of Husserl. Lundi 12 janvier : Gödel on Carnap, Hilbert and Husserl. Lundi 19 janvier : Gödel: a new kind of platonism. Un texte en anglais couvrant trois conférences pourra être envoyé par mel aux participants à ces conférences. Adresser les demandes à jorland@ehess.fr.


Mardi  20
 

Mercredi 21


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Jeudi  22

--- Institut d'études lévinassiennes. Eric Marty Déraisonner avec Sade : Foucault et la question du discours philosophique Jeudi 22 janvier 2009, à 20h30, Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris.
 

--- Jeudi 22 janvier Lille (Bibliothèque de Philologie, salle B4.056) première journée du séminaire sur le livre Êta de la Métaphysique d'Aristote, co-organisé par l'Université Lille 3 et le FNRS (Belgique). Responsables : Annick Stevens (Liège), Pierre Destrée (Univ. Catholique de Louvain) et Michel Crubellier (Lille). Programme: 10 h : Métaphysique H 1, présentation par M. Zingano (USP, Sao Paulo). - discussion. 14 h : Métaphysique H 2, présentation par M. Crubellier (Université Lille 3). - discussion.
 

-- Colloque "Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines". Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines. Colloque organisé par le Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques - Université de Nantes 22 janvier 2008 – 9h/17h30 Amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle de Nantes. «Ce colloque est une journée d'étude interdisciplinaire, consacrée aux rôles, usages, et fonctions des images en sciences de la vie, autant dans une perspective historique avec des recherches présentées par des historiens des sciences, que dans une perspective contemporaine, avec des recherches présentées par des épistémologues et des biologistes. Cette journée est organisée sous forme de communications, suivies d'une table ronde permettant un débat entre scientifiques et philosophes des sciences sur les usages des images en sciences de la vie. Programme actuel selon les intervenants confirmés: 9h30 - Loic Fel (IHPST, Paris I), " Représentation cognitive de la nature : de la symbolique à la présentation, un fil pour l'histoire des sciences". 10h10 - Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré) « Les images anatomiques à la Renaissance : formes, usages et débats ». 11h10 - Sylvène Renoud (Centre François Viète, Nantes) « Les images des «livres-cabinets» du XVIIe au XIXe siècle, ou l'histoire naturelle exposée. ». 11h50 - Florence Riou (Centre François Viète, professionnelle de l'audiovisuel.) « L'image dans la diffusion des sciences depuis la fin du XIXème siècle: rôle et limites. » 14h - Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg),  « Que peut nous apprendre la comparaison entre les images  produites dans deux domaines des sciences de la nature (physique des matériaux et pharmacologie) ? ». 14h40 - Jacques Le Pendu (Inserm, directeur  de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes) « Les images dans la vie quotidienne d'une équipe de recherche en  biologie cellulaire et moléculaire aujourd'hui ». 15h50 - Stéphane Tirard (Centre François Viète, Nantes) « Evolution d'un modèle et de sa représentation graphique, le cas de la chaîne respiratoire » 16h30 – Table ronde : « Faut-il voir pour comprendre ? », animée par Stéphane Tirard. Avec la participation de Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg), Joseph Baudet (Laboratoire d'Ecophysiologie marine intégrée, Nantes) et  Jacques Le Pendu (Inserm, directeur  de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes). - Contact et organisation :  Sylvène Renoud Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques Faculté des sciences, 2 rue de la Houssinière, BP 92208, 44322 Nantes  tél: 02.51.12.57.88, mél: sylvene.renoud@univ-nantes.fr


Vendredi  23
 

Samedi 24
 

Dimanche  25




Lundi 26
 
 


Mardi  27


Mercredi 28
 

--- Séminaire de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009. Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon. Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)  La variété des modes de représentation dans la pratique scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)  Quelques paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)  L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)  Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction à la théorie du chaos.
 


Jeudi 29
 

--- Anne Fagot-Largeault, Collège de France 2009. Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30 Collège de France Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11 Place M. Berthelot 75005 Paris.
- Premier cours : 29 janvier 2009
- Deuxième cours: 5 février 2009
- Troisième cours: 12 février 2009
- Quatrième cours: 5 mars 2009
- Cinquième cours : 12 mars 2009
Un document de travail détaillé sera disponible pour chaque cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales. Les cours des années précédentes sont disponibles ici.
 
 
 


Vendredi 30

--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 

--- Programme définitif du Colloque international organisé à l'initiative de l'équipe PHÉACIE et du centre LOUIS GERNET.  Clisthène et Lycurgue d'Athènes. Autour du politique dans la cité classique. Cette rencontre se tiendra à Paris à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA), salle Giorgio Vasari (1er étage), les vendredi 30 et samedi 31 janvier 2009, de 9h à 18h. Vincent Azoulay et Paulin Ismard Responsables scientifiques du colloque.
• En amont, le moment clisthénien est généralement présenté, dans l’historiographie, comme le coup d’envoi de la démocratisation de la cité. De fait, ces réformes, autant qu’on puisse les reconstituer, ont de multiples facettes : elles combinent des luttes politiques, où l’on devine des innovations institutionnelles stricto sensu (avec la transformation de la Boulè notamment), des jeux d’influence socio-économique (avec la question des hétairies) et, enfin, un nouveau découpage territorial (lié à la redistribution de la population civique dans ces nouveaux cadres et débouchant sur la redéfinition de l’identité civique). Autant d’éléments susceptibles de révéler une configuration particulièrement riche du politique. • En miroir, on analysera, en aval, la période lycurguéenne des années 340/320 av. J.-C. Ce moment correspond en effet à une réorganisation profonde de la cité, tant sur le plan politique (avec l’instauration de l’ekklesia kuria, l’assemblée principale), militaire (avec la réforme de l’éphébie notamment), économique (avec la réorganisation des finances civiques), mais aussi culturel (puisqu’on fixe un texte officiel pour les trois grands Tragiques du Ve siècle) et religieux (les statues et les temples de l’Acropole sont restaurés). Cette phase aboutit à la création d’une nouvelle société politique athénienne, désormais mieux hiérarchisée et formalisant davantage les rapports entre les différentes sphères de l’activité sociale. C’est au demeurant cette Athènes là qui est décrite dans l’oeuvre d’Aristote – une oeuvre qui, précisément, distingue et hiérarchise, et sur laquelle se fondent bon nombre d’historiens et de philosophes contemporain pour penser le politique. Ces deux moments charnières sont peut-être l’occasion rêvée d’entrevoir, à la manière d’une coupe géologique, le politique dans ses multiples articulations. Pour les Grecs, la politique était loin de se réduire aux seuls mécanismes institutionnels. Chez Aristote, ta politica désigne en effet tout ce qui concerne la polis. Et la polis représente l'organisme naturel dans lequel l’homme peut mener une vie heureuse, faite d’activités très diverses, qui ne se limitent nullement à la participation à l’exercice du pouvoir. C’est pour tenir compte de cette définition grecque, bien distincte de la nôtre, qu’on parlera ici du politique et non de la politique : par ce léger décalage, on privilégiera une approche englobante du phénomène, selon une tradition d’analyse remontant aux Grecs eux-mêmes et réactivée au siècle dernier par Carl Schmitt et Hannah Arendt. Invoquer une telle conception ne va toutefois pas sans risque : elle donne au politique un caractère totalisant, voire totalitaire, au risque de dissoudre la notion en lui donnant une extension exagérée. Le travail de l’historien consiste dès lors à étudier les articulations changeantes entre la politique, au sens étroit du terme (institutions et vie politique), et le politique au sens large – l’ensemble des pratiques sociales définissant la vie en cité. C’est dans cette perspective que le colloque se propose d’examiner deux événements-phare dans l’histoire d’Athènes qui, historiographiquement, ont souvent été lus comme des moments de rupture – rupture que nous souhaiterions interroger. Aux deux extrémités de ce qu’il est convenu d’appeler la cité classique, le moment clisthénien et la refondation lycurguéenne permettent d’envisager le politique de façon élargie.


Samedi 31
 
 
 
 
 
 
 

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