Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.
Semaine 2 (5 au 11), semaine 3 (12 au 18), semaine 4 (19 au 25), semaine 5 (26 au 1er février),
--- Toulouse.
Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.
Lundi 5
--- Séminaire
Lumières : François Zanetti (Paris X, CHISCO):
"L’électricité médicale des Lumières" le lundi
5 janvier de 18h à 20h au centre Pierre Mendès-France, 90
rue de Tolbiac 75013 Paris, salle C. 19. 07 (19e étage, ascenseurs
rouges). La séance est ouverte à tous. «L'électricité
médicale est un bon poste d'observation des dynamiques et des tensions
dans le monde médical et la société de la seconde
moitié du XVIIIe siècle. Par la diversité des acteurs
impliqués, les incertitudes du support théorique et l'adéquation
avec le moment empiriste, elle permet de concentrer et d'articuler les
interrogations sur la légitimation des savoirs et des savoir-faire
médicaux, les rapports entre médecine officielle et «
pénombre médicale », l'adoption de nouveaux instruments
et de nouvelles pratiques dans les stratégies thérapeutiques
des praticiens mais aussi des patients, enfin sur le contexte médical
et social qui l'entoure."
Programme 2008-2009 :
Lundi 27 octobre : Maurice Rouillard (Paris IV, CELLF 17e-18e), Cabanis,
homme de l'art. De la sensibilité d'organe à la sensibilité
d'esprit.
Lundi 1er décembre : Ricardo Monteagudo (Universidade Estadual
Paulista), Gouvernement et démocratie chez Rousseau.
Lundi 5 janvier : François Zanetti (Paris X, CHISCO), L’électricité
médicale des Lumières.
Lundi 16 février : Thomas Van der Hallen (Paris 1, CHSPM), Vers
une théorie de la révolution : Condorcet, Barnave, Robespierre.
Lundi 30 mars : Florent Trocquenet (Caen, CRHQ), 'Idées',
'réflexions', 'pensées' : pour une poétique des Pensées
de Montesquieu.
Lundi 11 mai : Stefanie Buchenau (Paris X, Les Mondes allemands), Anthropologie
philosophique et médecine dans les Lumières allemandes.
Lundi 22 juin : Isabelle Aubert (Paris 1, NoSoPhi), Les Lumières
revues par la théorie critique.
Le séminaire
« Lumières » est organisé par Capucine Lebreton
(NoSoPhi) et Marion Chottin (CHSPM). Il rassemble doctorants et jeunes
chercheurs travaillant autour du dix-huitième siècle, d’abord
en philosophie, mais également dans d’autres disciplines, et est
ouvert à toute personne intéressée.
--- Colloque
"Perfection & Perfectionnements du Corps" le 5&6 janvier 2009 au
Musée d'Art Contemporain de Lyon. Actuellement, l’ingénierie
du vivant, la recherche pharmaceutique, la génétique, la
chirurgie et les biotechnologies se trouvent mobilisées pour améliorer
le corps humain. En insérant ce projet contemporain dans une histoire
plus longue, ce colloque vise à interroger la quête de perfection,
ses méthodes, ses critères et ses buts. En effet, la représentation
du corps parfait possède une histoire : à la Renaissance
et l’âge moderne, le corps humain vaut comme modèle de perfection,
ce qui implique des résonances religieuses, artistiques, techniques
et politiques. Aujourd’hui, les enjeux et les pratiques actuels d’amélioration
du corps répondent certes à des capacités techniques
et scientifiques nouvelles, mais s’inscrivent aussi en lien avec des représentations
anciennes. Appréhender la perfection du corps sous le double point
de vue de l’histoire et de la ‘technicisation’ contemporaine permet de
comprendre la fonction des critères de perfection appliqués
à l’homme aujourd’hui.
Dans ce colloque sur deux jours, nous proposons de mettre en parallèle
et faire communiquer deux thématiques. D’abord la longue tradition
de regarder le corps humain comme le sommet de la création, la forme
la plus parfaite des créatures sur terre qui sert de modèle
ou idéal dans toutes sortes d’entreprises humaines. Le deuxième
thématique vise la tendance plus récente mais grandissante
de mettre en œuvre les moyens scientifiques et techniques afin d’améliorer
ce même corps humain tantôt en termes d’apparence, tantôt
en termes de performance. L’augmentation sinon la banalisation des interventions
chirurgicales ou pharmaceutiques qui visent à rectifier un élément
du corps perçu comme défectueux ou malformé ou seulement
susceptible d’être amélioré nous met face au paradoxe
de cette demande généralisée d’optimiser ou améliorer
un corps qui fut longtemps regardé comme le paradigme de la perfection.
Cette réflexion nous oriente vers la puissance des techniques médicales
contemporaines et les nouvelles possibilités qu’elles ouvrent ;
elle interroge aussi le rôle des médias dans la promotion
du désir de surpasser le corps humain biologique ‘traditionnel’
et le façonnage des nouvelles normes du corps désiré
ou désirable.
Jetant un regard vers l’avenir, les fantasmes de ‘cyborgs’ surpuissants
ou d’êtres qui jouissent d’une éternelle jeunesse peuvent
nous mettre en garde contre certaines dérives des techniques amélioratrices.
De l’autre côté, la compréhension du passé peut
nous aider à qualifier nos pratiques contemporaines en situant notre
représentation du corps à l’égard des traditions qui
le valorisaient autrement avec des justifications et références
différentes. Ce double éclairage doit ainsi permettre de
mieux contextualiser sinon comprendre la volonté actuelle d’améliorer
l’apparence et les performances humaines.
Mardi 6
--- The Philosophy of Adam Smith: A conference
to commemorate the 250th anniversary of The Theory of Moral Sentiments.
January 6-8, 2009 Balliol College, Oxford. Organised by the International
Adam Smith Society and The Adam Smith Review. Although Adam Smith is
better known now for his economics, in his own time it was his first book,
The Theory of Moral Sentiments (1759), that established his reputation.
Just as scholarly work on Smith has challenged the free market appropriation
of Smith's Wealth of Nations, so it has also come to appreciate the importance
of Smith's moral philosophy for his overall intellectual project. This
conference, to be held at the college Smith himself attended from 1740-46,
and at the beginning of the year marking the 250th anniversary of the publication
of The Theory of Moral Sentiments, will provide an opportunity to re-evaluate
the significance of Smith's moral philosophy and moral psychology, the
relationship between them and his other writings on economics, politics,
jurisprudence, history, and rhetoric and belles lettres, and the relevance
of his thought to current research in these areas. Papers on any of these
topics, and from any discipline, are welcome. Plenary speakers will include:
Steven Darwall (Professor of Philosophy, University of Michigan) Charles
Griswold (Professor of Philosophy, Boston University) Knud Haakonssen (Professor
of Intellectual History, University of Sussex) David Raphael (Professor
Emeritus of Philosophy, Imperial College) Emma Rothschild (Fellow, King's
College Cambridge; Visiting Professor of History, Harvard) Geoffrey Sayre-McCord
(Professor of Philosophy, University of North Carolina).
Mercredi 7
--- Institut d'études lévinassiennes. Gilles Hanus. Entre dialogue et polémique : Benny Lévy face à la philosophie Deux séances : mercredi 7 janvier à 20h30 (Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris) et mercredi 27 mai 2009 à 20h30 (Ecole Normale Supérieure*, salle des Actes).--- Le cours et le séminaire de Jacques Bouveresse auront
lieu au Collège de France tous les mercredis du 7 janvier au 8 avril
2009 (sauf le 18 février). Cours : Dans le labyrinthe : nécessité,
contingence et liberté chez Leibniz (à 14 H). Séminaire
: Usages de Wittgenstein (à 16 H 30) Programme du séminaire.
- 7 janvier Jean-Jacques Rosat, Collège de France Le problème
des concepts phénoménaux et Wittgenstein.
- 14 janvier Valérie Aucouturier, Université Paris 1
& University of Kent Usages de l'analyse conceptuelle chez Anscombe
: l’exemple de “l'intention”.
- 21 janvier Maia Ponsonnet, Université Paris 8-Saint-Denis
L’anthropologie avec Wittgenstein, et vice versa.
- 28 janvier Jérôme Dokic, EHESS Le contexte de la certitude.
- 4 février Denis Perrin, Université Grenoble 2 Kripke
lecteur de Wittgenstein : le vague et l’usage.
- 11 février Aude Bandini, Collège de France De la théorie
de la proposition image à la sémantique picturale de Sellars.
- 25 février François Clementz, Université de
Provence (Aix-Marseille 1) Russell, Wittgenstein et la genèse de
l'atomisme logique.
- 4 mars Delphine Chapuis-Schmitz, IHPST (Paris) Analyticité
et vérité logique : Wittgenstein et Carnap.
- 11 mars Jean-François Laplénie, Université Paris
4 Wittgenstein chez Thomas Bernhard.
- 18 mars Gerhard Schmezer La croyance religieuse comme équilibrisme
: la philosophie de la religion dans le sillage de Wittgenstein.
- 25 mars Élise Marrou, Université Paris 10 et Université
Paris 1 “Le moment wittgenstein des anthropologues” : Veena Das, souffrance
et subjectivité.
- 1er avril Bruno Ambroise, CNRS (CURAPP-ESS, Amiens) Contextualisme
et anti-représentationnalisme : usages de Wittgenstein par Charles
Travis.
- 8 avril Ludovic Soutif, FAPESP/Université de São Paulo
(USP) Expliquer la portée normative pragmatique des états
intentionnels – L'utilisation de Wittgenstein par Brandom.
--- Programme annuel du séminaire "Produire
l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire
2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François
Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre
Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris.
Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois
(d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage,
29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée
libre dans la limite des places disponibles.
«Produire
l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue,
mais constituée dans et par la vie et les activités humaines.
Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous
l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement
matérialiste de l’éthique pourra être dégagé.
Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ
scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de
neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant
même un usage ou une portée éthiques des concepts,
résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité
sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard
des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu
du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée
éthiques de concepts construits selon une logique scientifique,
qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction
première de résoudre des problèmes éthiques.
L’intérêt d’un détour par la science pour penser la
production de l’éthique réside dans la possibilité
d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques,
sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du
commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une
conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes
suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation
des sciences à l’égard des champs religieux et politique,
et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques
pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la
spécificité d’une morale matérialiste dans la culture
d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner
la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences,
notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques
intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il
faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par
des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique
comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique.
Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et
critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps
partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts,
de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification
des normes éthiques semble un problème spécifique
qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude
et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative:
peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également
que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance
et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces.
Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées
à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de
l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc.,
s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette
commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner
– n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques
autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque
de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
Calendrier
des séances
-
Mercredi
1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique:
un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François
Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur
en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes
pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être
considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes.
Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières.
En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour
des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer
les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi
de construire un espace théorique où l’éthique puisse
être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre
les dualismes âme/corps et les références à
la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu.
Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené
pour constituer un espace théorique où l’éthique se
discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique)
l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner
vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion
critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation
de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories:
le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et
le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec
ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension
éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts
majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion
éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà
constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
Mercredi
5 novembre 2008
Bioéthique
de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue,
maître de conférences, ENS, Paris). Les bioéthiques
contemporaines sont généralement défensives et négatives,
en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il
est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques
positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la
notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons
et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité
des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité
régulée par une transaction juste plutôt que sur un
évitement systématique de la souffrance.
Mercredi
3 décembre 2008
Développement
des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal.
Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).
Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre
l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être
poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception
qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle,
avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée
à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine,
la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement
post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement
même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la
proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans
génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux
et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter
cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme
était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés.
Les plus récents développements de l’éthologie montrent
enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité
humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité,
à savoir la culture, on trouve des « ébauches »
chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix
esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet
d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de
la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal
a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal
». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer
par rapport aux droits de l’homme ?
Mercredi
7 janvier 2009
Une
théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard
(philosophe, ENS et Institut Jean Nicod). La morale semble être
une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes
contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si
nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les
situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une
ressource doit être proportionnelle à la contribution à
l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons
que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu
et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se
veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère
contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à
montrer que nous avons intérêt à nous comporter de
la sorte. La coopération est en effet nécessaire à
la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste
? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos
intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement
morales. La théorie contractualiste de la morale débouche
donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient
d’une négociation portant sur les intérêts individuels.
Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît
si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire.
Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection
naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils
ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt
des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors
il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts.
Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition
psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les
autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par
intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
Mercredi
4 février 2009
Éthique
de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme
Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître
de conférences, université Paris 10). La psychologie
clinique est concernée à plus d’un titre par le problème
de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention
thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie
clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique
limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide.
Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles
entourant les projets de législation des psychothérapies,
l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des
conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant
dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie
s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude,
à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique
en tant que phénomène psychologique ancré dans la
réalité des relations précoces et actuelles ainsi
que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques
et les valeurs dites « supérieures » paraît bien
moins « pure » et « noble » qu’une vision morale
et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement,
il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction
sociale éthique répondant en cela à la demande sociale
d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant
ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme
une éthique de vie ?
Mercredi
4 mars 2009
Êtes-vous
responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé
de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire,
l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée;
l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise
en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale.
Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions
symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point
de départ pour une réflexion plus générale:
et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout
responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement
provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité
à partir de la position métaphysique, réputée
moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée
par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à
une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre
vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi
de suite, la société est-elle vraiment fondée à
leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour
le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque
événement est toujours précédé de conditions
antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir
humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle
nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique
et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler
ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion
souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle
de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques
nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.
Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème
du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are
You ?, Oxford University Press, 2002.
Mercredi
1er avril 2009
Limites
et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques
et normatifs Jérôme Ravat (philosophe, université
Paris 4) S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle
dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains
affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle
au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux.
Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique
ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout
à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs
et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness),
le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité
naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité
humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent
une « structure logique commune ». De même, pour William
Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution
associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne
conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin,
selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école
de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une
approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la
très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant
ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables
par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les
limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé
à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons,
les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles
à des désaccords portant sur des faits relatifs à
la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords
se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement
moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également
que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous
pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les
investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme
ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif
univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer
une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles
avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme
moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme,
dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes
permettant de départager les systèmes moraux, et ce à
l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
Mercredi
6 mai 2009
Naturalisation
de l’éthique et naturalisations des mathématiques Fabrice
Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École
normale supérieure) A priori, rien de plus opposé que
l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques
sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni
plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs.
Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant
de résultats objectivement attestés par les preuves et les
calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables.
On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser
ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence,
supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la
mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation
ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques
des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques
des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment
similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire
les traits saillants de ces tentatives de manière à faire
ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai
à montrer que l’élimination de la notion de vérité,
en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés
qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient
pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques.
La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut
vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la
nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce
point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul
infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément.
Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue
de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres
de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité.
En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline
en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de
montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est
acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre
compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu
adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle
est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction
adaptative des normes éthiques démontre le caractère
superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse
1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie
des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet.
Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième
en proposant une explication de la connaissance mathématique qui
élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux.
Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont
faitl’objet de développements récents, cherchant à
montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques
militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline
(Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici
à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant
deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de
la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce
qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout
comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème
mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur
particulier de la réalité (une supposée « réalité
éthique » dans le premier cas, une « réalité
mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième).
Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique
de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie
? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous
travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité
morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut
donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives,
soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement:
non spécifiquement éthiques et non spécifiquement
mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives
à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à
chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre
une notion minimale de vérité et de rationalité pour
rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le
domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie
est préférable à celle du remplacement pur et simple
de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la
conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité
ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.
Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of
Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings:
A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999),
« Vérité morale et justification morale », in
R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael
(1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy,
Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique
évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels
de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
Mercredi
3 juin 2009
A
propos de l’éthique évolutionniste Philippe Huneman
(philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris) A partir des années
1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie
et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont
élaboré un projet d’éthique évolutionniste.
L’idée de base est que l’éthique a émergé dans
l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat
de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une
adaptation - le principal problème étant alors d’identifier
l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté
certains éléments et prescriptions éthiques. Après
avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée
sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et
faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer
les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations
usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative
et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation
morale).
Jeudi 8
--- Le Parlement
des Philosophes organise des Journées
d'étude sur Franz Rosenzweig les 8, 9 et 10 Janvier 2009.
Projet scientifique Notre intérêt se centrera sur quelques
textes que Franz Rosenzweig, soldat autrichien combattant dans la défense
anti-aérienne, a écrits au cours des dernières années
de la Première Guerre mondiale sur le front des Balkans (en Macédoine
et en Serbie). L’expérience de la guerre et le départ d’Allemagne
contraignent l’auteur de Hegel et l’État (1920) et de L’Étoile
de la Rédemption (1921) à penser la transformation de l’ère
européenne en une ère planétaire et à expliquer
le « passage » de la terre au monde et la rivalité entre
les peuples. Il semble nécessaire de pointer aujourd’hui le sens
profond de ces textes – dont les trois plus importants de cette période
ont été traduits en français (Confluences, Vrin, 2003)
– et de montrer dans quelle mesure Rosenzweig est le précurseur
et le chef de file de la pensée de l’espace européen et,
en général, du processus de globalisation. Nous nous proposons
deux tâches : 1/ Examiner dans le contexte des différents
penseurs de la (géo)politique ou de la théologie politique
de ce siècle la tentative de Rosenzweig de comprendre la guerre,
les découpages territoriaux dans la guerre, l’appropriation de la
terre, sa compréhension de la frontière, de l’espace, du
peuple, de la géopolitique, du rapport entre la mer et la terre,
du monde et de l’État mondial, de l’histoire. Est-il possible de
parler de Rosenzweig comme d’un théoricien de la politique ou de
la théologie politique ? Qui sont ses modèles ? Est-il possible
de reconstruire l’influence des livres qu’il a lus au cours de ces années-là
? Est-il possible de retrouver l’influence des ces textes dans d’autres
philosophies de la politique et du droit ? 2/ La seconde direction, qui
ne cède en rien à la première, consiste à tenter
de déterminer le statut de ces textes politiques de Rosenzweig à
l’égard de la totalité de son œuvre. Cela suppose de relire
ses autres ouvrages et traductions à la lumière de ces réflexions
sur la guerre, et inversement, de questionner la transformation de la critique
rosenzweigienne de la conception hégélienne de l’État,
du sacrifice, et de l’histoire, de même que l’influence implicite
et explicite de sa judéité sur sa compréhension de
la guerre et du monde.
--- Institut
d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques 13, rue du
Four - 75006 PARIS. Programme du Séminaire de Philosophie
de la Biologie PhilBio 2008-2009 organisé par Marie-Claude Lorne
et Francesca Merlin le vendredi (parfois le jeudi) de 14h à 15h30.
Vendredi
09 janvier à 14h (Grande Salle, IHPST): Finn Kjellberg directeur
de recherche au Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS, Montpellier)
nous parlera de: Transcendance et immanence dans le vivant: quelques
réflexions impertinentes en écologie et en évolution.
Page personnelle de Finn Kjellberg.
Samedi 10
--- Le Collège
de philosophie.
- Samedi 10 janvier 2009 ‹ Amphi Descartes
14h - 17h LE JUGE ET LE PHILOSOPHE avec Antoine GARAPON & Philippe
RAYNAUD
- Mardi 10 février 2009 ‹ Amphi Descartes
19h30 - 21h REVENU ET BONHEUR avec Andrew CLARK (ENS) & Claudia
SENIK (Paris IV)
- Samedi 14 mars 2009 - Amphi Descartes - 14h-17h LE PLURALISME
RELIGIEUX REPUBLICAIN EXISTE-T-IL? Avec Vincente FORTIER (CNRS) &
Marcel GAUCHET (EHESS).
--- La première séance du Séminaire
de philosophie hellénistique et romaine (Paris 4 Sorbonne, Paris
Est-Paris 12, ENS Lettres et sciences humaines) se tiendra samedi
10 janvier, de 10h à 12h à l'Université de Paris
Est-Paris 12 Centre multidisciplinaire de Créteil 61 avenue
du Général de Gaulle 94010 Créteil Bâtiment
I1, salle 223. M. JACOTOT (Université Paris Sorbonne) y donnera
une conférence intitulée Éthique philosophique
et mos maiorum: l'"honnête" chez Térence, Lucilius et Cicéron.
Dimanche 11
--- Séminaire
de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire
Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre
du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique
de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé
ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires
sur le séminaire, vous pouvez visiter le
site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance
portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité
française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât.
L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser
l’égalité des chances ». La séance portera sur
l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances",
Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université
Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée
"P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30,
salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence:
« De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30,
salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement
Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle
de conférences et la coordination du cycle de conférences
et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri
et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter
alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
Mardi 13
--- Séminaire IRIST (Institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et la technologie) mardi 13 janvier 2009, de 14h30 à 17h30, sur le campus de l'Esplanade, à Strasbourg. Placée sous le thème "Histoire de l’art et histoire des sciences", elle réunira les interventions de Martial Guédron et de Stéphanie Dupouy. Martial Guédron (Université Marc Bloch, Strasbourg) : L’expression des émotions avant l’ère de l’instantané. Stéphanie Dupouy (ENS/Centre Cavaillès) : L’observation scientifique de l’expression à l’âge de la photographie. Lieu du séminaire: Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) 5, allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg.
--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Axel Kahn, «
Liberté, liberté chérie », le 13 janvier. Marcel
Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie »,
le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique
? », le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières
», le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée
par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard
au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h
30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université
Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).
Mercredi 14
Jeudi 15
--- CNRS (et Universités Lille
3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis
Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et
leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire
des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard
Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette
année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations
mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies
par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés.
Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes
est bien plus varié que les résumés canoniques veulent
le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée
sur les domaines mathématiques qui présentent une composante
"algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications,
la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent
des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique.
En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante
opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu
le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche,
Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers
- Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique,
une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR
6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique
et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica
y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute
of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical
principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université
de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide,
Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS,
UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique
de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya :
explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université
de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte
anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163
"Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son
emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567
Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir de vous convier
à deux conférences exceptionnelles avec Mario Biagioli (Harvard
University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à 18 heures : Authorship,
patents and representation. Dans le cadre de la séance commune
du séminaire de Roger Chartier au Collège de France et du
séminaire » Sciences et savoirs, commerce et États,
politique et démocratie, 1750-1850 » animé par Frédéric
Graber, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre
de Recherches Historiques), Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré)
(INSERM, CERMES), deux conférences seront proposées : Mario
Biagioli : « Priority, Originality, and Novelty : Construing the
New in Science, Patents, and Copyright ». Roger Chartier : «
Privilèges, patentes et copyright : comparaisons ». Discutant
: Dominique Pestre (EHESS). Cette séance se tiendra au Collège
de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures à 12 heures
: "Witnessing What and When? Kepler, Galileo, and the Uses of Testimony"
Mario Biagioli “Kepler made frequent use of testimony to support his
astronomical observations (before and after the introduction of the telescope),
while Galileo used witnesses almost exclusively to demonstrate the priority
(rather than the truthfulness) of his astronomical discoveries. I
argue that the practices of Kepler and Galileo were informed by different
legal traditions concerning testimony, which were, in turn, different from
those behind the use of witnesses in the Royal Society. To
make things a little more complicated, it turns out that while Kepler frequently
relied on witnessing practices, he also saw them as epistemologically flawed
and closer to the dubious rhetoric of lawyers than to the truth-seeking
practices of natural philosophers. These contrasting and apparently contradicting
stances open a new window on the uses of testimony in early modern science
and its received interpretations.” Cette séance se tiendra au Centre
Alexandre Koyré – Muséum National d’Histoire Naturelle Pavillon
Chevreul – 3è étage 57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro
: Jussieu).
Vendredi 16
--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir de vous convier
à deux conférences exceptionnelles avec Mario Biagioli (Harvard
University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à 18 heures : Authorship,
patents and representation. Dans le cadre de la séance commune
du séminaire de Roger Chartier au Collège de France et du
séminaire » Sciences et savoirs, commerce et États,
politique et démocratie, 1750-1850 » animé par Frédéric
Graber, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre
de Recherches Historiques), Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré)
(INSERM, CERMES), deux conférences seront proposées : Mario
Biagioli : « Priority, Originality, and Novelty : Construing the
New in Science, Patents, and Copyright ». Roger Chartier : «
Privilèges, patentes et copyright : comparaisons ». Discutant
: Dominique Pestre (EHESS). Cette séance se tiendra au Collège
de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures à 12 heures
: "Witnessing What and When? Kepler, Galileo, and the Uses of Testimony"
Mario Biagioli “Kepler made frequent use of testimony to support his
astronomical observations (before and after the introduction of the telescope),
while Galileo used witnesses almost exclusively to demonstrate the priority
(rather than the truthfulness) of his astronomical discoveries. I
argue that the practices of Kepler and Galileo were informed by different
legal traditions concerning testimony, which were, in turn, different from
those behind the use of witnesses in the Royal Society. To
make things a little more complicated, it turns out that while Kepler frequently
relied on witnessing practices, he also saw them as epistemologically flawed
and closer to the dubious rhetoric of lawyers than to the truth-seeking
practices of natural philosophers. These contrasting and apparently contradicting
stances open a new window on the uses of testimony in early modern science
and its received interpretations.” Cette séance se tiendra au Centre
Alexandre Koyré – Muséum National d’Histoire Naturelle Pavillon
Chevreul – 3è étage 57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro
: Jussieu).
--- Séminaire platonicien de l’Université
de Paris I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA "Groupe de Recherches
Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R. de Philosophie, 17,
rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances ont lieu le vendredi
de 10h à 12h et de 14h à 17h à l’Ecole Normale
Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le programme
complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable
sur le site de notre équipe : sous la rubrique “Actualités”.
Responsable : Dimitri EL MURR (dimitri.el-murr@univ-paris1.fr). Le Théétète
de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier 2009 : Salle CAVAILLES
: Monique Dixsaut (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne):
«Logos et doxa (Théétète, 206c-210a et République,
V)». Denis O’Brien (CNRS, Centre Jean Pépin): «La doctrine
secrète et les paradoxes de la grandeur et du nombre».
Samedi 17
--- L’Institut Émilie du Châtelet
a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son
cycle de conférences: «Quarante ans de recherches sur les
femmes, le sexe et le genre». Cette séance est consacrée
à GENEVIEVE FRAISSE. Geneviève Fraisse, philosophe,
directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement
européen, productrice à France Culture, présidente
du Comité scientifique de l’IEC. Lors de la fondation de la
revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée
des femmes et de son histoire (Les Femmes et leur histoire, 1998). Elle
est connue pour ses nombreux essais, depuis Femmes toutes mains, essai
sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de
Beauvoir (2008), en passant notamment par Clémence Royer (1985),
Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence
des sexes (1989), La Différence des sexes (1996), Les deux gouvernements,
la famille et la cité (2000) et Du Consentement (2007). Cela l’a
amenée à travailler étroitement avec les historiennes,
jusqu’à la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident
(1991, codirection du volume 4, XIXe siècle). Le samedi
13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution.
M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu.
Prochaines séances:
*17 janvier 2009: François De Singly, sociologue, spécialiste
de la vie privée et des sociétés individualistes,
professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du
Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*7 février: Françoise Thébaud, spécialiste
de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure à l’Université
d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO,
Histoire, Femmes et Sociétés.
--- Samedi
17 Janvier : L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Programme et l'argument
de la deuxième journée du cycle USeCO du laboratoire EXeCO
de l'Université Paris 1. L'usage chez Heidegger et Wittgenstein.
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne.
75005 Paris. Escalier C, 1er étage Salle Lalande . Vincent GRONDIN
(Université de Montréal - Université Paris 1 - EXeCO)
Wittgenstein et la "préhistoire" du sens. Jean-Claude MONOD (CNRS
- Archives Husserl) Un « pragmatisme ambigu » ? L' «
en tant que » herméneutique au regard des Recherches philosophiques.
Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis - Archives
Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et Heidegger.
Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie
ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif
du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description.
Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique au crible
de l'usage : quotidienneté et primitivité chez Heidegger
et Wittgenstein. Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage
recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec.
Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.) L'usager
des signes.
Argument.
Le XXe siècle philosophique se distingue
par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde.
Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage »
par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion
- telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et
celle de la pragmatique de Wittgenstein. Du Tractatus logico-philosophicus
aux Philosophische Untersuchungen, Wittgenstein défend avec
constance la thèse pragmatique que tout acte de langage est tributaire
de la manière dont on en use. L' « usage », inscrit
dans le monde, est l'instance ultime de la détermination du sens
et de son contexte. C'est cette prévalence que l'on pourra analyser
et interroger. Un recours prudent aux analyses phénoménologiques
du premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit
témoigne certes du rôle déterminant de l' « usage
» dans la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme
comme une analytique de la quotidienneté ancrée dans le monde.
Cet ancrage est bien plus pragmatique que spatial : l' « in-der-Welt-sein
» est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »).
Le sens lui-même est construit par l' « usage » : loin
d'être référentiel, il est travaillé par ses
structures de renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec
l'acception wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien
est d'emblée posé comme catégorial et comme déterminé
par et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la
Zuhandenheit : de l' « être-à-portée-de-la-main
» le recouvre. Un tel « usage » est formel et, en un
sens, transcendantal. La divergence avec l'acception wittgensteinienne
est ici irréductible. Elle est à travailler. La confrontation
de la pensée de Wittgenstein aux cours antérieurs à
Sein und Zeit, antérieurs à la conception de la figure du
Dasein, s'avère alors pertinente. L'analyse de la facticité
des premiers cours de 1919-25, marquée par l'herméneutique
de Dilthey et par la philosophie bergsonienne de la vie, présente
l'avantage certain d'interroger les éventuelles déterminations
de la notion d' « usage » sans recourir au postulat d'une détermination
apriori ou conventionnelle. On analysera alors ces premiers cours : la
refonte du concept husserlien d'intentionnalité sous le couple conceptuel
« Bezugssinn/ Vollzugssinn », la reformulation de la notion
de « contexte » par la triade « Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt
» pour interroger la notion wittgensteinienne d' « usage »
et ses potentielles limitations, par le réel, par la vie ou par
la nature.
Dimanche 18
Lundi 19
--- Richard Tieszen sur Husserl. EHESS 54 Bd Raspail, Paris 6e, salle 507, de 15h à 17h. Lundi 5 Janvier: Gödel's study of Husserl. Lundi 12 janvier : Gödel on Carnap, Hilbert and Husserl. Lundi 19 janvier : Gödel: a new kind of platonism. Un texte en anglais couvrant trois conférences pourra être envoyé par mel aux participants à ces conférences. Adresser les demandes à jorland@ehess.fr.
Mardi 20
Mercredi 21
--- Institut d'études lévinassiennes. Eric
Marty Déraisonner avec Sade : Foucault et la question du discours
philosophique Jeudi 22 janvier 2009, à 20h30, Editions Verdier,
17-19 rue Houdart, 75020 Paris.
--- Jeudi 22 janvier Lille (Bibliothèque de Philologie, salle
B4.056) première journée du séminaire sur le livre
Êta de la Métaphysique d'Aristote, co-organisé par
l'Université Lille 3 et le FNRS (Belgique). Responsables : Annick
Stevens (Liège), Pierre Destrée (Univ. Catholique de Louvain)
et Michel Crubellier (Lille). Programme: 10 h : Métaphysique H 1,
présentation par M. Zingano (USP, Sao Paulo). - discussion. 14 h
: Métaphysique H 2, présentation par M. Crubellier (Université
Lille 3). - discussion.
-- Colloque "Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines". Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines. Colloque organisé par le Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques - Université de Nantes 22 janvier 2008 – 9h/17h30 Amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle de Nantes. «Ce colloque est une journée d'étude interdisciplinaire, consacrée aux rôles, usages, et fonctions des images en sciences de la vie, autant dans une perspective historique avec des recherches présentées par des historiens des sciences, que dans une perspective contemporaine, avec des recherches présentées par des épistémologues et des biologistes. Cette journée est organisée sous forme de communications, suivies d'une table ronde permettant un débat entre scientifiques et philosophes des sciences sur les usages des images en sciences de la vie. Programme actuel selon les intervenants confirmés: 9h30 - Loic Fel (IHPST, Paris I), " Représentation cognitive de la nature : de la symbolique à la présentation, un fil pour l'histoire des sciences". 10h10 - Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré) « Les images anatomiques à la Renaissance : formes, usages et débats ». 11h10 - Sylvène Renoud (Centre François Viète, Nantes) « Les images des «livres-cabinets» du XVIIe au XIXe siècle, ou l'histoire naturelle exposée. ». 11h50 - Florence Riou (Centre François Viète, professionnelle de l'audiovisuel.) « L'image dans la diffusion des sciences depuis la fin du XIXème siècle: rôle et limites. » 14h - Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg), « Que peut nous apprendre la comparaison entre les images produites dans deux domaines des sciences de la nature (physique des matériaux et pharmacologie) ? ». 14h40 - Jacques Le Pendu (Inserm, directeur de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes) « Les images dans la vie quotidienne d'une équipe de recherche en biologie cellulaire et moléculaire aujourd'hui ». 15h50 - Stéphane Tirard (Centre François Viète, Nantes) « Evolution d'un modèle et de sa représentation graphique, le cas de la chaîne respiratoire » 16h30 – Table ronde : « Faut-il voir pour comprendre ? », animée par Stéphane Tirard. Avec la participation de Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg), Joseph Baudet (Laboratoire d'Ecophysiologie marine intégrée, Nantes) et Jacques Le Pendu (Inserm, directeur de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes). - Contact et organisation : Sylvène Renoud Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques Faculté des sciences, 2 rue de la Houssinière, BP 92208, 44322 Nantes tél: 02.51.12.57.88, mél: sylvene.renoud@univ-nantes.fr
Vendredi 23
Samedi 24
Dimanche 25
Mardi 27
Mercredi 28
--- Séminaire
de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université
de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009.
Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon.
Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)
La variété des modes de représentation dans la pratique
scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de
Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire
de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Quelques
paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)
L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité
de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire
RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)
Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire
de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction
à la théorie du chaos.
Jeudi 29
--- Anne Fagot-Largeault, Collège de
France 2009. Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30
Collège de France Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11
Place M. Berthelot 75005 Paris.
- Premier cours : 29 janvier 2009
- Deuxième cours: 5 février 2009
- Troisième cours: 12 février 2009
- Quatrième cours: 5 mars 2009
- Cinquième cours : 12 mars 2009
Un
document de travail détaillé sera disponible pour chaque
cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques
et médicales. Les
cours des années précédentes sont disponibles ici.
Vendredi 30
--- Le séminaire Léon
Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions
rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL
« Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14
h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean
rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi:
salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’
cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle
une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature
antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina
VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel
PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle
Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique
chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h
30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion
critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution
des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne
(De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la
philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance
de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès
10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique
et modèle de vie selon Synésios de Cyrène »
14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon
arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et
définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî
»
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan
10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation
chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND
HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance
» (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan
10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique
dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00
Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric
in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique
III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure,
45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
--- Programme définitif du Colloque international organisé
à l'initiative de l'équipe PHÉACIE et du centre LOUIS
GERNET. Clisthène et Lycurgue d'Athènes. Autour du
politique dans la cité classique. Cette rencontre se tiendra
à Paris à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA),
salle Giorgio Vasari (1er étage), les vendredi 30 et samedi 31 janvier
2009, de 9h à 18h. Vincent Azoulay et Paulin Ismard Responsables
scientifiques du colloque.
• En amont, le moment clisthénien est généralement
présenté, dans l’historiographie, comme le coup d’envoi de
la démocratisation de la cité. De fait, ces réformes,
autant qu’on puisse les reconstituer, ont de multiples facettes : elles
combinent des luttes politiques, où l’on devine des innovations
institutionnelles stricto sensu (avec la transformation de la Boulè
notamment), des jeux d’influence socio-économique (avec la question
des hétairies) et, enfin, un nouveau découpage territorial
(lié à la redistribution de la population civique dans ces
nouveaux cadres et débouchant sur la redéfinition de l’identité
civique). Autant d’éléments susceptibles de révéler
une configuration particulièrement riche du politique. • En miroir,
on analysera, en aval, la période lycurguéenne des années
340/320 av. J.-C. Ce moment correspond en effet à une réorganisation
profonde de la cité, tant sur le plan politique (avec l’instauration
de l’ekklesia kuria, l’assemblée principale), militaire (avec la
réforme de l’éphébie notamment), économique
(avec la réorganisation des finances civiques), mais aussi culturel
(puisqu’on fixe un texte officiel pour les trois grands Tragiques du Ve
siècle) et religieux (les statues et les temples de l’Acropole sont
restaurés). Cette phase aboutit à la création d’une
nouvelle société politique athénienne, désormais
mieux hiérarchisée et formalisant davantage les rapports
entre les différentes sphères de l’activité sociale.
C’est au demeurant cette Athènes là qui est décrite
dans l’oeuvre d’Aristote – une oeuvre qui, précisément, distingue
et hiérarchise, et sur laquelle se fondent bon nombre d’historiens
et de philosophes contemporain pour penser le politique. Ces deux moments
charnières sont peut-être l’occasion rêvée d’entrevoir,
à la manière d’une coupe géologique, le politique
dans ses multiples articulations. Pour les Grecs, la politique était
loin de se réduire aux seuls mécanismes institutionnels.
Chez Aristote, ta politica désigne en effet tout ce qui concerne
la polis. Et la polis représente l'organisme naturel dans lequel
l’homme peut mener une vie heureuse, faite d’activités très
diverses, qui ne se limitent nullement à la participation à
l’exercice du pouvoir. C’est pour tenir compte de cette définition
grecque, bien distincte de la nôtre, qu’on parlera ici du politique
et non de la politique : par ce léger décalage, on privilégiera
une approche englobante du phénomène, selon une tradition
d’analyse remontant aux Grecs eux-mêmes et réactivée
au siècle dernier par Carl Schmitt et Hannah Arendt. Invoquer une
telle conception ne va toutefois pas sans risque : elle donne au politique
un caractère totalisant, voire totalitaire, au risque de dissoudre
la notion en lui donnant une extension exagérée. Le travail
de l’historien consiste dès lors à étudier les articulations
changeantes entre la politique, au sens étroit du terme (institutions
et vie politique), et le politique au sens large – l’ensemble des pratiques
sociales définissant la vie en cité. C’est dans cette perspective
que le colloque se propose d’examiner deux événements-phare
dans l’histoire d’Athènes qui, historiographiquement, ont souvent
été lus comme des moments de rupture – rupture que nous souhaiterions
interroger. Aux deux extrémités de ce qu’il est convenu d’appeler
la cité classique, le moment clisthénien et la refondation
lycurguéenne permettent d’envisager le politique de façon
élargie.
Samedi 31