Chers amis, 

 

Quelques professeurs de Khâgne de Grenoble et de l’Université de Grenoble (Evelyne Buissière, professeur de Khâgne en philosophie, Marianne Guérin, professeur de Khâgne en histoire, etc.) et moi-même (professeur de philosophie en Khâgne à Bordeaux) avons eu l’idée de construire un site, qui fonctionnera comme une petite revue en ligne et qui s’intitulera « Penser le politique ». Le site vient de naître (mais il est encore vide) : http://penser-le-politique.org

L’objectif de ce site est au départ assez modeste : réunir quelques petits articles, quelques cours, des bibliographies, des interviews, etc. autour du fait politique, ceci  aussi bien dans le domaine de la philosophie politique, de l’histoire, de l’économie, de la géographie, du droit… Dans un premier temps, le site est destiné à nos étudiants (khâgneux, étudiants de l’Université) mais l’accès est évidemment libre.

 

Nous sommes un groupe ouvert, à tous les sens du terme : d’une part l’équipe est tout juste en train de se constituer et elle accueillera tous ceux qui sont prêts à collaborer, régulièrement ou épisodiquement ; d’autre part nous tenons beaucoup à la diversité théorique et politique des collaborateurs (il y aura parmi nous, d’un point de vue politique, des socialistes, des libéraux, des sociaux-démocrates, des sociaux-libéraux, des républicains, etc. ; nous refusons seulement les extrémistes, de droite comme de gauche).

 

L’objectif de Penser la politique n’est d’ailleurs pas du tout de faire une revue politique, au sens étroit de ce terme, mais de mettre en contact nos étudiants – et au-delà un public plus large – avec des travaux permettant de penser le fait politique. Il ne vous aura pas échappé que cette initiative est née pendant la campagne électorale, d’un profond sentiment d’insatisfaction devant la vacuité du débat politique, devant la réduction de l’espace public démocratique à un champ où s’affrontent davantage des images, des affects et des coups plutôt que des arguments.

 

Nous avons la naïveté de penser, avec Husserl, que « pourtant, les idées sont plus fortes que toutes les forces empiriques » (c’est le logo de notre site). La naïveté de penser que nous pouvons contribuer, modestement, à améliorer l’espace public en publiant une note bibliographique sur un ouvrage philosophique consacré à la démocratie ou sur tel livre d’histoire, de géographie, de sociologie ou de droit, ou bien en publiant une interview de tel ou tel philosophe, historien, géographe, ou encore en diffusant un cours sur la démocratie, etc.

 

L’ambition est donc modeste pour l’instant : un petit acte de résistance, avec pour seule arme ce avec quoi seulement nous pouvons et savons résister : « la force des idées », comme le disait Husserl.

 

Mais le site ne pourra fonctionner que si les collaborateurs, occasionnels ou réguliers, sont nombreux et variés. C’est pourquoi nous nous adressons à vous. Si vous êtes intéressé, faites-nous parvenir à l’occasion un petit article (ne serait-ce qu’une page ou deux), une notice bibliographique (après avoir lu un livre qui vous a enthousiasmé), un résumé de cours ou un cours que nous pourrons publier (il est possible de publier le résumé et d’installer le cours complet en document .pdf), une idée d’interview, etc.

Vous pourrez aussi intervenir directement sur le blog qui va être dans quelques jours intégré au site (soit en déposant un article soit en réagissant à un article du blog ; NB : le blog sera « modéré » : les articles et commentaires seront publiés au bout de quelques heures, après lecture par le Webmaster).

 

Ceux qui parmi vous souhaiteraient collaborer plus régulièrement peuvent me contacter (s.champeau@wanadoo.fr ). Ils feront partie du comité de rédaction. Il leur sera demandé une petite contribution financière (d’environ 20 € pour deux ans) car nous devons payer l’hébergement du site et quelques opérations de maintenance…

 

Vous pouvez naturellement diffuser ce message auprès de tous vos collègues qui seraient susceptibles d’être intéressés (aussi bien par le site que par la collaboration à celui-ci).

Ils peuvent m’écrire à l’adresse figurant ci-dessus et ci-dessous.

 

Merci à tous, bien cordialement

 

Serge Champeau