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Conte collectif en cours d'écriture (inactif en ce moment)
1 réécriture de "la Belle au bois dormant"
le conte "la Belle au bois dormant" revisité
La Belle au Bois Dormant.
Dans des temps très anciens, la tribu du grand-chef Kouma vivait en paix et confortablement installée dans une suite de grottes spacieuses, décorées avec goût par certains artistes très en vogue à cette époque-là. Les quelques personnes de bon goût de la tribu (les femmes, bien sûr) avaient réussi à créer une ambiance chaleureuse : une douce chaleur, un éclairage agréable et fort judicieusement placé ainsi que des matelas de peaux de bêtes rendaient l'endroit très accueillant.
Une seule ombre à ce tableau idyllique : Kouma et sa femme Sarita n'avaient pu donner d'héritier au Clan. L'un et l'autre se lamentaient quotidiennement de cette absence.
Lorsqu'un jour, au retour d'une chasse au mammouth, Kouma eut la révélation que son voeu le plus cher allait être enfin exaucé. Le mammouth, en rendant son dernier souffle, s'était mis à parler en ces termes : "Grand-chef Kouma, bientôt tu seras père." Ce qu'il avait annoncé arriva.
Quelques mois plus tard, Sarita mit au monde une petite fille très belle et pleine de vie. Pour saluer sa naissance, le Clan organisa une grande fête à laquelle il convia toutes les tribus voisines au grand complet. Ce jour-là fut prétexte à ripailles incessantes et prolongées. L'un après l'autre, les sorciers des tribus invitées se présentaient devant le chef en promettant à sa fille toutes les merveilles possibles.
Mais soudain, dans un éclair sulfureux, apparut le vieux sorcier de la tribu la plus proche qui avait été oublié au fin fond de sa grotte (3e sous-sol, 2e à droite), trop occupé qu'il était à préparer de savoureuses concoctions. Furieux de n'avoir point été convié à la fête, le sorcier déversa son courroux sur la fille du chef et déclara : "Dans sa 10e année, cette enfant se piquera le doigt sur une aiguille en os de renne, et en mourra !" Puis il disparut dans un grand sifflement terrifiant. Toute l'assemblée restait pétrifiée.
Lorsqu'heureusement arriva la vieille Rana, sorcière de son état, qui, du fait de son grand âge (43 ans 1/2), n'arrivait que maintenant sur le lieu des réjouissances.Elle ne put annuler le mauvais sort, mais elle l'adoucit en ce sens : "Ta fille ne mourra pas, mais restera endormie pendant 100 ans."
Le chef Kouma voulant protéger sa fille fit interdire l'usage des aiguilles en os dans son clan. L'enfant grandit et devint très curieuse. Elle avait pris l'habitude d'explorer les alentours de plus en plus souvent et elle allait chaque fois de plus en plus loin.
Un beau jour, elle rencontra un jeune homme assis sur une grosse pierre qui cousait entre elles des peaux de bêtes et les bourrait de paille. "Que fais-tu là ? lui demanda-t-elle. - Je répare le ballon de notre équipe, répondit son interlocuteur. Je dois le recoudre car le match a été rude samedi soir. - Je peux essayer à mon tour ?" s'enquit-elle. Elle prit l'aiguille en os et se piqua le doigt. Aussitôt elle tomba dans un sommeil profond et tous ceux qui l'entouraient à des kilomètres à la ronde en firent autant. Autour de cet endroit maudit, une épaisse haie épineuse se mit à pousser, si bien que personne ne pouvait y pénétrer sans y laisser la vie.
Au bout de longues années, une tribu récemment installée dans notre beau pays vint s'établir à proximité du lieu du drame. Le fils du chef, d'un naturel curieux et courageux, entreprit aussitôt de forcer le barrage d'épines pour découvrir quel mystère se cachait derrière cette barrière naturelle réputée infranchissable.
Or, justement, on arrivait au bout des 100 ans et, lorsque le jeune homme impétueux s'approcha, l'obstacle disparut aussitôt, comme par magie. Il s'avança et trouva la jeune fille endormie. Elle lui parut si belle qu'il ne put résister, il l'empoigna vigoureusement par son abondante chevelure, et l'embrassa fougueusement.
Ce geste de tendresse eut pour effet immédiat de réveiller la belle ainsi que tous ses compagnons d'infortune qui accueillirent le nouveau venu avec reconnaissance.
Les tribus en liesse s'apprêtèrent à fêter dignement les épousailles des tourtereaux.
Véronique T.
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